Ce n'est qu'à partir de 1806, face à la montée des hostilités à l'encontre de la communauté juive que Napoléon réforme la réglementation du crédit, activité économique largement pratiquée à cette époque par les juifs. Parallèlement, avec le décret du 30 mai 1806, Napoléon décide de réunir une assemblée de notables représentatifs de la communauté juive, afin de les consulter sur les moyens de les associer à sa politique. « Sur le compte qui nous a été rendu que, dans plusieurs départements septentrionaux de notre empire, certains Juifs, n'exerçant d'autre profession que celle de l'usure, ont, par accumulation des intérêts les plus immodérés, mis beaucoup de cultivateurs de ces pays dans un état de grande détresse. […] Il sera formé au 15 juillet prochain, dans notre bonne ville de Paris, une assemblée d'individus professant la religion juive et habitant le territoire français. » « Les membres de cette assemblée seront au nombre porté ci-joint [111], pris dans les départements y dénommés et désignés par les préfets parmi les rabbins, les propriétaires et les autres Juifs les plus distingués par leur probité et leurs lumières.» (Correspondance de Napoléon Ier, n° 10291) Cette assemblée se tient alors cinq fois entre juillet et septembre 1806. A l'issue de ces réunions, Napoléon décide la convocation d'un Grand Sanhédrin, à l'image de celui qui siégeait durant l'Antiquité à Jérusalem.
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