-
IN ENGLISH

Du néoclassicisme à l’éclectisme, des prémices du romantisme à celles de l’impressionnisme, l’art des périodes napoléoniennes est multiple et continue de fasciner chercheurs, collectionneurs et simples amateurs. Amoureux des beaux-arts ou fin connaisseur des arts décoratifs, venez ici partager votre passion.

Enrichissements récents

Objet du mois : Bijou de chevalier de l'ordre de l'Éléphant de Napoléon Ier
Tableau du mois : Groupe de chênes, Apremont
Presse et publications : On en parle
anglegauche angledroit
L'objet du mois - Gilet et pantalon court de Napoléon à Sainte-Hélène
   

L'OBJET DU MOIS


Objet d'art, objet souvenir, objet rare à redécouvrir, retrouvez chaque mois un nouvel objet.

Pour tout renseignement, contactez-nous.

   

 Retour en page d'Accueil

 Retour page de Section

 Pour voir les objets
des mois précédents

 

 

 

 

 Imprimer

Ajouter à votre sélection

 
     

Gilet et pantalon court de Napoléon à Sainte-Hélène


   

Auteur :
ANONYME

Date :
env. 1815

Lieu de conservation :
Fondation Napoléon, Paris, inv. nos 83 et 84

Crédits :
© Fondation Napoléon, Patrice Maurin-Berthier

Commentaires

Gilet
Date: environ 1815
Technique: Piqué
Dimensions: 62 cm de long, 114 cm  de tour de poitrine
Lieu: Fondation Napoléon, inv. 83
 
Pantalon court
Date: environ 1815
Technique: Casimir
Dimensions: 79 cm de long, 110 cm de tour de taille
Lieu: Fondation Napoléon, inv. 84

Ce pantalon court, appelé culotte de casimir, du nom de sa matière (en coton ou en lin mince sergé), est tout à fait typique des tenues que portait Napoléon à Longwood. De même, le gilet crème, très légèrement brodé, faisait  partie de sa tenue quotidienne, avec une chemise, une veste d'intérieur et des chaussons de cuir rouge. Bien qu'il lui arrivât d'enfiler un gilet de chasse avec l'écharpe rouge et la plaque de la Légion d'Honneur  quand il sortait, Napoléon passait la plupart du temps à Sainte-Hélène dans ce pâle costume, plutôt conservateur.

Napoléon était, aux dires de tous, très méticuleux  vis-à-vis de sa garde-robe. Il avait des normes d'hygiène personnelle strictes, détestait les nouveaux vêtements, privilégiait le confort sur l'ostentation : il était toujours le plus simplement et modestement vêtu de son entourage à Sainte-Hélène. Marchand, son valet de chambre, avait pris soin de s'approvisionner en produits de base avant de quitter la France par la commande de quatre douzaines de chemises, trente-sept paires de sous-vêtements, dix-neuf paires de pantalons de Casimir, ainsi que d'une quantité importante de vestes, gilets, mouchoirs et bas. Pourtant, en dépit de cette préparation, cinq ans et demi d'exil firent des ravages sur la garde-robe de l'empereur, et seule une petite proportion de ces vêtements resta après la mort de l'Empereur.

Acquis par la Fondation Napoléon en 1992, ces éléments étaient autrefois dans la collection de l'abbé Vignali, qui était arrivé à Sainte-Hélène en septembre 1819 et qui avait officié lors des funérailles de l'empereur déchu en mai 1821 Dans son testament, Napoléon avait souhaité que la majorité de ses vêtements soient léguée à son fils, le roi de Rome, mais devant l'impossibilité de remplir cette dernière volonté, Madame Mère avait distribué les vêtements entre les six membres de la famille impériale : Élisa, Caroline, Jérôme, Lucien, Joseph et Louis. Ce gilet et ce pantalon court furent donnés en cadeau à l'abbé Vignali par les exécuteurs testamentaires de Napoléon pour le remercier de son dévouement. Ils étaient restés dans la famille Vignali jusqu'à la fin des années 1970.

Francesca Whitlum-Cooper, traduit par Marie de Bruchard, septembre 2014
 
Ces pièces sont présentées jusqu'au 19 octobre 2014 au centre culturel de l'Ermitage à Rueil-Malmaison, dans l'exposition "Napoléon en exil, les voyages de Napoléon".

 
   
 

Voir les objets des mois précédents :

 OK

Haut de page
 
Lettre d'info | Mon Napoleon.org | Plan du site | Contacts | Mettre dans vos favoris | Mentions légales | ISSN 2272-1800