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Passage de la Bérézina par l'armée française, le 28 novembre 1812



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Auteur
ANONYME

Date
Premier quart du XIXe siècle

Technique
Aquarelle et gouache sur papier vélin collé en plein sur un carton bordé de parchemin

Dimensions
H. 49,5 cm; L. 68,5 cm

Lieu de conservation
Paris, musée de l'Armée, inv. 4363


Crédits
Musée de l'Armée, Paris

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Le 19 octobre 1812, la Grande Armée quitte Moscou et entame sa pénible retraite. Un mois plus tard, le 25 novembre 1812, elle atteint la rivière Bérézina qui lui barre la route de l'ouest. Attaquée par les Russes, elle échappe de peu à la destruction grâce au sacrifice des pontonniers du général Eblé qui construisent deux ponts permettant à la majeure partie de l'armée de franchir la rivière les 27 et 28 novembre. Le lendemain, la Grande Armée est contrainte d'abandonner ses positions et décide la destruction des ponts, abandonnant près de 10 000 hommes, femmes et enfants sur la rive orientale. Le terme de « Bérézina » est entré dans la langue française comme synonyme de « désastre », en référence aux 25 000 combattants et 30 000 non-combattants qui y ont été tués. La bataille n'en est pas moins une victoire tactique pour Napoléon qui se dégage ainsi d'une situation très compromise.

Ce dessin, décrivant très précisément les événements, a probablement été réalisé par un témoin ou un acteur, à l'instar du général Langeron (1763-1831), émigré français combattant du côté russe, auquel on doit le récit suivant : « L'artillerie légère de Wittgenstein fit pleuvoir des boulets et des obus dans cette multitude d'équipages entassés près du pont ; on peut se représenter le désordre affreux qui y régna bientôt, les cris des malheureux valets, vivandiers, malades, blessés, femmes, enfants, Français et étrangers, émigrés de Moscou qui suivaient l'armée ; écrasés sous les roues des chariots, entre les voitures, mutilés par les éclats des obus ou périssant sous la pique des cosaques, se précipitant sur le pont qui brûlait, et là, dévorés par les flammes et engloutis par les eaux. »
 
Grégory Spourdos, commissaire-adjoint de l'exposition Napoléon et l'Europe du Musée de l'Armée : cette oeuvre y a été présentée jusqu'au 14 juillet 2013.
 
14 juin 2013

   
   

 

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