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Chef-d'œuvre célèbre ou toile de petit maître méconnu, retrouvez ou découvrez chaque mois un nouveau tableau.

Pour tout renseignement, contactez Karine à huguenaud(at)napoleon(point)org.

 Portrait de Madame Fouler comtesse de Relingue






 Auteur : BOILLY Louis Léopold (1761-1845)

 Date : vers 1810

 Technique : huile sur toile

 Dimensions : H. 22 cm; L. 17 cm

 Lieu de conservation : Paris, Fondation Napoléon (donation Lapeyre)

 Crédits : © Fondation Napoléon - Patrice Maurin-Berthier

 Commentaires : Célèbre pour ses compositions mettant en scène les moeurs de son époque, Louis-Léopold Boilly le fut aussi pour son talent de portraitiste. Le modèle est ici Madame de Fouler, épouse de Albert-Louis-Emmanuel Fouler, général de brigade puis de division,  écuyer de l'Impératrice Joséphine de 1804 à 1809, puis de l'Empereur à partir de 1810, fait comte de l'Empire en 1808 sous le nom de Relingue.
Caractéristique de l'abondante production de l'artiste, ce portrait en buste de trois quarts se détachant sur un fond neutre est peint sur le traditionnel châssis de 22 par 17 cm que Boilly avait toujours en provision dans son atelier. Très apprécié pour la ressemblance de ses figures, sans flatterie excessive, Boilly fut essentiellement sollicité par une clientèle bourgeoise avide de représentation. Pour satisfaire ses commanditaires, il réalisait en une ou deux séances ces petits portraits vendus pour un prix moyen de 120 francs, sans jamais laisser cependant sa rapidité d'exécution nuire à la qualité de sa peinture.

C'est ici une jeune femme à la mode que peint Boilly. Depuis le Directoire, l'Antiquité donne le ton au costume féminin. La tunique à la grecque faite de tissus vaporeux et transparents évolue vers cette légère robe blanche à taille haute et manches courtes dite « à bretelles » qui dénude les bras et la gorge. Seules fantaisies, le ruban jaune noué et la parure de corail. Egalement inspirée par l'antique, la coiffure est une coupe « à la Titus », dont la vogue fut lancée pour les hommes par l'acteur Talma, et que les élégantes du Directoire et du Consulat adoptèrent très vite. Les journaux de mode se firent l'écho, à partir de l'an VI (1798), de ces coiffures aux cheveux courts dites à la Titus, en Porc-épic ou à la Caracalla. Palette, un coiffeur de l'époque, fit même publier un Eloge de la coiffure à la Titus pour les dames, vantant le désordre savamment étudié de cette coupe qui « donne l'air jeune, remplace tous les ornements, les bijoux et les plumes ».  K.H.


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