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Reconnue d'utilité publique en 1987, la Fondation Napoléon encourage la recherche
en Histoire des périodes napoléoniennes, du Consulat, du Premier et du Second Empire,
favorise l'accès aux connaissances, et participe à la sauvegarde du patrimoine napoléonien.


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BOURSES D'ÉTUDES 2008

BOURSES D’ÉTUDES PREMIER EMPIRE 2008

  •  Les Français et l’Archéologie au Royaume de Naples durant le decennio francese (1806-1815) : l’exemple des découvertes de céramiques antiques, par Florence Le Bars

    Thèse d’histoire sous la direction des professeurs Agnès Rouveret et Carlo Gasparri, Paris X Nanterre et Université Federico II de Naples

    Naples fête en 2008 le bicentenaire de l’arrivée de Joachim et Caroline Murat dans la cité parthénopéenne. Bien loin d’être ressentie comme une domination, la présence française entre 1806 et 1815 rappelle aux Napolitains l’époque où leur ville était la capitale d’un royaume parmi les plus florissants de Méditerranée méridionale, un Etat qui se modernisait sous l’impulsion de réformes inspirées par la France de Napoléon Ier, faisant souffler un vent nouveau sur les traditions féodales qui régissaient jusque–là la société.
    Parmi les nombreux domaines réformés par les Napoléonides, la protection du patrimoine et l’archéologie ont été très peu étudiées par les chercheurs français et italiens. Pourtant Joachim et Caroline Murat, et avant eux, Joseph Bonaparte, étaient plus que conscients de l’immense héritage historique attaché à la couronne de Naples.
    Les nouveaux souverains, entourés par les plus grands érudits français et napolitains, ont ainsi mis en place une politique archéologique des plus novatrices en Europe. Etudier les modalités de cette politique et surtout reconstituer les liens intellectuels qui unissaient Paris et Naples entre 1806 et 1815, permettrait de mieux percevoir le contexte culturel de cette période. Les découvertes archéologiques, et particulièrement l’iconographie des vases antiques, ont eu en effet un rôle majeur non seulement dans la connaissance de l’Antiquité mais aussi dans la formation du goût de toute la société de l’époque. En reprenant le fil de l’Histoire de l’Archéologie entre 1806 et 1815, ce doctorat viendra ainsi compléter notre vision de l’Histoire culturelle du Premier Empire, en redécouvrant Joseph Bonaparte et les Murat comme des amateurs d’art avertis.


  •   Les députés du Corps législatif sous le Consulat et l’Empire : 1799-1815, par Fabien Menant

    Thèse d’histoire sous la direction du professeur Jacques-Olivier Boudon, Paris IV Sorbonne

    Le Corps Législatif apparaît comme le parent pauvre des institutions napoléoniennes. De tous les jugements péjoratifs et de toutes les injures qu’il a subis, il a conservé son épithète de «corps des muets ». Cette expression a longtemps suffi à décrire une assemblée qui, votant les lois sans les discuter, n’avait eu semble-t-il aucune influence sur le gouvernement de 1799 à 1815 et qui, de toute façon, était composée de « fatigués obscurs ». Cette institution reste aujourd’hui l’une des moins étudiées et des moins connues de l’histoire parlementaire française, or elle présente un double intérêt, à la fois juridique et social. Cette réunion chaque année de trois cents « notables » censés représenter la Nation dans son ensemble nous apparaît essentielle à la compréhension de la création d’une notabilité impériale. L’histoire du Corps législatif est celle de l’alliance conclue en brumaire an VIII entre Bonaparte et les notables. Nous avons, avec les 1476 députés qui ont siégé au Corps législatif, un excellent échantillon permettant de décrire la Société impériale, et, bien plus encore, la composition des élites dont le développement était souhaité par l’Empereur. Les notables ont vu dans cette assemblée la reconnaissance de leur pouvoir économique et social. Il s’agit bien de montrer dans notre thèse que ce Corps annonce par beaucoup de points les assemblées du début du XIXe siècle. En voulant réduire l’influence des assemblées, Napoléon avait involontairement contribué à l’émergence du personnel politique de la Monarchie parlementaire. Dernière des Assemblées révolutionnaires le Corps législatif fut ainsi la première Assemblée de la France des notables.


  •   Le renseignement militaire opérationnel dans le Consulat et l’Empire (1799-1805), par Michel Roucaud

    Thèse d’histoire sous la direction du professeur Bernard Gainot, Paris I Panthéon Sorbonne

    Le renseignement militaire français, dans son acception opérationnelle, sous le Consulat et l’Empire, est-il, comme on a pu le dire, mal organisé, le fait d’initiative personnel, pratiqué par des hommes non-spécialistes ? Ou, au contraire, le fait d’hommes préparés, travaillant au sein de structures organisées. Seules les méthodes et les organismes révélés par les archives qui nous sont parvenues peuvent nous apporter des éléments de réponses.
    Pour se faire la collecte du renseignement -hommes et méthodes- et son traitement –transmission, structures et travaux- seront étudiés.
    Les sources principales seront d’une part les archives du service historique de la défense (Série C, archives des opérations du Consulat ; Sous-séries 1M, mémoires et reconnaissances, archives du génie, places françaises et places étrangères) et, d’autre part les archives des archives nationales (Sous-série AF IV, Secrétairerie impériale et O2, Maison de l’empereur).


BOURSES D’ÉTUDES SECOND EMPIRE 2008

  •   La maison du Prince-Président et la maison de l’Empereur (1848-1870), par Xavier Mauduit

    Thèse d’histoire sous la direction du professeur Christophe Charle, Paris I Panthéon Sorbonne

    Sous le Second Empire s’est constituée la dernière cour institutionnalisée qu’ait connue la France. L’empereur Napoléon III lui donne une image somptueuse, celle de la « fête impériale », qui cristallise les critiques des opposants au régime tout autant qu’elle alimente les nostalgies et les fascinations.
    En effet, dans une société où le pouvoir est identifié au sacré, la proximité avec la personne physique du chef de l’état confère un prestige indéniable. Aussi s’agrègent autour de l’Empereur, des hommes et des femmes qui constituent ce qu’il est convenu d’appeler la cour. Afin d’orchestrer cette population, une institution originale est réinventée : la maison du souverain.
    La maison de l’empereur Napoléon III, qui trouve ses racines dans la maison du prince-président, est au cœur du pouvoir impérial. Elle est également un outil administratif chargé de produire de la légitimité en inscrivant le pouvoir dans le faste afin de fasciner le peuple et d’attirer les élites.
    A la différence de la cour, cette maison recouvre deux entités distinctes. La première est fondée sur le prestige, avec les services d’honneurs des grands dignitaires (grand aumônier, grand chambellan, grand maréchal du palais, grand maître des cérémonies, grand veneur, grand écuyer mais également maison de l’impératrice et du prince impérial). La seconde est formée de la domesticité avec l’ensemble du petit personnel : des milliers d’hommes et de femmes au service de la gloire impériale.
    Après 1870, la maison de Napoléon III n’apparut pas, à la différence de la cour, comme un archaïsme. En effet, héritière des maisons royales, elle a su produire une économie de l’image du pouvoir dont la République a ensuite tiré partie.


  • La peinture de genre en France sous le Second Empire et les premières années de la Troisième République (1852-1874), par Michaël Vottero

    Thèse d’histoire de l’art sous la direction du professeur Barthélémy Jobert, Paris IV Sorbonne

    Le Second Empire coïncide avec un moment important de transformation et de mélange des catégories picturales au Salon. La peinture d’histoire se raréfie face à la multiplication des scènes de genre. Entre décadence de l’école française et gloire de la création contemporaine les avis sont alors partagés. Liée au courant réaliste, au goût pour l’anecdote et le pittoresque, la scène de genre se veut une évocation de la vie quotidienne. Ces toiles traditionnellement tenue pour mineure se voient anoblie par les achats de l’Etat en 1848, puis par ceux du couple impérial qui témoignent de l’engouement du public pour ces scènes drôles, émouvantes, parfois édifiantes. Influencé par les sciences sociales, les réformes politiques et la littérature, le peintre de genre propose un nouveau regard sur la vie quotidienne. Pour de nombreux critiques, la scène de genre, reflet des idéaux de leur temps, apparaît comme l’art par excellence du Second Empire, seule capable de transmettre à la postérité l’image de leur époque. En se libérant du carcan de l’histoire et de la religion, la peinture de genre permet aux artistes d’aborder plus librement la technique picturale, voir de la révolutionner comme les peintres impressionnistes qui multiplient les scènes contemporaines. Reflet des goûts d’une époque, la scène de genre du Second Empire témoigne également de la commercialisation de l’art qui connaît un essor sans précédent. Les liens qui existent entre la peinture de genre et le régime sous lequel elle connaît son plus grand succès, explique sans doute la réaction qui suit le conflit de 1870 et qui redonne à la France une grande peinture d’histoire, abandonnant les sujets « faciles » qui dominaient sous le régime précédent. Notre thèse tente ainsi de réhabiliter des peintres et des œuvres tombés dans l’oubli, qui permettent de comprendre le goût d’une époque, celui du Second Empire.

BOURSES D’ÉTUDES PREMIER ET SECOND EMPIRE 2008

  • Adolphe Niel (1802-1869). Maréchal de France et Ministre de la Guerre : « Contre l’illusion d’une France qui gagne », par Stéphane Faudais

    Thèse d’histoire sous la direction du professeur Hervé Coutau-Bégarie, Ecole Pratique des Hautes Études (EPHE), Paris-Sorbonne

    Il n’existe pas véritablement de « légende Niel » : son nom reste surtout attaché à la loi éponyme. Car son travail considérable comme Ministre de la Guerre s’est soldé par un échec double, paradoxal et dramatique. D’une part, à cause du vote de la loi Niel, le pays a cru être prêt à repousser une agression ; d’autre part, il meurt en 1869, à la veille de la guerre. Pourtant les succès militaires du chef de guerre ne manquent pas, car il est le Maréchal du Second Empire qui a participé au plus grand nombre de campagnes : Niel a très vite su que les « petits succès » des différents corps expéditionnaires français, en Italie ou en Crimée, étaient autant d’illusions sur les capacités réelles de l’armée. Capacités matérielles, mais aussi morales. Polytechnicien, sapeur et poliorcète, Niel a créé une rupture discrète, mais réelle avec la figure traditionnelle et hiératique de l’officier, en particulier par son style de commandement et son goût pour la culture générale. Peintre à ses heures, fin lettré, catholique pratiquant, il s’est lié d’amitié avec l’Empereur Napoléon III autour de la notion d’ « innovation ». La question essentielle est donc la suivante : si Niel n’était pas mort en 1869, la guerre de 1870 aurait-elle été gagnée ? A priori non. Il n’a pas eu le temps de faire tomber les « Bastilles » du statu quo, de l’immobilisme : l’armée moderne, dont les symboles sont la mitrailleuse et la tenue « camouflée » appelées de ses vœux, trouve en lui son héraut.


  • « Les Abbatucci, une famille corse, militaire et politique, dans le sillage des Bonaparte (1750-1880) », par Raphaël Lahlou

    Thèse d’histoire sous la direction du professeur Jacques-Olivier Boudon, Paris IV Sorbonne

    Les Abbatucci, lignée du sud de la Corse et du village de Zicavo, servant depuis le seizième siècle Venise et non pas Gênes, sont illustrés par les figures du général paoliste puis français Jacques-Pierre Abbatucci (1724-1813), par ses fils, et, surtout, par son petit-fils : Jacques-Pierre-Charles Abbatucci (1791-1857), ministre de la Justice de Napoléon III. Proche de longue date des Bonaparte, la lignée est politique, judiciaire, militaire (elle compte, entre Révolution française et Second Empire, trois généraux divisionnaires, trois députés, un diplomate et trois magistrats). Victime d’un procès politique sous Marbeuf, elle est placée au cœur des événements révolutionnaires en Corse, à l’Armée du Rhin, à Paris, en Italie ou en Egypte. Ses membres témoignent du coup d’Etat du dix-huit brumaire 1799, de la formation du camp de Boulogne et de l’époque consulaire et impériale ; ils en illustrent aussi la diplomatie. Sous la Restauration, ils défendront les Napoléonides exilés ; ils auront un rôle dans les révolutions de 1830 et de 1848. Actifs auprès de Louis-Napoléon Bonaparte, avant même sa captivité à Ham, les Abbatucci connaissent, sous la deuxième République et le Second Empire, une consécration politique capitale. Leur dévouement au bonapartisme ira au-delà de 1870. Ce doctorat, appuyé sur des sources inédites et placé sous la direction du professeur Boudon (Paris IV Sorbonne), retrace donc un itinéraire familial, entre Italie, Corse et France : celui d’acteurs du long « siècle des Bonaparte ».
 
 
 

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