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Thèse d'histoire sous la direction d’Yves Carlier, Ecole du Louvre

Après celui du roi-empereur et celui de la reine-impératrice, l’appartement du Pape est le plus important du château de Fontainebleau. Composé de onze pièces, augmentées de deux galeries,il a toujours été le séjour des premiers membres de la famille royale-impériale ou de personnalités que l’on voulait distinguer. Il reçoit ainsi en l’an XIII le Pape Pie VII venu en France pour couronner Bonaparte empereur. Cette étape de quelques jours, dont on connaît l’importance pour a renaissance du château, entraîna un nouvel ameublement. Pour recevoir le prince Louis, Grand Connétable et roi de Hollande et son épouse Hortense de Beauharnais, l’appartement est alors presque entièrement remeublé. En 1808, il sert de relais au souverain détrôné d’Espagne Charles IV. Louis y revient ensuite un temps après s’être séparé de son épouse.
Le 19 juin 1812, Pie VII, prisonnier de l’empereur va rester quasiment cloîtré dans cet appartement jusqu’à son départ fin janvier 1814. Ce séjour forcé, s’il n’a pas entraîné de modifications notables dans l’aspect de l’appartement, lui a tout de même donné dès la Restauration le nom d’appartement du Pape.
Le règne de Louis-Philippe marque la deuxième grande étape de modifications de l’appartement au cours du XIXe siècle. Affecté au duc d’Orléans, il est restauré et remeublé en 1837 à l’occasion du mariage du prince royal.
L’appartement conserve cet ameublement jusqu’au début du Second Empire, période à laquelle on le réserve à la grande-duchesse Stéphanie de Bade. Une restauration et un nouvel ameublement interviennent en 1859-1860, sous la direction de l’architecte du palais, A. Paccard. Il apparaît clairement que l’Impératrice Eugénie intervient directement, lors des visites qu’elle effectue, sur l’aménagement de l’appartement (suppression d’une des tapisseries du salon d’angle par exemple). Cette période du Second Empire sera particulièrement développée dans le mémoire pour avoir donné son aspect actuel au décor de l’appartement, état mobilier pouvant être reconstitué.


Thèse d'histoire sous la direction du Professeur Jacques-Olivier Boudon, Université Paris IV-Sorbonne

Le service religieux du souverain et de ses hommes s’intéresse à l’ensemble des manifestations religieuses, tant pieuses que charitables, auxquelles prennent part les monarques de l’Empire et de la Restauration et les membres de leurs familles et à l’ensemble des acteurs qui y contribuent. Après la désacralisation révolutionnaire, et indépendamment de sa foi personnelle, Napoléon Bonaparte renoue dès 1802 avec une pratique religieuse riche qui, tout en s’inscrivant dans le fil de la tradition monarchique, se renouvelle et s’adapte. En oeuvrant à la reconstitution des cadres du culte à la cour (prioritaire sous l’Empire) et au gré des cérémonies auxquelles il assiste, il dessine à sa manière un nouveau modèle de piété monarchique tout affirmant sa position prééminente parmi le peuple croyant et les prérogatives spirituelles personnelles que le Concordat lui reconnaît. Au premier rang de ces dernières, un clergé spécifique exerce son ministère auprès du souverain et de ceux auxquels il veut bien étendre ce privilège (les membres de sa cour, les établissements placés sous son patronage, ...).
De 1804 à 1830, la grande aumônerie, significativement restaurée lors du passage à l’Empire , rassemble ces ecclésiastiques en une institution cohérente et structurée qui réunit (sous l’autorité du cardinal Fesch pendant l’Empire) hauts dignitaires de l’épiscopat et sujets d’avenir. Par sa proximité avec le pouvoir, elle s’impose aussi comme un élément incontournable de la vie de l’Eglise gallicane, bien que dépourvue de statut canonique dans un système concordataire qui n’admet pas les exemptions de juridiction. Protection des missions, implication active dans les négociations avec Rome en période de crise, ingérence dans les affaires internes du clergé : autant de domaines d’intervention du clergé de cour au-delà de ses fonctions culturelles. Par le biais du service religieux du souverain, s’instaurent ainsi les liens originaux entre ce fidèle exceptionnel et l’Eglise, dont on voudrait cerner ici les modalités -convergentes ou divergentes- prises sous deux régimes souvent opposés de ce point de vue.


Thèse d'histoire sous la direction du Professeur Bernard Gainot, Université Paris I Panthéon Sorbonne, et du professeur Andrzej Nieuwazny, Université Nicolas Copernic Torun

L’évocation des relations entre la Grande armée et les populations civiles étrangères se limite la plupart du temps, dans les livres, au seul exemple espagnol. Aussi étrange que cela puisse paraître, il semble que l’occupation par l’armée française d’autres contrées n’ait encore fait l’objet de travaux particulièrement approfondis et nombreux, quand bien même ceux-ci pourraient apporter un éclairage sensiblement différent du cas ibérique.
Etudier le cas de la Pologne doit servir à mettre en lumière toute la complexité et l’originalité des rapports entre la société polonaise et l’armée française, de l’entrée de celle-ci en « Pologne » en novembre 1806 au départ des dernières troupes à l’automne 1808.
L’arrivée de la Grande Armée en « Pologne » à l’automne 1806, dix ans après la disparition de cet Etat, se fit au son des discours de libération nationale qui devaient susciter un vif enthousiasme parmi la population, ou du moins les élites, et entraîner son ralliement aux Français. Le cœur de la thèse se situe précisément dans la mise en regard de ces discours français « polonophiles » et des pratiques de l’occupation militaire de ce pays avec en point de mire cette double interrogation : les Français ont-ils tenu compte de ces discours « polonophiles » dans leur occupation du pays en 1806-1807 ? et, la bonne tenue réputée du corps de Davout (présent dans le duché en 1807-1808) n’a-t-elle pas compensé les déceptions nationales causées par la paix de Tilsit qui n’apporta pas aux patriotes la « Pologne » mais simplement le « duché de Varsovie », et ainsi redoré l’image d’une France protectrice et bienveillante ?



Thèse d'histoire sous la direction du Professeur Jacques-Olivier Boudon,Université Paris IV-Sorbonne

C’est après une maîtrise étudiant le costume impérial à travers les trois portraits que François-Xavier Fabre a faits des membres de la faille Clarke et un DEA sur l’histoire du ballet de l’Opéra et de ses costumes des origine aux XVIIIe sicle que Chantal Serène décide d’approfondir sur le thème des costumes de scène et de la mode vestimentaire.
Par cette thèse elle cherche à comprendre en quoi la mode vestimentaire est influencée par les créations artistiques des costumes de scène et donc de savoir si l’élégance de la Cour Napoléonienne dépend des nouveautés de Grandes institutions comme l’Opéra ou la Comédie Française.
A partir des triches fonds des archives de la Bibliothèque de l’Opéra, de la Bibliothèque Nationale de France et de la Comédie Française, Chantal Serène s’attache à décrire, mais aussi à comprendre comment ces costumes ont été confectionnés et quelle place ils occupent dans le spectacle auquel ils sont destinés. Enfin, grâce au croisement avec les journaux de mode, avec les gravures, avec les patrons des couturiers, elle s’interroge sur les influences réciproques entre le costume de scène et le costume de ville. Ce travail à partir de sources longtemps inexploitées, contribuera à une meilleure connaissance de la société, notamment féminine, au temps de Napoléon.








Thèse d'histoire sous la direction du Professeur Bruno Foucart Université Paris IV-Sorbonne

La maison Beurdeley fut fondée à Paris vers 1815 par Jean Beurdeley (1772-1853),marchand d’antiquités et collectionneur. Elle constituait alors un magasin de « curiosités », c'est-à-dire de meubles et d’objets d’art anciens. Le succès fut tel qu’à la veille du Second Empire Louis-Auguste-Alfred Beurdeley (1808-1883) fils et successeur de Jean, compléta ce commerce par la fabrication d’ameublement d’art. Il s’agissait de meubles et d’objets décoratifs d’une très grande qualité d’exécution, réalisés d’après ses propres dessins, dans le goût des styles de la Renaissance et du XVIIIe siècle très prisés par une clientèle prestigieuse. Ces créations permirent à la maison Beurdeley de représenter le savoir faire français aux grandes expositions internationales et universelles. Expositions qui développèrent la clientèle étrangères, entraînant même la création d’une succursale à New York.
Le commerce et l’atelier furent ensuite repris par Emmanuel-Alfred Beurdeley fils de Louis-Auguste, jusqu’en 1895, date de sa retraite qui entraîna la fermeture de la maison.
Par l’étude de cette famille, qui contribua à la sauvegarde du savoir-faire en matière d’ameublement d’art français, Camille Mestdagh abordera toutes les questions relatives aux arts décoratifs français au Second Empire et s’intéressera donc aux autres fabricants actifs de l’époque aussi bien français qu’étrangers.
Cette thèse contribuera à la définition du style Second Empire qui perdura jusqu’aux abords du XXe siècle.



Thèse d'histoire sous la direction du Professeur Bruno Foucart, Université Paris IV-Sorbonne

L’étude de la vie et l’oeuvre des architectes Théodore et Albert Fallu, issus d’une lignée de bâtisseurs née sous le premier Empire, présente un grand intérêt pour l’histoire de l’architecture et de la restauration française.
Théodore Ballu (1817-1885), débute sa carrière d’architecte constructeur sous le Second Empire, période qui marquera également l’accomplissement de la majeure partie de son oeuvre parisienne, et déjà le début de sa consécration officielle. Mais l’oeuvre de Théodore Ballu ne se résume pas à ses commandes officielles d’édifice de culte. Les recherches de Flavie Seznec de Montgolfier montrent en effet que nombre de ses travaux ont été presque totalement occultés de l’histoire de l’art. sa création est riche et variée : comme Viollet-le-Duc, il mène, sous le Second Empire, une carrière privée de constructeur d’immeubles et autres édifices privés. Il s’agira donc par cette étude de préciser son cheminement stylistique, du néogothique vers un éclectisme Second Empire puis Troisième république, son engagement dans les débats institutionnels et architecturaux de son temps, la définition d’une conception de l’architecture et de l’urbanisme qui lui est propre, et son importante notoriété ainsi que son influence sur les architectes de son temps et ses successeurs, en France comme à l’étranger.
Après une reconstitution de la vie de son fils Albert (1849-1839), Flavie Seznec de Montgolfier tentera de détecter l’héritage de l’enseignement de Théodore sur ses constructions historicistes. Elle évaluera ensuite l’importance des travaux de cet architecte diocésain, restaurateurs et inspecteur des monuments Historiques sur l’architecture de son temps, sur la mise en place de modèles architecturaux et sur la mise au point de techniques modernes de constructions.
Cette thèse aura ainsi l’avantage de revaloriser l’importance fondamentale de l’oeuvre de ces deux architectes dans l’art de la construction et de la restauration du milieu du XIXe siècle aux années 1920.





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