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Reconnue d'utilité publique en 1987, la Fondation Napoléon encourage la recherche
en Histoire des périodes napoléoniennes, du Consulat, du Premier et du Second Empire,
favorise l'accès aux connaissances, et participe à la sauvegarde du patrimoine napoléonien.


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BOURSES D'ÉTUDES 2007

BOURSES D’ÉTUDES PREMIER EMPIRE

  •  Le code napoléonien oublié : le code militaire, par Eman Vovsi

    Thèse d'histoire de l'art sous la direction du Dr Rabe Blaufarb, Université de Tallahassee (Floride)

    L’expérience amère des conflits des 20e et 21e siècles a conduit les historiens militaires à réexaminer la guerre comme un phénomène culturel et social plus large. L’étude de l’armée française pendant les dernières années de l’Ancien Régime et pendant les guerres révolutionnaires et napoléoniennes est une tâche particulièrement ardue. Pendant cette période, le militaire a subi le traumatisme (pourtant rénovateur) de la Révolution. Ses troubles politiques et bouleversements sociaux ont transformé à jamais les institutions militaires royales. Sous Napoléon, l’armée est devenue non seulement un puissant outil de guerre, mais aussi l’un des fondements de la vie politique et économique de son empire européen et le vecteur d’une nouvelle mentalité moderne.
    L’un des éléments les plus pertinents fut la tentative de Napoléon á élaborer un système de codes pour restructurer l’Etat et remettre en ordre les armées victorieuses mais désorganisées.
    Comme pour beaucoup de ses initiatives, ce fut le répit de la Paix d’Amiens qui a permis à Napoléon et à ses collaborateurs d’entreprendre l’élaboration du Code Militaire. Cette étude doit montrer pour la première fois comment et pourquoi Napoléon a mené a bien ce projet.


  •   Jean-Baptiste Isabey (1767-1855) : l’artiste et son temps, , par Cyril Lecosse

    Thèse d'histoire de l'art sous la direction du professeur Philippe Bordes, Université Lyon II

    Miniaturiste et dessinateur de grand talent, Isabey connaît une carrière à succès exceptionnellement longue, traversant tous les régimes de la Malmaison aux Tuileries de Napoléon III. Originaire de Nancy, l’artiste effectue l’essentiel de sa formation à Paris. Elève de Jacques-Louis David (1748-1825), il fréquente l’Académie de peinture, se spécialise dans la miniature et le dessin et rencontre ses premiers succès aux salons révolutionnaires.
    Portraitiste attitré des élites du Directoire et de l’Empire, il est aussi un conseiller influent dans le domaine de la politique artistique impériale. Nommé dessinateur du cabinet, il reçoit de nombreuses autres responsabilités. Bonapartiste sincère, il entre, à la chute de l’Empire, dans l’opposition au régime de Louis XVIII, témoignant à plusieurs reprises de sa fidélité au roi de Rome. Certaines de ses oeuvres gravées ou même exposées au Salon provoquent la polémique. Soupçonné à raison de loyalisme envers l’empereur, Isabey est écarté de la maison royale mais retrouve sa fonction de dessinateur du cabinet sous Charles X. de la Monarchie de juillet au Second Empire, le miniaturiste produit moins, le public l’oublie au profit de son fils Eugène, peintre de marine. En 1830, Isabey obtient de Louis-Philippe un logement au palais de l’Institut et se voit nommé conservateur adjoint des Musées royaux. Napoléon III, enfin, lui accorde une pension et le titre honorifique de conservateur des musées impériaux. Il est fait commandeur de la Légion d’Honneur peu avant sa mort. La thèse proposée traitera ainsi d’un itinéraire artistique exemplaire et d’une oevre considérable, protéiforme, à considérer dans son ensemble. L’approche monographique conduit à découper l’analyse en trois grands blocs qui renvoient aux grandes fractures de l’histoire - Révolution-Empire-Restauration/Second Empire.


  •   L’Angleterre et l’émigration française : des projets communs de restauration monarchique en France (1793-1814), par Eléonore Pahlavi

    Thèse d’histoire de l’art sous la direction du professeur Jacques-Olivier Boudon, Paris IV Sorbonne.

    Le sujet proposé, qui parcoure à la fois les époques révolutionnaire, consulaire et impériale de la France a pour intérêt d’approcher l’histoire diplomatique de l’Angleterre et de l’Emigration royaliste française.
    Dès lors, après avoir consulter les ouvrages spécialisés sur l’histoire de l’Angleterre sous la Révolution et l’Empire et ceux sur l’histoire de l’Emigration, on peut s’intéresser aux sources anglaises, que l’on trouve à la British Library, aux services des Manuscrits, des Humanités et des livres rares, mais aussi aux National Archives de Londres, dans les séries Foreign Office, War Office et Home Office. Il faut aussi consulter des sources françaises conservées aux Archives du Ministère des Affaires Etrangères, dans la série Mémoires et Documents du Fond Bourbon, ainsi qu’aux archives Nationales de Paris, dans les séries des Affaires étrangères, des Archives privées, de la Maison du Roi et de la Police Générale. On peut aussi obtenir certains renseignements au Musée de Condé ; ainsi qu’au Service historique de l’Armée de Terre.
    Afin de réaliser ce programme de recherche, on devrait adopter un plan chronologico-thématique en trois parties, traitant d’abord de la mise en place de cette alliance dans la Contre-Révolution de 1793 à 1800, pour ensuite étudier les répercussions politiques au sein de cette alliance qu’entraîne l’arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte entre 1800 et 1807.
    La dernière partie se concentrera sur l’enracinement de l’Emigration française en Grande-Bretagne jusqu’à son « grand retour », de 1807 à 1814.

  •   Jean-Baptiste Jacques Augustin, par Bernd Pappe

    Thèse d'histoire de l'art sous la direction du professeur Pascal Griener, Université de Neuchâtel (Suisse)

    Jean-Baptiste Jacques Augustin (1759-1832) était, avec son compatriote Lorrain Isabey, le plus grand miniaturiste français de son époque. Né à Saint-Dié des Vosges, il partit pour Paris en 1781 et y habita jusqu’à la fin de sa vie. A partir de 1791, il exposa régulièrement aux Salons et fut très applaudi par la presse. Sous l’Empire, Augustin fut nommé « peintre officiel de la cour impériale » et eut un rôle primordial dans la diffusion de l’image de l’empereur et celle de ses frères et sœurs. Une médaille d’or lui fut décernée en 1806. En 1814, Augustin reçut le titre de « peintre ordinaire du roi », en 1821 celui de « chevalier de la légion d’honneur » et en 1824 il devint « premier peintre en miniature du cabinet du roi ». Augustin mourut du choléra en 1832.
    Les miniatures d’Augustin, très nombreuses, comptent parmi les plus fines et parfaites jamais exécutées dans cet art. L’éminence de l’artiste est due d’une part à cette qualité et d’autre part à sa fonction de professeur de cette discipline. Augustin forma plus de 400 élèves, et son atelier devint le lieu le plus important pour apprendre la peinture en miniature en Europe. La vie et l’œuvre d’Augustin n’ont malheureusement pas fait l’objet de recherches documentées approfondies. Les dernières études datent de 1880-81 (G. Save), 1907 (H. Bouchot) et 1908 (G. C. Williamson). Après un siècle d’interruption, il serait important de reprendre le cours des recherches sur cet artiste qui fait la gloire de l’art de la miniature en France.

  •   Une municipalité sous le Premier Empire : Lyon, 1805-1815, par Jean-Philippe Rey

    Thèse d'histoire de l'art sous la direction du professeur Bruno Benoît, Université Lyon II

    Lyon a fait l’objet d’une attention particulière de la part de Napoléon. La décision de doter la ville de Lyon d’une mairie unique (ventôse XIII) intervient peu après la proclamation du Premier Empire et témoigne de l’importance qu’attachait son chef à la réhabilitation d’une entité administrative et politique locale fiable. Dès vendémiaire XIV, une municipalité se met en place. Un personnel politique de plus en plus renouvelé par rapport à celui de la Révolution est appelé à gérer la ville sous l’étroite surveillance du pouvoir central et de son représentant départemental, le préfet. L’analyse de sa composition comme celle du fonctionnement quotidien de la municipalité est en mesure de nous aider à appréhender dans sa complexité le projet napoléonien de réorganisation politique et administrative du pays. Les édiles sont au coeur de l’élite fusionnée dont Napoléon souhaite doter la France. Leurs différentes caractéristiques sont l’objet principal d’une étude qui englobe aussi l’analyse des solidarités qui les unissent et relient nombre d’entre eux à des réseaux d’influence de dimension régionale ou nationale. Les rouages du fonctionnement ordinaire d’une administration en développement ainsi que les relations complexes entretenues avec le gouvernement impérial complètent l’étude qui a pour ambition de situer le cas lyonnais au sein du système napoléonien en formation.

  •   Les interventions du Premier consul dans les travaux préparatoires du Code civil, par Leïla Saada

    Thèse de droit sous la direction du professeur Alain Desrayaud, Université Paris XII

    Cette thèse doit permettre de comprendre les raisons pour lesquelles le général Bonaparte, investit des plus hautes de l’Etat en tant que premier consul, s’est intéressé d’aussi près à l’élaboration des lois civiles de la France, en mettant tout en oeuvre afin d’encourager, d’accélérer et de mener, d’une main de fer, le travail de la commission qu’il avait mise en place pour établir le Code civil. Il est en effet intéressant de souligner que, malgré ses nombreuses préoccupations politiques du moment. Bonaparte a présidé 57 séances sur les 102 qui se sont tenues au Conseil d’Etat, soit plus de la moitié des séances.
    A partir des recherches déjà effectuées, deux questions essentielles se posent déjà : quel a été le rôle réel du Premier Consul dans l’élaboration du Code civil et comment est présenté ce rôle tant par lui-même, principalement au cours de son exil à Sainte-Hélène, que par les différents auteurs qui se sont intéressés à la question? En second lieu, quels étaient les objectifs qui l’ont amené à s’intéresser aussi activement à la codification des lois civiles ?


BOURSES D’ÉTUDES SECOND EMPIRE

  •   Mellerio dit Meller, histoire d’une maison de joaillerie parisienne au XIXe siècle, par Marie-Emilie Vaxelaire

    Thèse d'histoire de l'art sous la direction du professeur Bruno Foucart, Paris IV - Sorbonne

    Les Mellerio sont des joailliers français originaires de Lombardie. Leurs ancêtres ont bénéficié du privilège de « porter et vendre du cristal taillé, de la quincaillerie et autres menues marchandises » dans tout le royaume de France, en vertu d’un décret royal octroyé en 1613 par la Régente Marie de Médicis à tout les lombards. Bien que leur commerce prospère vers la fin du XVIIIe siècle c’est au début du XIXe siècle que les Mellerio se fixent définitivement à Paris. La bijouterie retrouve un plein essor avec l’arrivée de Napoléon Ier qui redonne à Paris son rang « de capitale de la mode et de la joaillerie, ce qu’elle n’était plus depuis la Révolution de 1789 ».
    C’est François Mellerio (1772-1843) qui jette les bases de l’établissement de haute joaillerie. Après la Révolution, grâce aux diverses commandes de l’impératrice Joséphine dont François est devenu l’un des fournisseurs attitrés, et à la nouvelle bourgeoise napoléonienne, l’établissement connaît une croissance rapide.
    La maison connaît son apogée, sous le Second Empire, tant d’un point de vue économique qu’artistique. Elle réussit non seulement à s’adapter aux tendances du jour, mais aussi à les devancer. L’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie admiratifs du talent des Mellerio, leur achètent de nombreux bijoux tout au long de leur règne. Par l’étude de cette maison familiale, nous aborderons toutes les questions relatives à la stylistique française et aux goûts du XIXe siècle français, et particulièrement durant la période du Second Empire qui fut la plus révélatrice et féconde pour la maison.


 
 
 

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