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BOURSES D'ETUDES


 Guérilla et contre-guérilla en Espagne (1808-1814), par Jean-Marc Lafon, Bourse d'études 2001 pour le Premier Empire.

Thèse placée sous la direction du professeur Jules Maurin
Université de Montpellier III

Par opposition au N-E de l'Espagne, assez bien connu, l'Andalousie manque encore d'une synthèse régionale expliquant son attitude paradoxale durant la Guerre d'indépendance. En 1808, elle semble manifester un rejet viscéral, face à Dupont : première illustration de violence exacerbée, premières apparitions de la guérilla dans une situation chaotique, rôle de la Junte de Séville comme leader de l'insurrection profitant des répercussions de Baylen.

Or, en 1810, la totalité de la province (sauf Cadix) se soumet en moins de 15 jours. Et malgré un environnement géopolitique défavorable (armée anglaises et espagnoles au Portugal, Murcie) de nombreux indices démontrent sa pacification : contribution fiscale élevée, compromission des élites, formation des troupes auxiliaires locales.

L'objet de la thèse est d'expliquer ce revirement, en analysant la coalition d'intérêts et de motifs en 1808 pour montrer leur caractère éphémère, puis la politique volontariste et cohérente de contre-insurrection de Soult, originale par rapport aux directives de Napoléon et de Joseph, et le ralliement d'une base sociale. Enfin, de brosser un tableau de l'Andalousie occupée.

Dans cette perspective, une base de données a été constituée rassemblant une soixantaine de témoignages français, espagnols et anglais, plus de 300 fiches de lecture et des documents trouvés dans les fonds d'archives français et espagnols.

(J.-M.L.)

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