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DICO D'ÉPOQUEPour découvrir ou retrouver l'origine d'un mot ou d'une expression des époques napoléoniennes. Pour tout renseignement sur cette rubrique, contactez-nous |
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| 31 OU LE CHIFFRE DU " JOUR SANS PAIN " | |||||||||||
Dans les armées prusiennes, les mois de 31 jours étaient payés comme les mois de 30 jours mais sur la base de ces derniers : le chiffre 31 a donc été très vite qualifié de " jour sans pain ", notamment dans les jeux d'argent. |
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| LES " LOIN-DES-BALLES " | |||||||||||
Relativement méprisés par les soldats, qui les jugeaient peureux et lâches, les musiciens, qui ne participaient pas aux batailles, étaient dénommés les " loin-des-balles ". |
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| BISTROT DÉRIVÉ DU RUSSE « BISTRA » | |||||||||||
L'étymologie du mot français « bistrot » remonterait à la campagne de Russie. Alors que les hussards de la Grande Armée allaient se restaurer et s'amuser dans les tavernes en Russie, les cosaques présents, pour ne pas les croiser, terminaient rapidement leur boisson pour partir, se disant entre eux : « bistra » ce qui signifie « vite » dans la langue de Tolstoï. Ne comprenant rien au russe, les soldats français se donnaient alors rendez-vous dans les lieux où l'on disait « bistra », qui devint « bistro » puis se francisa en « bistrot » à leur retour en France. Ce terme désigna donc les lieux de débit de boissons, les cafés, les bars. |
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| LE BLEU RAYMOND | |||||||||||
Le bleu Raymond est une teinte de bleu, dont la technique d'obtention était particulièrement adaptée aux tissus de soie. La technique de mordançage a été inventée en 1810-1810 par J.-M. Raymond et nécessite deux étapes : tout d'abord on utilise le fer pour mordancer le tissu dans un premier bain, puis un mélande de ferrocyanure de potassium dans un deuxième bain qui doit absolument être effectué dans une cuve ou un récipient dans tout autre métal que le cuivre. |
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| L'ANCÊTRE DU BLUSH | |||||||||||
Il ne fait pas bon être trop maquillée sous le Second Empire ! |
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| LE BOTTIN | |||||||||||
Statisticien et administrateur, Sébastien Bottin (1764-1853) se voit confier, par le préfet du département du Bas-Rhin, la mission d'établir des statistiques, publiées en 3 volumes entre 1804 et 1815. Bottin décide de compléter ce travail avec un Annuaire ou liste alphabétique des commerçants du département. Puis en 1819, il reprend l'édition de l'Almanach du commerce de Paris, des départements et de l'étranger (créé en 1797), et le renomme Almanach-Bottin. Après sa mort, l'éditeur-imprimeur Firmin-Didot reprend cet ouvrage et le fond avec celui qu'il publie déjà, l'Annuaire du commerce. Enfin, en 1882, une société anonyme est créée pour publier et gérer l'Annuaire du commerce Didot-Bottin. |
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| IL NE MANQUE PAS UN BOUTON DE GUÊTRE | |||||||||||
Si l'on ne porte plus de guêtres, l'expression "il ne manque pas un bouton de guêtre" désigne, mais avec un brin d'ironie, que tous les détails sont prêts. Si l'origine historique de cette allusion remonte à la guerre de 1870 , on l'utilise toujours de nos jours notamment les économistes ! |
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| MENTEUR COMME UN BULLETIN | |||||||||||
Les Bulletins de la Grande Armée n'avaient pas la réputation de rapporter les faits dans une perspective d'information mais bien de propagande du régime napoléonien. |
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| CANARD : DE LA FAUSSE NOUVELLE AU JOURNAL À SENSATION ! | |||||||||||
Désignant de manière impertinente l'Aigle, symbole impérial, le canard était synonyme de nouvelle fausse ou exagérée : l'Aigle impérial figurait sur les Bulletins de la Grande Armée, publiés dans un objectif de propagande de la gloire napoléonienne. |
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| CARRÉ D'INFANTERIE | |||||||||||
Lors de la campagne d'Egypte et plus particulièrement du combat de Chebreis, les soldats français sont harcelés par les attaques éclairs des Mamelucks. Pour y faire face, Napoléon fait former chacune de ses divisions en carré. Au centre se placent les équipages et la cavalerie, aux angles des carrés on positionne l'artillerie. |
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| LES CENT-JOURS | |||||||||||
C'est le préfet de la Seine Chabrol, qui est à l'origine de cette expression, alors qu'il s'adressait à Louis XVIII de retour de Gand le 8 juillet 1815, après sa fuite : " Cent jours se sont écoulés depuis le moment fatal où votre magesté, forcée de s'arracher aux affections les pluschères, quitta sa capitale au milieu des larmes et des lamentations publiques. " |
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| LE "CERTIF" | |||||||||||
En 1866, Victor Duruy, alors ministre de l'Instruction publique, institue le certificat d'études primaires, premier diplôme exigé pour la titularisation dans les administrations, services publics et collectivités territoriales. |
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| LA CLARINETTE À CINQ PIEDS | |||||||||||
... le fusil du soldat ! |
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| LA PAILLE ET LE FOIN AU SECOURS DES CONSCRITS ! | |||||||||||
Les conscrits étant issus du monde rural, le plus souvent ne sachant ni lire ni écrire, les instructeurs eurent recours à diverses astuces pour les former. |
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| DES FEMMES COSAQUÉES | |||||||||||
Le passage des Cosaques dans les provinces françaises en 1814 fut un épisode dramatique pour les populations locales : pillages, mutilations et tueries, etc. |
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| LES ÉCREVISSES DE NAPOLÉON | |||||||||||
C'est en raison de la couleur rouge de leur uniformes, que les gardes municipaux de la capitale étaient surnommés "les écrevisses de Napoléon" par les Parisiens, peu avares en doux qualificatifs ! |
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| UN ÉTOUFFOIR | |||||||||||
" C'est une de ces réunions [...] où des escrocs amènent les gens sans expérience pour les duper. " |
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| LES FEMMES ROUGES | |||||||||||
Dans une lettre à l'impératrice Marie-Louise, datant du 24 septembre 1812, Napoléon évoque. Les « femmes rouges ». Il nomme ainsi les « premières dames » qui portent des robes couleur amarante, du même ton que l'habit des chambellans de l'Impératrice. |
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| FRENCH CANCAN | |||||||||||
Dans les années 1845, le bal Malbille, en bordure des Champs Elysées, est très populaire. |
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| LA GASTRONOMIE | |||||||||||
C'est pendant la période napoléonienne que le terme "gastronomie" voit le jour. Il réunit la maîtrise culinaire et la qualité des produits utilisés. |
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| LES GROGNARDS DE LA GRANDE ARMÉE | |||||||||||
Face aux mauvaises conditions de vie en campagne, notamment en Pologne en 1807, mais aussi en raison du versement irrégulier de leur solde, les soldats de la Grande Armée ne cessaient d'exprimer leur mécontentement, Napoléon Ier les surnommant alors les " grognards ". |
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| GUILLOTINE SÈCHE | |||||||||||
En 1854, les bagnards de France sont dorénavant déportés à Cayenne, en Guyanne, dans le but d'exploiter et peupler les terres coloniales. |
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| LES HOMARDS | |||||||||||
En raison de la couleur rouge de leur uniforme, les soldats anglais étaient surnommés les " homards " par les Français. |
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| LES INDIENS | |||||||||||
Compagnons ouvriers qui créèrent le 5 mai 1804 une société clandestine appelée Devoir de Liberté, destinée à organiser et maintenir une résistance ou tout au moins une attention soutenue aux lois concernant le travail des ouvriers : livret (dénommé "infernal" par Aragon dans son roman "La semaine sainte"), droit de s'associer, etc... |
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| JOHNNY CRAPAUD | |||||||||||
Pendant les guerres napoléoniennes, les marins anglais désignaient les Français sous le nom de "Johnny Crapaud". |
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| LES MAISONS D'ÉDUCATION DE LA LÉGION D'HONNEUR | |||||||||||
Après la bataille d'Austerlitz, le 2 décembre 1805, les soldats disparus laissent un grand nombre d'orphelins et d'orphelines. Les garçons ont aussitôt leur place dans les lycées d'Etat ou les Ecoles militaires, mais aucune institution n'est prévue alors pour les filles. |
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| LES MARIE-LOUISE | |||||||||||
Ce sont les conscrits des classes 1813-1814, car c'est l'impératrice Marie-Louise qui signa alors les décrets en l'absence de Napoléon. |
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| LE MAUVE | |||||||||||
C'est grâce à un jeune chimiste de dix-neuf ans, William Henry Perkins (1838-1907) que l'on doit la couleur mauve. Au départ prénommé mauvéine, cette couleur jusqu'ici inconnue, rencontre un franc succès. |
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| APPARITION DE L'ADJECTIF " NAPOLÉONIEN " | |||||||||||
C'est vers 1850 que le terme " napoléonien " apparaît : qui a rapport à Napoléon Ier, et par extension, à Napoléon III. C'est également à cette époque que l'on commence à parler d '" épopée napoléonienne ". |
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| NOURRICE SÈCHE | |||||||||||
Ce terme est attribué aux nourrices qui ayant fini la charge d'allaiter l'enfant de la famille, restent au sein de la famille pour une période indéterminée. |
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| DE L'OPÉRA-BOUFFE À L'OPÉRETTE | |||||||||||
A partir de 1850, Jacques Offenbach introduit au sein des opéras parisiens l'opérette qui va prendre peu à peu le pas sur l'opéra-bouffe. A l'origine, ce dernier ne comporte que des parties chantées et son caractère est résolument comique. L'opérette est souvent parodique ou satirique et va introduire des parties dialoguées. |
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| "BOIRE COMME UN POLONAIS" | |||||||||||
Lors de la campagne d'Espagne de 1808, Napoléon s'apprêtait à livrer la bataille de Samosierra quand l'un de ses camps militaires se fit attaquer en pleine nuit. L'alcool battant son plein, seuls les soldats polonais réussirent à se défendre. Les citant en exemple à ses soldats français, Napoléon aurait dit : "Messieurs, soyez saouls, mais soyez saouls comme des Polonais". Une façon de les encourager à rester dignes et maîtres de leurs émotions en toutes situations, quel que soit le niveau de leur peur ou de leur ivresse, à l'instar des Polonais " dopés " à la vodka. |
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| TRAVAILLER POUR LE ROI DE PRUSSE | |||||||||||
Dans les armées prussiennes, les soldes étaient payées pour 30 jours, ceci même pour les mois de 31 jours. Ainsi travailler pour le roi de Prusse (ou le 31e jour du mois) signifiait travailler pour rien. |
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| SAINT NAPOLÉON, PATRON DES GUERRIERS | |||||||||||
Au début du XIXe, Napoléon Bonaparte convainc le Vatican de canoniser un nouveau saint dont la fête coïncide avec son anniversaire, le 15 août. |
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| LES SOLDATS À LA CRÈME | |||||||||||
En raison de la couleur blanche de leur uniforme, les soldats autrichiens étaient dénommés les soldats " à la crème " par les Français. |
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| SOULIERS VERNIS | |||||||||||
Vers 1860, grâce au chemin de fer, l'attraction pour les villes thermales est de plus en plus forte. |
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| LES JARDINS PUBLICS TIVOLI | |||||||||||
Outre les plaisirs de la promenade des jardins publics traditionels, les tivoli proposaient des attractions diverses et permettaient aux promeneurs de se désaltérer dans des cafés. L'entrée était payante. |
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