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Pour découvrir ou retrouver l'origine d'un mot ou d'une expression des époques napoléoniennes.
Pour tout renseignement sur cette rubrique, contactez Irène à delage(at)napoleon(point)org.
Dans les armées prusiennes, les mois de 31 jours étaient payés comme les mois de 30 jours mais sur la base de ces derniers : le chiffre 31 a donc été très vite qualifié de " jour sans pain ", notamment dans les jeux d'argent. Relativement méprisés par les soldats, qui les jugeaient peureux et lâches, les musiciens, qui ne participaient pas aux batailles, étaient dénommés les " loin-des-balles ". Le bleu Raymond est une teinte de bleu, dont la technique d'obtention était particulièrement adaptée aux tissus de soie. La technique de mordançage a été inventée en 1810-1810 par J.-M. Raymond et nécessite deux étapes : tout d'abord on utilise le fer pour mordancer le tissu dans un premier bain, puis un mélande de ferrocyanure de potassium dans un deuxième bain qui doit absolument être effectué dans une cuve ou un récipient dans tout autre métal que le cuivre. Michel Pastoureau a écrit un essai passionnant sur la couleur Bleu, paru en 2000 aux éditions du Seuil. (existe également en poche). Statisticien et administrateur, Sébastien Bottin (1764-1853) se voit confier, par le préfet du département du Bas-Rhin, la mission d'établir des statistiques, publiées en 3 volumes entre 1804 et 1815. Bottin décide de compléter ce travail avec un Annuaire ou liste alphabétique des commerçants du département. Puis en 1819, il reprend l'édition de l'Almanach du commerce de Paris, des départements et de l'étranger (créé en 1797), et le renomme Almanach-Bottin. Après sa mort, l'éditeur-imprimeur Firmin-Didot reprend cet ouvrage et le fond avec celui qu'il publie déjà, l'Annuaire du commerce. Enfin, en 1882, une société anonyme est créée pour publier et gérer l'Annuaire du commerce Didot-Bottin. Les Bulletins de la Grande Armée n'avaient pas la réputation de rapporter les faits dans une perspective d'information mais bien de propagande du régime napoléonien. Désignant de manière impertinente l'Aigle, symbole impérial, le canard était synonyme de nouvelle fausse ou exagérée : l'Aigle impérial figurait sur les Bulletins de la Grande Armée, publiés dans un objectif de propagande de la gloire napoléonienne. Puis, le terme s'est étendu aux feuilles volantes et petits journaux, colportant nouvelles sensasionnelles et faits divers atroces. De nos jours, le terme est assez souvent employé sans tonalité péjorative et désigne un quotidien. Jean-Pierre Seguin : Canards du siècle passé. Pierre Horay éditeur, 1969. ... le fusil du soldat ! Les conscrits étant issus du monde rural, le plus souvent ne sachant ni lire ni écrire, les instructeurs eurent recours à diverses astuces pour les former. Le traditionnel " Droite - Gauche " fut ainsi remplacé par " Paille - Foin ", alors que l'on avait mis de la paille dans la chaussure droite des conscrits, et du foin dans la gauche. Raporté par A. Pigeard : L'armée de Napoléon. Organisation et vie quotidienne, Ed. Tallandier, 2000, p. 194-195. C'est en raison de la couleur rouge de leur uniformes, que les gardes municipaux de la capitale étaient surnommés "les écrevisses de Napoléon" par les Parisiens, peu avares en doux qualificatifs ! La légion de police de Paris avait été supprimée en 1796, et il fallut attendre le 4 octobre 1802 pour qu'une nouvelle Garde municipale soit créée. Une demi-brigade d'infanterie fut chargée de surveiller ports et barrières de la ville, tandis qu'une seconde demi-brigade était destinée à la surveillance des marchés et des théâtres. La Garde municipale comprenait également un escadron de dragons. Pour entrer dans la Garde municipale, le prétendant devait avoir fait au moins cinq campagnes, mesurer 1,65 m et savoir lire et écrire. " C'est une de ces réunions [...] où des escrocs amènent les gens sans expérience pour les duper. " Rapport de la préfecture de police du 22 pluviôse an X Face aux mauvaises conditions de vie en campagne, notamment en Pologne en 1807, mais aussi en raison du versement irrégulier de leur solde, les soldats de la Grande Armée ne cessaient d'exprimer leur mécontentement, Napoléon Ier les surnommant alors les " grognards ". En raison de la couleur rouge de leur uniforme, les soldats anglais étaient surnommés les " homards " par les Français. Compagnons ouvriers qui créèrent le 5 mai 1804 une société clandestine appelée Devoir de Liberté, destinée à organiser et maintenir une résistance ou tout au moins une attention soutenue aux lois concernant le travail des ouvriers : livret (dénommé "infernal" par Aragon dans son roman "La semaine sainte"), droit de s'associer, etc... Ce sont les conscrits des classes 1813-1814, car c'est l'impératrice Marie-Louise qui signa alors les décrets en l'absence de Napoléon. C'est vers 1850 que le terme " napoléonien " apparaît : qui a rapport à Napoléon Ier, et par extension, à Napoléon III. C'est également à cette époque que l'on commence à parler d '" épopée napoléonienne ". Référence : Le Petit Robert. Dictionnaire de langue française, Paris : 1986, p. 1255 Dans les armées prussiennes, les soldes étaient payées pour 30 jours, ceci même pour les mois de 31 jours. Ainsi travailler pour le roi de Prusse (ou le 31e jour du mois) signifiait travailler pour rien. Comme souvent, l'origine d'une expression n'est pas unique. "Travailler pour le roi de Prusse" serait lié à la Guerre de Sept Ans entre les coalitions Angleterre-Prusse-Hanovre et France-Autriche-Suède-Russie-Espagne-Saxe. Cette guerre prit fin le 15 février 1763 : malgré sa défaite, le roi de Prusse Frédéric II de Hohenzollern, reçut la Poméranie et la Prusse orientale. En raison de la couleur blanche de leur uniforme, les soldats autrichiens étaient dénommés les soldats " à la crème " par les Français. Outre les plaisirs de la promenade des jardins publics traditionels, les tivoli proposaient des attractions diverses et permettaient aux promeneurs de se désaltérer dans des cafés. L'entrée était payante. Les attractions, proposées pour adultes et enfants, remportaient un grand succès, notamment avec l'apparition des montagnes russes en 1804. |
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