<i>Napoleonica La Revue</i>, revue internationale d'histoire des Premier et Second Empires napoléoniens, articles, bibliographies, documents, comptes rendus de livres, en français et en anglais : n° 19, juin 2014
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Pour vivre sa passion de l’histoire aujourd’hui, un magazine, des jeux et des animations à picorer suivant son humeur, des rencontres avec des personnalités de l’histoire napoléonienne, et des actualités et des informations à suivre chaque jour.

Enrichissements récents :

Musique et parole : Interlude musical sur le Premier Empire (discographie)
Quizz : Les grandes réformes sous le Consulat et l'Empire (juill. 2010)
Revue de presse : - Tradition magazine, n°260, mars-avril 2012
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CINEMA

 PÉriode 1940-1960

  • LE COLONEL CHABERT, de René Le Hénaff - 1943

 Pays : France

 Technique : Noir et blanc

 Durée : 98'

 Copie VHS : René Chateau Vidéo

 Production : Édouard Harispuru / CCFC

 Scénario : Pierre Benoît et Maurice Griffe d'après Honoré de Balzac

 Dialogues : Pierre Benoît

 Musique : Louis Beydts

 Directeur de la photographie : Robert Le Febvre

 Résumé : Ayant échappé de peu à la mort à Eylau, le colonel Chabert, qui a perdu son bras au cours de la bataille, rentre en France dix années plus tard. Mais avec la Restauration, les choses ont bien changé à Paris. Et les gens... davantage encore.

 Interprétation : Raimu (Le colonel Chabert) ; Marie Bell (Rose Chabert / Ferraud) ; Aimé Clariond (Maître Derville) ; Jacques Baumer (Delbecq) ; Fernand Fabre (Le comte Ferraud) ; Jacques Charon ; Alcover ; André Varenne ; Roger Blin ; Edward Gardere ; René Stern Paul Temps

 Extrait : « Me Derville. - Qui êtes-vous ?
Chabert. - Je suis le colonel Chabert.
Me Derville. - Lequel ?
Chabert. - Mort à Eylau.
Me Derville. - En quoi puis-je...
Chabert. - Monsieur, j'étais venu voir Maître Roguet mon avoué, dont je viens d'apprendre la mort. Dans ma triste extrémité, seule la légalité peut me permettre de reprendre ma fortune et mon rang. Malheureusement pour moi, ma mort est un fait historique consigné et rapporté dans les documents officiels du temps.
Me Derville. - Mais votre femme connaît votre existence ?
Chabert. - Oui, monsieur. En arrivant à Paris, je suis allé chez elle... chez moi.
Me Derville. - Et qu'a-t-elle fait ?
Chabert. - Elle a essayé de me faire enfermer dans une maison de fous pour se débarrasser de moi. Ma femme qui me doit sa fortune et son bonheur ne m'a jamais fait parvenir le plus petit secours. Par moment, je ne sais que devenir. Monsieur, je ne sais pas si je l'aime encore... ou si je la hais. [...] Si j'avais de la famille, tout ça ne serait pas arrivé. Mais je suis un enfant trouvé, nommé Hyacinthe, anobli par Napoléon. Un soldat qui pour tout patrimoine n'avait que son courage, pour famille la France, pour père l'Empereur. Ah, s'il était là celui-là, il aurait pas permis. Que voulez-vous, monsieur, notre soleil s'est couché. Nous avons tous froid maintenant. »

 Critique : Qui mieux que Raimu en 1943 pouvait prêter ses traits au plus napoléonien des héros balzaciens ? L'acteur, sans sa traditionnelle faconde méridionale, campe ici un Chabert froid, calculateur et d'une grandeur d'âme époustouflante. Avec Marie Bell en comtesse Ferraud et Aimé Clariond (de la Comédie-Française) dans le rôle de Derville, le plateau est de qualité. Les décors de Jacques Colombier font songer à ceux de la Symphonie fantastique de Christian-Jaque ou des Dames du bois de Boulogne de Robert Bresson. Avec ce film, le cinéma français des années d'Occupation mérite bien, malgré les tristes événements de l'époque, le qualificatif de " plus grand rassemblement de chefs-d'oeuvre du monde ".

Fiche : D. Chanteranne (1999-2000)

 

 
 
 

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