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Rencontre avec Michèle Battesti, historienne,
spécialiste de l'histoire maritime au XIXe siècle : Trafalgar, les aléas
de la politique navale de Napoléon
(Article de DELAGE Irène )



Docteur en
histoire, Michèle Battesti est spécialiste de la marine au XIXe
siècle et l'auteur de plusieurs ouvrages dont La marine de
Napoléon III : une politique navale (Éditions du Service
historique de la marine, 1997), La bataille d'Aboukir
(Éditions Économica, 1998) et La marine au début du XIXe
siècle (Éditions du Layeur, 2001). Elle a été également
auditrice à l'Institut des hautes études de défense nationale (38e
section) et enseigne la géopolitique à l'université de Paris
I-Panthéon-Sorbonne. Elle vient de publier une étude sur la
politique navale de Napoléon et sur la bataille de Trafalgar
qui permet de faire le point sur cet événement dramatique et
symbolique. Un événement qui participe à la Légende
napoléonienne, au même titre mais sur le versant sombre, que la
flamboyante victoire d'Austerlitz. (Propos recueillis par I.
Delage, 6 octobre 2004)
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L'histoire maritime |
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Michèle
Battesti, vous êtes spécialiste de l'histoire de la marine au XIXe
siècle, vous venez de faire paraître un ouvrage sur la bataille de
Trafalgar, d'où vient votre intérêt pour l'histoire et plus
particulièrement l'histoire maritime ? Etudiante
en histoire, j'ai été frappée par le vide historiographique de la
période du XIXe siècle : il suffit d'aller dans une librairie pour
voir que les rayons consacrés à la période moderne, aux Lumières et
à la Révolution offrent beaucoup plus d'études, sans parler de la
période contemporaine. En ce qui concerne l'histoire maritime, il
est difficile de trouver une période franchement positive, sinon
sous le règne de Napoléon III, durant lequel se révèle une vraie
embellie : Napoléon III hérite bien sûr d'une évolution favorable
mais il mène une vraie politique volontariste et favorise les
progrès techniques. J'ai eu très envie alors d'approfondir le sujet,
et de comprendre plus largement cette suite de périodes positives et
de creux qui caractérise l'histoire de la marine depuis Louis XIV.
Je me suis donc aussi attachée à étudier les échecs de la marine
de Napoléon Ier. Et en confrontant ces deux périodes napoléoniennes,
je me suis rendue compte que la fameuse politique de Napoléon III
correspondait à celle de Napoléon Ier, sauf que ce dernier n'a pas
bénéficier d'un environnement international aussi favorable que son
neveu quelques décennies plus tard.
Quels ont été les livres et les rencontres
déterminantes dans votre parcours universitaires
? J'ai fait ma maîtrise avec le professeur Roland
Mousnier, à Paris IV, sur la société parisienne avant la Révolution,
à partir des actes notariés et plus particulièrement sur les
quartiers du Marais, Saint-Antoine, cela a été une excellente
formation de départ. Et puis, j'ai également beaucoup de respect
pour le professeur Michel Vergé-Franceschi, spécialiste des
officiers de la marine au XVIIIe siècle, et qui fut mon directeur de
thèse. Il m'a soutenue, encouragée et sans lui je n'aurai sans doute
pas fait ma thèse. |
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La
recherche historique |
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Avez-vous eu
accès à des documents nouveaux ? Quand on fait
des recherches aux archives, on trouve toujours quelque chose de
nouveau, ne serait-ce qu'un document déjà vu mais dont le contenu
s'éclaire par des recherches et des lectures nouvelles. Cela rend
d'ailleurs très humble, mais ouvre aussi un large champ aux
historiens suivants. Les historiens sont des être humains, issus
d'un contexte précis, avec une grille de lecture personnelle. Ce
livre sur Trafalgar est vraiment le résultat d'une recherche faite à
un moment donné.
Quels sont les
écueils d'une telle entreprise ? Se détacher de
l'historiographie négative et dégager clairement les perspectives
d'étude. La bataille elle-même est très bien connue. Par contre
l'interprétation de ses conséquences pose plus de
questions.
Avant d'aborder plus
précisément le thème de votre étude, que peut-on dire, aujourd'hui,
des recherches en histoire de la marine ? Je
suis malheureusement assez pessimiste, car très peu de débouchés se
profilent pour les jeunes chercheurs : ainsi il n'y a pas de chaire
à Paris ! Dans les années 1970, il y avait encore pas mal de
colloques mais cette émulation est en train de se tarir.
Quel a été le point de départ de
votre réflexion sur Trafalgar ? Quelles questions vous êtes-vous
posées à la lecture des études précédentes ? Sans
vouloir dire que je me spécialise dans les défaites françaises ( !),
les échecs sont toujours très intéressants à étudier, et dans le
cadre de mes recherches générales sur la marine napoléonienne,
l'étude de Trafalgar se place dans la suite logique de celle
d'Aboukir. Je souhaitais comprendre comment Napoléon était arrivé
à ce projet d'envahir l'Angleterre, si c'était jouable ou pas : cela
apparaît quand même comme un sacré challenge ! Je m'interrogeais
également sur l'impact réel de la défaite. D'autre part,
l'historiographie extrêmement négative m'étonnait quand, dans le
même temps, je comparais les politiques de Napoléon Ier et de
Napoléon III, pour arriver au constant que c'étaient les mêmes
conceptions.
Comment avez-vous
procédé lors des recherches ? J'ai surtout
travaillé sur archives, celles de la marine, mais aussi sur la
correspondance de Napoléon avec ses ministres, ce qui permet de
comprendre comment au plus haut niveau de l'État cette campagne
avait été élaborée puis menée. Les historiens ont aujourd'hui une
chance extraordinaire : grâce à sa correspondance, ils ont Napoléon
presque en direct ; toutes les idées qui lui passent par la tête, et
c'est flagrant pour les questions maritimes, sont suivies d'une
lettre à son ministre Decrès. On a ainsi parfois une impression de
confusion, avec des idées touffues, voire contradictoires, mais il
ne faut pas s'arrêter à cela et tirer des conclusions à
l'emporte-pièce. Avec la multiplicité des lettres, on voit aussi que
Napoléon s'intéresse vraiment à la marine ! |
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Napoléon, l'Angleterre et la mer : Delenda
Britannia ! |
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Quel intérêt Napoléon portait-il aux choses de
la marine ? Suivant les témoignages, les siens propres contemporains
des événements puis à Sainte-Hélène, et ceux de ses contemporains,
il est difficile de s'y retrouver… Napoléon a
consenti de très gros efforts en faveur de la marine, les faits sont
là. L'Empire voit la création des préfectures maritimes, mais aussi
la naissance de l'idée d'amariner des soldats c'est-à-dire étendre
la conscription à des régions non maritimes. A l'époque de la marine
à la voile, c'était incongru. Mais ce sera la solution avec la
marine à vapeur. Napoléon avait réellement une vision globale du
sujet, avec un héritage en creux. La Révolution a mis à mal la
marine avec l'émigration des officiers, issus traditionnellement de
la noblesse. Mais il y avait également un problème de formation
initiale : le passage marine de guerre – marine de commerce se
passait beaucoup plus mal en France qu'en Angleterre. D'autre part,
plus le temps passait, plus la marine dominante, ici la Royal Navy,
se renforçait car elle était constamment en mer et les marins
étaient entraînés : c'est une loi générale. Et c'est pour cette
raison que la marine française était convaincue de sa faiblesse, les
officiers étaient d'accord pour estimer qu'il ne fallait plus
combattre en escadre. Objectivement parlant, Napoléon aurait dû
laisser sa marine au port. |
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Le plan de
Napoléon consistait en deux étapes : la maîtrise de la Manche, puis
le grand dessein c'est-à-dire le détournement d'une partie des
forces navales britanniques sur la région des Antilles pour
permettre le débarquement dans le Sud de l'Angleterre. Le plan de
Napoléon s'inscrivait-il dans une tradition de la politique maritime
française ? En premier lieu, on se trouve face à
un problème de géostratégie. D'une part, Napoléon a hérité de la
France thermidorienne, la « grande France » étendue à la Hollande, à
la Belgique et à une partie de l'Italie, la France dont rêvait
Richelieu. Si Napoléon abdiquait sur cette politique du long terme,
sur cette conception de la France et de ses frontières « naturelles
», il perdait sa raison d'être au pouvoir. D'autre part, cette
situation était insupportable pour les Anglais parce qu'ils
considéraient qu'Anvers appartenait à leur périmètre de sécurité, et
que la maîtrise par Napoléon du littoral européen et de ses ports
entravait leur commerce. Le conflit entre les deux puissances était
inévitable. Napoléon était aussi héritier de vieux projets du
même type : l'Invincible Armada en 1588 n'était pas autre chose,
l'Espagne partant à la conquête de l'Angleterre avec une flotte de
barges pour traverser la Manche, avec à leurs bords des fantassins
espagnols ! Tout le 18e siècle a concocté des plans de descente pour
terrasser la perfide Albion.
De
nombreux exemples montrent que Napoléon ne semblait pas "comprendre"
les spécificités de ce corps d'armée : un exemple, malgré la volonté
de l'empereur les soldats ne seront jamais vraiment des marins
? Napoléon a conscience de ses expédients, mais
que pouvait-il faire ? In fine, c'est quand même la solution, mais
il n'a pas eu le temps de bénéficier de ces apports décisifs. En
tant que décideur, Napoléon était confronté à des conseillers
critiques, et à d'autres qui allaient dans son sens. Il y avait des
marins qui croyaient que cette traversée était possible ! Et
Napoléon a plutôt écouté ceux qui allaient dans son
sens…
Il chercha également à
appliquer, coûte que coûte, les mêmes tactiques que celles qu'il
employait sur terre : vitesse dans l'action pour surprendre
l'adversaire, puissance de la masse… De manière
générale, Napoléon ne s'occupait pas de la stratégie de son
adversaire. Et s'il en avait tenu compte, il n'aurait jamais gagné
Austerlitz ! C'est vrai, qu'à la différence des campagnes sur terre,
il manquait de renseignements, par exemple il ne savait pas
précisément où se trouvaient ses adversaires. C'est vrai aussi que
les frégates se sont croisées, n'arrivèrent pas au bon moment ou
transmirent des informations erronées. Cependant, et c'est
extraordinaire, il y a un moment où tout sembla possible : que ce
serait-il passé si Villeneuve était remonté vers le Nord, plutôt que
d'aller s'abriter dans le port de Cadix ?
En filigrane, vous dressez le portrait d'un
Napoléon qui s'aveugle lui-même, enfermé dans ses principes et
n'écoutant personne… C'est le challenger, avec
la flotte la plus faible. Et malgré ses approximations, son plan a
failli réussir ! Son défaut principal ici fut l'auto-expertise. Il
est vrai qu'un stratège n'a pas à connaître la marine dans ses
moindres détails, ce sont ses conseillers, ses ministres
techniciens, ici Decrès, qui doivent l'informer sur la faisabilité
de ses projets. Mais Napoléon estimait qu'il pouvait se passer de
cela. Ainsi, du premier plan proposé par Ganteaume, un raid lancé
avec une dizaine de voiliers très rapides, pour surprendre les
Anglais, et permettre à la flottille de passer, Napoléon ne retint
que la mise en oeuvre d'une « masse » de vaisseaux, même de mauvais
voiliers, incapables de surprendre l'ennemi. Enfin, il ne déléguait
jamais, or en mer c'est indispensable ! D'autant que son charisme ne
pouvait pas agir comme sur terre, puisqu'il n'était pas parmi ses
marins.
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Les acteurs du drame |
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Si l'on dresse
un état des lieux de la marine française par rapport à celle de son
adversaire, il faut reconnaître que Napoléon n'était pas très bien
entouré : Decrès, Ganteaume, Villeneuve surtout, mais aussi Forfait,
ne semblent pas à la hauteur de l'enjeu. Le
tandem Napoléon – Decrès était assez curieux, Napoléon était
binaire, il avait un profil « d'administratif », rationnel,
pragmatique, mais aussi de stratège, donc audacieux. Decrès ne
possédait que le côté « administratif ». Par ailleurs, il n'était
certainement pas courtisan, certaines de ses lettres le prouvent.
S'il était très attaché à défendre son pré carré et ses
prérogatives, il a cherché aussi à protéger le mieux possible la
situation présente, à « sauver les meubles ». Mais il a fini par
envoyer des lettres à Napoléon lui déconseillant de sortir des
ports.
Qu'en était-il de l'état
d'esprit de la marine française et anglaise ? Les
Anglais savaient qu'ils étaient les plus forts, ils étaient assez
arrogants il faut bien le reconnaître ! Trafalgar a été un combat
passionnel, nationaliste. Le problème français fut sans doute que
certains des officiers, je pense à Villeneuve, ne croyaient pas du
tout à la réussite du plan de Napoléon eu égard à l'état de ses
forces.
Quel fut le rôle de
Nelson ? Il a accumulé de mauvaises appréciations sur les routes
suivies par les flottes françaises
? Effectivement, Nelson manque complètement
d'intuition en ce qui concerne les plans français, parce qu'il est
obsédé par l'expérience de l'Egypte. Par la suite, lors de la
bataille même, il faut dire que le choix de Nelson de lancer une
attaque perpendiculaire ne signifie pas une grande prise de risque à
cette époque. Par contre Nelson possède incontestablement un fort
charisme, qui donne un sentiment de puissance encore plus grand à
ses marins. Ainsi, l'utilisation des caronades (canons courts) par
les Anglais impliquait la pratique des combats rapprochés, et dans
ces cas-là les officiers étaient à leur poste parmi leurs marins et,
Nelson compris, prenaient autant de risque que leurs
hommes.
Comment expliquez-vous le
rôle de Villeneuve, sa décision de rentrer dans le port de Cadix,
puis d'en sortir ? Dans les deux cas, il a
exécuté les ordres, ce qui était complètement dans sa nature, ce
n'était pas un audacieux. Lorsqu'il décida de sortir du port de
Cadix, alors que les vaisseaux anglais étaient là, il s'agissait
pour lui d'une part de suivre les ordres (sortir à tout prix) mais
également d'une question de fierté, comme s'il pensait face aux
critiques de Napoléon et à sa décision de le remplacer : "Je vais
vous démontrer que je suis courageux, mais aussi que j'avais raison
de vous déconseiller cette sortie contre l'Angleterre, ce sera
véritablement un échec." Cette sortie du port fut de la folie,
Villeneuve n'avait aucune chance de gagner, sans compter que
psychologiquement « cassé » il était inapte au
commandement.
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Conclusion |
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Napoléon
n'a pas eu beaucoup de chance dans cette histoire, il y a eu aussi
des occasions manquées : Napoléon, par ailleurs
très occupé par la campagne d'Allemagne, a commis une vraie erreur
stratégique en concentrant ses forces au lieu de les disperser ; en
laissant Villeneuve s'enfermer dans le port de Cadix, il a fait le
jeu des Anglais. L'autre possibilité était de ne pas sortir du tout,
de passer l'hiver en gênant considérablement les Anglais car le
siège de Cadix est très difficile à tenir. C'étaient les deux seules
voies tenables.
Quels furent les
coûts de cette folle entreprise, en hommes, en construction (ports,
bateaux), etc. ? La Grande Armée est le résultat
de l'organisation du camp de Boulogne : c'est une boutade de
Napoléon mais c'est aussi une réalité qu'on ne peut lui enlever !
Cependant, le camp de Boulogne représentait le cantonnement de 150
000 hommes, des infrastructures, la mobilisation de 20 000 hommes
destinés à la flottille, la flottille elle-même. Ce coût démentiel
montre que ce projet n'était vraiment pas une « boutade » de
Napoléon, mais qu'il avait bien la volonté d'envahir
l'Angleterre.
Comment fut perçue
cette grande défaite ? Tout d'abord, Napoléon ne
comprit pas tout de suite les conséquences de la défaite, la perte
de la maîtrise des mers. Il continua ses projets, car son idée était
d'avoir une marine à négocier dans les traités ou à mettre en oeuvre
si l'Angleterre baissait la garde alors qu'elle avait ses forces
dispersées sur toutes les mers et ses troupes déployées en Europe.
Anvers, Gênes, Venise furent aménagés mais ce sont des ports hors
France, que l'on va perdre par la suite… D'autre part, Trafalgar,
pour les contemporains, fut une défaite comme une autre, moins grave
finalement qu'Aboukir en pourcentage de bâtiments perdus et d'hommes
morts. De plus, cette défaite fut précédée ou suivie de grandes
victoires sur terre, Ulm, Austerlitz. Alors, comme en plus les
Français savaient qu'ils étaient surclassés sur mer… En fait, j'ai
découvert combien le discours très passionné des Anglais a
instrumentalisé l'imaginaire français, puis les historiens ont
suivi…
Paris, 6 octobre 2004
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Bibliographie |
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- Trafalgar, les aléas de la politique
navale de Napoléon, Éditions Napoléon Ier, 2004 - La
marine au début du XIXe siècle, Éditions du Layeur, 2001 (avec
Martine Acerra) - L'âge industriel - Crimée, Sécession,
Unité allemande 1854-1871, Éditions Autrement, 2001, (avec
Brian Holden Reid, Laurent Bury) - La bataille d'Aboukir,
1798. Nelson contrarie la stratégie de Bonaparte, Éditions
Économica, 1998 - La marine de Napoléon III : une politique
navale, Éditions du Service historique de la marine, 1997 -
La marine au XIXe siècle. Interventions extérieures et colonies,
Éditions Du May, 1993, réed. du Layeur, 2001 - Images
des mers du Sud. Le voyage de la corvette la Coquille (1822-1825),
Éditions Du May, 1993 - Marine et constructions navales
1789-1989, Éditions Ch. Lavauzelle, 1989 (avec Philippe Masson,
C. Jacques Favier) - Lexique de géopolitique, Éditions
Dalloz, 1988 (avec Jacques Soppelsa, Jean-Christophe
Romer) |
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Auteur :
DELAGE Irène
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