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 Nicole Gotteri - Les archives napoléoniennes

Archiviste-paléographe, ancien membre de l'École française de Rome et docteur en histoire de l'université de Paris, Nicole Gotteri est depuis 1974 conservateur en chef du Patrimoine aux Archives nationales (Section moderne). Chargée des fonds Consulat, Premier Empire, Restauration et Monarchie de Juillet pour la Maison des souverains, elle a également sous sa responsabilité les archives de la Police générale pour la période 1789-1830. Elle a dirigé la mise en ordre ainsi que le classement des dossiers de la Légion d'honneur au moment de l'élaboration de la base Leonore.

 De Charles VII à Napoléon Ier

  " Je n'ai pas choisi la période impériale au début de ma carrière, explique d'abord Nicole Gotteri. J'étais médiéviste avec toute la discipline que cela implique. On ne plaisante pas avec l'étude austère des sciences auxiliaires de l'histoire et l'étude des documents. J'ai fait ma thèse sur la reconstruction de la France du XVe siècle au point de vue ecclésiastique, profitant de mon séjour à l'École française de Rome où j'étais en résidence. Mais, en 1974, réintégrant les Archives nationales, j'ai été affectée à la Section moderne où on me chargea de m'occuper de fonds du Premier Empire ".
" Je n'étais pas grand amateur du Premier Empire. Je connaissais la période pour l'avoir préparée avant le concours, ajoute-t-elle, mais rien dans mes choix ou mes goûts de lecture ne m'y prédisposait. J'ai dû m'y intéresser au départ par obligation, car passer de l'étude de la fin de Moyen Âge au régime issu de 1789 est une réadaptation difficile. Au début, j'ai surtout été retenue par l'époque consulaire. Puis, à mesure que je travaillais sur les dossiers de la Guerre qui m'étaient confiés, j'ai été fascinée par le conflit ibérique, la plus terrible peut-être des campagnes de l'Empire. Je ne me suis pas passionnée pour le personnage de Napoléon, mais pour ce qu'il y avait autour de lui, dans ce système qui concernait la France et l'Europe ".
Et comme une grande partie des fonds d'archives n'était que superficiellement connue, elle a décidé de s'attacher à certaines personnalités ou à des événements méconnus.


(propos recueillis par David Chanteranne)
(mars 2000)

 Des responsabilités institutionnelles

  Des bibliothèques possèdent, bien évidemment, des fonds d'archives, parfois fort importants, qu'elles ont pu réunir à une époque où les Archives nationales n'avaient pas les moyens de le faire, et c'est une excellente chose. Mais ce n'est pas leur vocation véritable. " Dans le passé, la Bibliothèque nationale en a profité, grâce aux moyens dont elle disposait, pour engranger beaucoup d'archives au Cabinet des manuscrits, fait remarquer Nicole Gotteri. La bibliothèque Thiers ou celle de l'Institut, et bien d'autres en ont fait autant ; elles rassemblent des fonds d'origine publique ou privée. Les Archives nationales, elles, recueillent normalement les versements des archives des institutions publiques. N'oublions pas que leur vocation première a été de recevoir les papiers des assemblées révolutionnaires et de les classer ". D'où le caractère foncièrement public de cette institution. " La plupart des documents que nous possédons ici reflètent la succession des régimes politiques qu'a connus le pays et témoignent de l'activité des institutions publiques qui en dépendaient. Il faut noter que ce sont les séquestres révolutionnaires qui, en application de mesures officiellement adoptées, ont mis les Archives nationales en possession des nombreux fonds d'origine ecclésiastique d'une grande richesse pour la période médiévale ".
 Acquisitions et inventaires

  Depuis la création des Archives Privées, une importante politique d'acquisitions a été mise en place. " Ce service, créé par des personnes très compétentes, propose aux particuliers différentes formules, allant de l'achat au dépôt, en passant par les différents contrats qu'imposent les circonstances. Il y a autant de possibilités que de cas d'espèces. Il est indispensable de compléter, surtout en ce qui concerne les hommes publics, l'apport des archives publiques par celui des archives privées. Certains documents récemment achetés complètent idéalement nos fonds. Notre point de vue n'est pas celui du collectionneur : nous n'achetons pas un document isolé ni une lettre pour ce qu'ils sont. Nous ne le faisons que pour mieux analyser ou compléter un dossier existant ".
Des inventaires sont effectués par des conservateurs et du personnel de documentation. " Le choix des fonds à traiter, résulte généralement, précise Nicole Gotteri, d'une concertation. Ma prochaine publication dans ce domaine traite de l'Intendance générale de la Maison de l'Empereur, service dirigé par le comte Daru. Ce dernier, après avoir travaillé sous l'autorité de Claude Petiet dans l'intendance militaire, aura sous ses ordres Alexandre, fils de Claude, intendant des biens de la Couronne en Toscane ".
 Entre conscience professionnelle et intérêt personnel

  " On reste chartiste toute sa vie, confie le conservateur. On entre à l'École des Chartes un peu comme on entre en religion. Pour transmettre cette passion, pour éveiller cette vocation, il faut jouer sur le goût et la nécessité de la recherche, en montrant par exemple les ressources que recèlent les archives. On peut mentionner la rigueur des jugements, la nécessité des confrontations et des critiques. On apprend, par exemple, à reconnaître les faux. C'est, bien sûr, un travail de spécialiste. Dans les ventes, on voit des documents présentés comme prestigieux se négocier à des sommes très fortes alors qu'en réalité il s'agit de faux (je vous rassure, nous ne les achetons pas). Il en est de même pour la lecture des documents, qu'on apprend à interpréter suivant les niveaux ".
" On me sollicite assez souvent pour des colloques, des conférences, des articles. D'un autre côté, je m'attache, à l'Institut Napoléon dont je suis la vice-présidente, à encourager, en accord avec le président, les prestations de qualité qu'attendent les amateurs éclairés et les historiens de la période. Notre bulletin de liaison vise à informer les membres de l'association des principaux événements, colloques, conférences, expositions, etc., relatifs à l'époque impériale ".
 Les fonds napoléoniens

  Parmi les fonds relatifs aux Premier et Second Empires, il en est un dont l'histoire n'a d'égal que l'intérêt historique. " Le fonds 400 AP, qui ne dépend pas de mon département, a été acheté à feu le Prince Napoléon. Il a donné lieu à des publications de qualité. Mais il faut tout de même se méfier de son contenu car il comporte certains documents qui doivent être analysés à la lumière de solides connaissances préalables. Les nécessités de la diffusion, au cours des années 1875-1890, des idées bonapartistes doivent en rendre la consultation prudente ". Mais cette mise en garde vaut évidemment pour tous les fonds en général. "Il faut se garder de l'adage " les archives ne mentent pas ".
La Maison de l'Empereur (cote O2 des Archives nationales) est une institution dont le fonctionnement permet d'étudier la vie de cour dans son ensemble. Les grands officiers de la Couronne dirigent les différents services qui assurent ce fonctionnement : le grand aumônier Fesch, le grand maréchal du palais Duroc, le grand chambellan, Talleyrand puis Montesquiou, le grand maître des cérémonies Ségur, le grand veneur Berthier, le grand écuyer Caulaincourt. Les archives du service de ce dernier sont tout à fait remarquables. " J'ai particulièrement travaillé sur ce fonds pour étudier les voyages et projets de voyages de l'Empereur en Espagne. On y trouve de précieux renseignements. D'ailleurs, tout le fonds de la Maison est à signaler. Une thèse devrait être consacrée à cette institution ; on pourrait ainsi comprendre comment fonctionnait cette belle machine et surtout dresser un bilan global de son activité. Personne n'a fait un travail de ce genre. Toutes les factures, tous les mémoires, tous les comptes existent. J'ai conseillé le sujet à des étudiants. Mais ils reculent devant l'ampleur du travail et croient, en outre, qu'il s'agirait d'histoire institutionnelle, purement descriptive, mal vue des professeurs, ce en quoi ils se trompent ".
" L'autre grand sujet concerne les gouverneurs généraux. L'institution n'a jamais été étudiée : qu'est-ce qui différencie Élisa en Toscane de Davout à Hambourg ? Cette étude serait un apport considérable à la connaissance de l'administration impériale. Prenons un exemple, celui du secrétaire d'État Maret, diplomate d'origine. Proche de Napoléon, c'est lui qui reprend le poste de Lagarde, en fonction sous le Directoire, dès les premiers temps de l'après-brumaire. Il devient alors une sorte de super-ministre, centralisant toutes les activités de chaque ministère. Même si chaque département conserve ses propres documents, la secrétairerie d'État est donc le reflet fidèle d'une pratique de cette époque. La Guerre, les Affaires extérieures, la Police, la Marine, ne sont que de grandes commissions car le véritable pouvoir, sous le Consulat et l'Empire, appartient à l'exécutif. Petiet et Clarke ne font qu'appliquer des directives qui leur sont adressées d'en haut. Maret est donc au centre de cette toile. Il contresigne toutes les mesures administratives et politiques. Malraux a écrit que Napoléon était une machine à prendre des décisions : on imagine la somme de travail que cela représente pour Maret. Avec un système hypercentralisé comme peut l'être l'Empire, tout part et tout revient au coeur de l'appareil exécutif. Maret catalyse, filtre, influence. Or, si je suis arrivée à cette constatation, c'est à la consultation des archives que je le dois. Il serait bon que certains historiens se donnent la peine de partir des bonnes sources ".
 Les grands dignitaires

  Parmi les ouvrages de Nicole Gotteri, le premier d'entre eux, intitulé Grands dignitaires, ministres et grands officiers du Premier Empire. Autographes et notices biographiques, occupe une place de choix dans sa carrière. " Les grands dignitaires sont simplement présentés au moyen de courtes notices biographiques. Mes remarques personnelles servent à agrémenter le texte. J'ai voulu montrer les honneurs, les parcours et les autographes de chacun. Ce dernier point me semblait très intéressant, car lorsqu'on est confronté à une écriture dans des documents officiels (comme c'est évidemment mon cas tous les jours), il est nécessaire d'avoir sous les yeux un modèle. Chaque personnage a une " main ". Cela est valable pour un grand dignitaire, comme pour un simple employé de l'administration. L'écriture de Marmont ou de Cambacérès est illisible. On a donc peu de chance de trouver des textes de leur main, ils dictent beaucoup, à l'inverse de Jourdan ou de Ney qui ont de très belles écritures. Soult était aussi dans ce cas, mais il dicta énormément parce qu'il était pressé et que ses aides de camp étaient d'excellents transcripteurs ".
 Le maréchal Soult

  " Ma passion pour Soult, duc de Dalmatie, poursuit la biographe du maréchal de Napoléon, est plus raisonnable qu'il n'y paraît. D'ailleurs, comment écrire une biographie sans passion ? Pour aller à la rencontre d'un personnage, la sympathie est indispensable. Elle naît d'affinités qu'on ne découvre pas immédiatement. J'aime les méridionaux taiseux et réfléchis. Ce fut en étudiant les dossiers de la Guerre de la Secrétairerie d'État et particulièrement ceux concernant le conflit ibérique que j'ai rencontré le maréchal. Il faut dire que les archives me parlent, parfois avec une éloquence convaincante. Lorsque je me rends dans notre grand dépôt, et que je parcours les longs rayonnages remplis de cartons ou de registres, j'éprouve toujours la même émotion à la pensée que de ces documents peut jaillir de la vie. C'est le miracle de la mémoire ".
" J'avais en outre constaté, non sans surprise, que le nom de Soult avait le don de susciter des réactions violentes, voire haineuses. Il n'en fallait pas plus pour me donner envie de faire un livre pour tenter d'y voir plus clair. Je prépare d'ailleurs une édition entièrement nouvelle de cette biographie, après des années de recherches complémentaires ".
" C'est un personnage à plusieurs facettes. On connaît son intérêt pour les oeuvres d'art, la peinture en particulier, qui ne date pas de son séjour en Espagne. C'était également un bibliophile très averti. Sa correspondance et son inventaire après décès font apparaître son goût pour les éditions rares et les belles reliures. Le militaire doit beaucoup à Masséna. Mes récentes conférences à Fréjus, à la bibliothèque Marmottan et aux Archives nationales ont tenté de montrer combien l'apprentissage aux côtés du futur prince d'Essling fut enrichissant et a préparé Soult à assumer de grands commandements ".
" Il eut, en 1813-1814, le mérite de défendre le Midi de la France contre l'invasion des Anglais, des Espagnols et des Portugais, ne lâchant le terrain que pied à pied. Lors de la bataille de Toulouse, ce fut lui qui tira le dernier coup de canon. Sa proclamation à l'Armée qui suivit montra combien il refusait de mêler le militaire au politique. On ne peut lui reprocher d'avoir cherché à retrouver une position dans le gouvernement de Louis XVIII ; c'est l'attitude normale d'un grand personnage qui a normalement de l'ambition. Je tiens les intrusions de cette sorte de morale comme parfaitement déplacées en histoire ".
 Une famille unique : les Petiet

  Pourquoi cet intérêt, par la suite, pour la dynastie des Petiet ? Parce qu'Auguste était l'aide de camp de Soult ?
" Les deux livres consacrés à cette famille sont en effet un peu la suite logique de cette première biographie, admet Nicole Gotteri. À la suite d'une rencontre en 1994 avec un propriétaire d'archives privées désireux de faire une publication sur Claude Petiet (le père), m'ont été communiqués les documents d'Auguste (le fils). Comme cette personne souhaitait à tout prix faire une publication, je lui répondis qu'il fallait commencer par les Mémoires d'Auguste et finir par la biographie de Claude Petiet. Les Souvenirs d'Auguste sont extraordinaires. Il a traîné ses bottes dans toute l'Europe. C'est un personnage très curieux, très ouvert, intelligent, ayant reçu une bonne éducation. Il a participé à la campagne de Portugal et d'Andalousie. Mais ce livre n'est que le huitième d'un ensemble de quinze (écrit par d'autres que moi, bien évidemment), qui vont de Claude, ministre du Directoire, jusqu'au général Petiet, combattant de la dernière guerre, en passant par le baron Petiet, grand pionnier de l'industrie automobile en France. L'évolution des mentalités en fonction des changements de régimes et des bouleversements qui en étaient la conséquence m'intéressait beaucoup ".
 Les bulletins de police de Savary

  Trois volumes, sur les sept à paraître, des bulletins quotidiens de police adressés par Savary à Napoléon ont déjà été publiés par Nicole Gotteri. Cette publication constitue un recueil exhaustif de textes qui sont parmi les plus utiles pour la connaissance de la France impériale. " Ces bulletins ont été présentés dans l'esprit de l'édition faite par Ernest d'Hauterive et ses collaborateurs pour le ministère de Fouché. Certains spécialistes pensaient et ont même écrit que la qualité des bulletins de Savary était insignifiante par rapport à ceux de Fouché. Aujourd'hui, on peut affirmer le contraire. Ces a priori ne sont pas fondés, sinon sur des idées reçues, et on a été assez surpris de la qualité de l'information contenue dans ces textes. Les éditions Champion, que je remercie chaleureusement ici, m'ont fait confiance, et ont décidé la publication sans subvention. Comme on dit, la liberté n'a quelquefois pas de prix ! "
Pour quelles raisons s'être lancé dans un tel travail ? " Je ne souhaitais pas que cet ensemble documentaire pût tomber entre les mains de personnes qui l'eussent défloré sans autre résultat qu'un misérable profit éphémère. Ce fonds magnifique reflète l'état de la France impériale dans tous ses aspects, au jour le jour, grâce à la masse d'informations qui parviennent quotidiennement au ministère de la Police générale. Mais l'Europe est également largement concernée. Savary, en effet, entretient des agents secrets très habiles à Londres, Vienne et sur le Rhin. Il communique également au souverain des extraits traduits de journaux étrangers que des fonctionnaires de la Police annotent pour attirer l'attention de Napoléon sur des sujets brûlants, comme le viol des règles du blocus par ses alliés ou la montée des nationalismes anti-français en Allemagne. Ce ne sont que des aspects particuliers de la richesse de cette documentation dont la publication devrait se trouver parmi les usuels de toutes les bonnes bibliothèques ".
 Sélection bibliographique

Inventaires
Secrétairerie d'État impériale. Guerre (an VII-1814)
Paris : Archives nationales, 1988, 343 p.

Maison de l'Empereur. Premier Empire. Domaine étranger. Italie, Belgique, Hollande
Paris : Archives nationales, 1989, 100 p.

Secrétairerie d'État impériale. Rapports du ministre de la Guerre. An VIII-1814
Paris : Archives nationales, 1992, 95 p.

Maison de l'Empereur. Grands officiers de la Couronne. An VIII-1815
Paris : Archives nationales, 1993, 138 p.

Maison de l'Empereur. Administration de l'Intendance générale. An VIII-1815 (à paraître)

Ouvrages
Grands dignitaires, ministres et grands officiers du Premier Empire. Autographes et notices biographiques
Paris : N.E.L., 1990, 264 p., ill.

La mission de Lagarde, policier de l'Empereur, pendant la guerre d'Espagne (1809-1811). Édition des dépêches concernant la péninsule ibérique
Paris : Publisud, 1991, 424 p.
Ouvrage publié avec le concours de la Fondation Napoléon et de la Société de l'École des Chartes.

Soult, maréchal d'Empire et homme d'État
Paris : Ed. La Manufacture, 1991, 672 p.

Auguste Petiet, Souvenirs historiques, militaires et particuliers, 1784-1815. Mémoires d'un hussard de l'Empire, aide de camp du maréchal Soult
Edition Nicole Gotteri, préface Jean Tulard
Paris : S.P.M., 1996, 528 p.

La Police secrète du Premier Empire. Bulletins quotidiens adressés par Savary à l'Empereur - I. De juin à décembre 1810
Préface Jean Tulard
Paris : Ed. Honoré Champion, 1997, 848 p.
Cette publication, qui fait suite à celle de d'Hauterive pour le ministère de Fouché, doit comporter 7 volumes.

La Police secrète du Premier Empire. Bulletins quotidiens adressés par Savary à l'Empereur - II. De janvier à juin 1811
Paris : Ed. Honoré Champion, 1998, 659 p.

La Police secrète du Premier Empire. Bulletins quotidiens adressés par Savary à l'Empereur - III. De juillet à décembre 1811
Paris : Ed. Honoré Champion, 1999, 576 p.

Claude Petiet, ministre de la Guerre, intendant général de la Grande Armée, et ses fils Alexandre, Auguste et Sylvain. Le devenir de la condition militaire de la fin de l'Ancien régime au Second Empire, 1749-1868
Préface d'Yves-Marie Bercé
Paris : S.P.M., 1999, 427 p.

Articles
" Le Lorgne d'Ideville et le service des renseignements du ministère des Relations extérieures pendant la campagne de Russie (juin 1812-mars1813) "
Revue d'histoire diplomatique, 1989, n° 1-2, p. 113-145

" L'affaire Leseur. La Police impériale à Anvers en 1811-1813 "
Revue de l'Institut Napoléon, n° 154, 1990, p. 35-46

" Le maréchal Soult et la royauté de Portugal en 1809 "
Bibliothèque de l'École des Chartes, tome 148, 1990, p. 115-139

" Police et statistique à Hambourg en 1812 " (en collaboration avec Sabine Graumann)
Revue historique, 1991, tome 286, p. 82-118

" Le témoignage d'une amitié. La correspondance du maréchal Soult et du général Harispe, 1830-1851 "
Revue du Tarn, 1992, n° 148, p. 613-650

" Deux Chesnaysiens dans la Grande Armée "
Les Annales du Chesnay, 1992, p. 7-12

" Conscription et réformes frauduleuses dans l'arrondissement de Saint-Yrieix. La dénonciation de 1810 "
Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, tome 121, p. 214-231

" Antoine-Alexandre Romieu, 1764-1805, général et diplomate "
Revue drômoise, n° 468, juin 1993, p. 411-456 et n° 469, septembre 1993, p. 500-535

" Deux tableaux offerts au maréchal Soult par le chapitre de la cathédrale de Séville "
Revue du Louvre, 1993, p. 44-52

" Le rendez-vous de Bayonne, 1808-1811. L'intervention personnelle de Napoléon en Espagne "
Revue historique, tome 289, 1993, p. 453-482

" Un collectionneur alsacien. Le baron Mathieu de Faviers, 1761-1833 "
Revue d'Alsace, n° 121, 1995, p. 111-146

" Enlèvements et restitutions des tableaux de la galerie des rois de Sardaigne, 1798-1816 "
Bibliothèque de l'École des Chartes, tome 153, 1995, p. 459-481

" Le général Savary et l'éducation des filles "
Revue historique ardennaise, tome 30, 1995, p. 117-134

" La police secrète sous le Premier Empire "
Napoléon Ier. Le magazine du Consulat et de l'Empire, n° 1, mars-avril 2000, p. 50-53


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