 |
[Square Louis XVI] (4184 m2)
Aménagé en 1865, un an après le percement du boulevard Haussmann,
ce square se dresse sur l'ancien cimetière de la Madeleine où
les corps de Louis XVI et de Marie-Antoinette furent ensevelis
après leur exécution. A la Restauration, Louis XVIII fit transporter
leurs dépouilles dans la basilique de Saint-Denis et chargea Fontaine,
l'architecte favori de Napoléon Ier, d'ériger un monument commémoratif,
la Chapelle Expiatoire. Le square encercle très harmonieusement
l'édifice et lui offre l'ombre d'arbres magnifiques.
[Square Marcel Pagnol] (3764 m2)

| Réalisé en 1867, cet ex-square Laborde est situé à proximité immédiate
de l'église Saint-Augustin construite par Baltard à partir de 1860. Il a été réaménagé en
grande partie sur dalles en 1969. |
[Parc Monceau]
Sur un terrain acheté par le duc de Chartres en 1769, Carmontelle
aménagea un jardin "d'illusion" remanié à l'anglaise par le
jardinier-paysagiste Blaikie. Sous l'Empire, Napoléon, intéressé
par le domaine, songea à lui donner une nouvelle destination comme
ménagerie ou comme jardin particulier du Roi de Rome. Mais, c'est
le Second Empire qui conféra à l'ensemble l'aspect que lui connaissons
aujourd'hui. En 1860, à l'occasion de l'ouverture du boulevard
Malesherbes, la ville de Paris s'en porta l'acquéreur et expropria les vingt hectares de l'ancien parc. La moitié fut vendue
pour 8 millions à Pereire qui procéda à une vaste opération immobilière,
tandis que l'autre partie était transformée en jardin par Haussmann
et son équipe. Inauguré le 13 août 1861 par Napoléon III, le parc
remporta auprès du public un succès immédiat, lié tant à sa réussite
esthétique qu'au lotissement des terrains alentours. C'est en
effet sur la plaine Monceau que la bourgeoisie triomphante de
l'époque impériale fit élever ses hôtels particuliers. Les demeures
jouxtant le parc devaient respecter certaines règles édictées
par Haussmann, comme une bande de verdure de 15 mètres devant
la demeure et une grille la séparant de l'espace public. Davioud
dessina des grilles en accord avec la nouvelle richesse du quartier
: de toutes celles conçues pour les espaces verts parisiens du
Second Empire, ce sont les plus magnifiques. L'ensemble du parc
a été recomposé avec raffinement grâce aux artifices prisés par Alphand pour créer l'illusion d'une nature harmonieuse : rochers,
cascades, petit pont enjambant un ruisseau, pièce d'eau, sentiers
sinueux... La Rotonde dite Pavillon de Chartres, ancienne barrière
d'octroi réalisée par Ledoux, fut restaurée par Davioud en pavillon
des gardiens. Les "fabriques" - ces éléments décoratifs typiques
de l'art des jardins du XVIIIe siècle - qui parsemaient l'ancienne
"folie de Chartres", furent également conservées. Elles ajoutèrent
encore au charme de l'ensemble comme en témoigne la Naumachie,
cette colonnade provenant du tombeau inachevé de Henri II à Saint-Denis.
Le parc Monceau abrite l'arbre le plus gros de la capitale : un
platane d'Orient mesurant 7 mètres de circonférence à un mètre
du sol.
|
|
|