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Cet itinéraire s'adresse aux amoureux de la nature qui ne soupçonnent peut-être pas les trésors que recèle la capitale. Il est aussi destiné aux passionnés d'histoire qui trouveront là un moyen particulièrement agréable de se plonger dans la vie quotidienne du Second Empire. Quelques soient vos motivations, attendez-vous à être surpris, charmés et à regarder différemment la ville qui vous entoure. Vous trouverez dans les différentes rubriques accessibles par les icônes ci-dessus tous les renseignements pratiques ou historiques nécessaires au bon déroulement de cet itinéraire. Tout d'abord, une Carte interactive qui vous indiquera le plus court chemin d'un jardin à l'autre. Dans la rubrique Informations pratiques, les horaires d'ouverture, les adresses et l'ensemble des activités proposées ; dans Boire, Manger, Coucher, les adresses pour vous restaurer ; dans Escapades, un petit historique du jardin parisien où vous découvrirez les autres jardins, ceux qui ont été créés avant ou après le Second Empire ; dans Prolongements, un panorama des divertissements et des loisirs de la société impériale dans les espaces verts mis à sa disposition. Enfin, Et Après vous propose quelques ouvrages sur le sujet. Pourquoi un itinéraire des squares, jardins, parcs et bois parisiens sous le Second Empire ? Tout simplement parce que la plupart des espaces verts de la capitale datent de cette époque et que ce legs de l'histoire reste par trop méconnu. C'est en effet sur la volonté de Napoléon III lui-même que Paris s'enrichit entre 1850 et 1870 de superbes jardins dont beaucoup font encore notre admiration. L'empereur était féru de botanique. Déjà, prisonnier au fort de Ham après la désastreuse expédition de Boulogne, Louis-Napoléon s'était distrait en faisant du jardinage: "J'ai pu, écrivait-il à un ami, sur une courtine labourer un petit espace de terre et j'y plante force graines et arbustes... Notre nature offre bien des ressources et des consolations inconnues à ceux qui ne furent toujours heureux". Il montra ensuite un intérêt prononcé pour l'art des jardins. Lors de son exil en Angleterre, le futur Empereur avait étudié et admiré les parcs londoniens. Il avait même collaboré à l'aménagement des jardins du duc de Hamilton et dessiné son parc de Brodnick, ce qui fit dire ironiquement au duc : " S'il venait à perdre sa place, je le prendrai volontiers comme jardinier chef ". Dans son grand projet d'urbanisme pour Paris, Napoléon III accorda ainsi une place privilégiée à la création des espaces verts. Pour la première fois dans l'histoire de la capitale, un souverain se souciait du jardin non pour son propre plaisir ou pour exprimer sa magnificence et son pouvoir, mais dans l'intention de satisfaire le peuple. Il s'agissait de ménager dans un tissu social et urbain dense, des plages de détente, de véritables "trouées vertes" nécessaires à l'oxygénation de la ville. A l'instar d'un corps vivant, Paris, qui se dotait d'appareils circulatoires (la percée des grands boulevards) et éliminatoires (le réseau des égouts), devait aussi se pourvoir d'un système respiratoire. Cette notion nouvelle, l'urbanisme à vocation sociale, est celle qui présida à l'aménagement ou à la création de 24 squares (17 dans l'ancienne cité et 7 dans les quartiers nouvellement annexés), de 4 jardins, de 4 parcs et de 2 bois, pour le seul bien-être des parisiens.
Deux hommes donnèrent forme aux voeux de l'Empereur: le préfet Haussmann, passé à la postérité pour avoir modelé le
Paris de la modernité et Adolphe Alphand, ingénieur plus méconnu,
nommé directeur du Service des Promenades et Plantations de la
ville de Paris. Tous deux, aidés de l'horticulteur Barillet-Deschamp,
de l'architecte Davioud et de Belgrand du Service des Eaux, réalisèrent
le plus grand et le plus bel ensemble d'espaces verts publics
jamais conçu dans la capitale. Suivez-nous dans ce parcours qui
débute au coeur de Paris et qui se déroule, telle une spirale,
du jardin des Tuileries au Bois de Boulogne.
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