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[Square du Temple] ( 7965 m2)
Ouvert au public en 1857, ce square occupe une partie de l'ancien
enclos des Templiers qui fut tristement transformé en prison d'Etat
de 1792 à 1808. C'est là que Louis XVI et sa famille vécurent
leur captivité sous la Révolution. En 1809, Napoléon ordonna la
destruction d'une grande partie de la forteresse et la tour du
Temple fut abattue en 1811. Tous les bâtiments furent rasés et
remplacés par l'actuel square. Petit jardin à l'anglaise qui confine
à l'arboretum par ses essences rares, le square du Temple est
caractéristique du Second Empire par les éléments qui le composent
: une pièce d'eau artificielle tombant des rochers venant de Fontainebleau,
une grille dessinée par Davioud, un kiosque à musique et un chalet
de nécessité. Il est à noter une statue en pierre du poète et
chansonnier Béranger, oeuvre d'un sculpteur contemporain, Lagriffoul.
[Square des Innocents] (870 m2)
Improprement dénommé square, la place des Innocents s'apparente
plus à un mail c'est à dire à un lieu réservé à la promenade,
à la déambulation. Créée en 1860, lors de l'édification des Halles, cette place qui doit son nom au cimetière et à l'église des
Innocents détruits à la fin du XVIIIème, fut plantée d'une soixantaine
de tilleuls répartis autour de la fontaine des Innocents, chef-d'oeuvre
de la Renaissance du à Pierre Lescot et à Jean Goujon. Située
à l'origine rue Saint-Denis, c'est Davioud qui la fit démonter
puis remonter au milieu de la place en la surélevant par une série
de bassins en escaliers. Le parti pris est remarquable : au lieu
de noyer le monument sous la verdure, on choisit de le mettre
en valeur dans un espace dénudé, rythmé par l'alignement régulier
des arbres.
[Square de la Tour Saint-Jacques] (6016 m2)
Il s'agit du premier square ouvert au public en 1856 et le seul
qui, par sa forme, mérite sa dénomination tirée de l'anglais "carré".
Situé stratégiquement à la croisée de Paris, il résulte des travaux
qui bouleversèrent le quartier sous le Second Empire : aménagement
de la place du Châtelet, prolongement de la rue de Rivoli et percement
du boulevard de Sébastopol. Lors de sa visite à Paris pour l'Exposition universelle de 1855, la Reine Victoria fut menée sur le chantier par Haussmann, très fier de présenter à la souveraine le premier square parisien directement inspiré de ses homologues anglais. Véritable écrin de la tour Saint-Jacques,
seul vestige de l'église du même nom détruite en 1797, ce square se dresse
sur le lieu qui servait de point de ralliement aux pèlerins en
partance pour Compostelle. La tour fut restaurée par l'architecte
Ballu de 1854 à 1858, tandis qu'une statue de Pascal par Cavelier
était installée sous la clef de voûte en hommage au philosophe
qui y avait réalisé des expériences barométriques en 1648.
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