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[Jardin des Tuileries et du Carrousel](28 ha)
Situé entre la place de la Concorde et le Louvre, les jardins des Tuileries et du Carrousel sont contemporains
de l'édification du palais des Tuileries par Catherine de Médicis
en 1564. Un siècle plus tard, Le Nôtre en reprit le tracé pour
composer un exemple parfait du jardin à la française. Lieu de
la promenade publique mondaine au XVIIIe siècle, le jardin des
Tuileries resta ouvert à tous au XIXème, tandis que la partie
la plus proche du palais, bientôt nommée jardin du Carrousel,
était liée à la demeure du souverain. Sous le Second Empire, ce
jardin fut aménagé à l'anglaise pour l'usage privé de Napoléon
III et de la famille impériale. La destruction du palais des Tuileries
lors de la Commune rendit cet espace au public.
Dans le jardin des Tuileries ouvert à tous, Napoléon III respecta
la structure classique déjà existante. Il fit cependant édifier
le Jeu de Paume pour les distractions du prince impérial. Après
avoir accueilli les collections impressionnistes, c'est un espace
aujourd'hui dévolu à l'art contemporain.
[Square Louvois](1925 m2)
Ce square situé en face de la Bibliothèque nationale fut inauguré
en même temps que le pont de Solférino, le 15 août 1859, à l'occasion
de la fête de Napoléon III. Il s'ordonne simplement autour de
la belle fontaine des Fleuves français due en 1839 à l'architecte
Visconti et au sculpteur Klagmann
[Square Emile-Chautemps](3960 m2)
Ex-square des Arts et Métiers, sa construction fut décidée par
un arrêté du 23 août 1858 à l'occasion des travaux faisant suite
au percement quatre ans plus tôt du boulevard de Sébastopol. Après
son inauguration, L'Illustration le définit comme tel : "Il appartient à ce que l'on pourrait appeler
le genre noble". Et de fait, sa structure est caractéristique
du jardin à la française : divisé en parcelles égales, il joue
sur la symétrie avec ses allées régulières de marronniers et ses
deux bassins ovales ornés de groupes en bronze. Ces bronzes furent
conçus par Davioud et exécutés en 1860 : à gauche, en regardant
le Conservatoire des Arts et Métiers, les allégories de l'Agriculture
et de l'Industrie sont une oeuvre du sculpteur Gumery (1827-1871),
à droite, Mercure et la Musique sont signés Ottin (1811-1867) ;
les motifs d'ornements sont de Liénard.
Le square Emile-Chautemps est particulièrement remarquable pour
sa composition mais aussi pour les monuments qui lui sont associés.
Au centre, une colonne commémorative en granit du Jura a été érigée
à la gloire des armées du Second Empire. Sur le socle figurent
quatre grandes victoires de la guerre de Crimée : Alma (20 septembre
1854), Inkermann (5 novembre 1854), Tchernaïa (16 août 1855) et
Sébastopol (8 septembre 1855).
Face au square s'élève un beau témoignage du style Second Empire
: le théâtre de la Gaîté Lyrique. Construit en 1862 par Hittorff
et Cuzin pour remplacer le théâtre de la Gaîté de la rue du Temple,
il fut dirigé par Offenbach de 1873 à 1875. Sa façade est décorée
de pilastres composites encadrant les cinq arcades du premier
étage ornées de colonnes de marbre rouge.
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