<i>Napoleonica La Revue</i>, revue internationale d'histoire des Premier et Second Empires napoléoniens, articles, bibliographies, documents, comptes rendus de livres, en français et en anglais : n° 19, juin 2014
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Pour vivre sa passion de l’histoire aujourd’hui, un magazine, des jeux et des animations à picorer suivant son humeur, des rencontres avec des personnalités de l’histoire napoléonienne, et des actualités et des informations à suivre chaque jour.

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Rueil-Malmaison

 


 

Rueil-Malmaison est surtout connue pour son château de Malmaison, haut lieu du souvenir napoléonien, mais la richesse de son histoire ne se limite pas aux époques consulaire et impériale. Le nom de Rueil provient d'une déformation de Ruel, nom donné en raison des nombreux rus qui sillonnaient le territoire. Celui de Malmaison apparaît à la suite des invasions normandes qui ravagèrent les environs. Sa fondation à une époque très lointaine est attestée par des vestiges néolithiques. L'implantation d'une villa gallo-romaine au premier siècle de notre ère témoigne d'un premier développement du site. La villa est remplacée au VIe siècle par un domaine de la dynastie mérovingienne. En effet, Childebert Ier, fils de Clovis puis Dagobert séjournent à Rueil qui devient bientôt leur résidence préférée. C'est à cette époque qu'est créée une pêcherie sous l'égide de Charles Martel. En 875, la châtellenie de Ruel est offerte par Charles le Chauve à l'abbaye de Saint-Denis qui la conserve jusqu'en 1633, date à laquelle les religieux la vendent au cardinal de Richelieu.

C'est au XVIIe siècle que Rueil commence à acquérir une certaine prospérité tandis qu'elle grandit en notoriété. En reprenant en 1633 le château du val de Ruel, le cardinal de Richelieu transforme le modeste village en un lieu de résidence prisé qui attire les personnalités de l'époque : Louis XIII, son frère Gaston d'Orléans, Anne d'Autriche. Les travaux engagés par Richelieu aboutissent à la réalisation d'un magnifique domaine composé d'un château, de jardins, de cascades, de grottes, de bassins et d'un arc de triomphe. Cet ensemble somptueux s'articule autour du centre ville où l'église Saint-Pierre-Saint-Paul fait elle aussi l'objet de travaux : la façade est reconstruite en 1635 d'après les plans de Lemercier, l'architecte de la Sorbonne.
 
C'est au château de Rueil que sont signés en 1635 le traité du même nom plaçant la ville de Colmar sous la protection de la France et les « Lettres patentes » autorisant la création de l'Académie Française. En 1648, la cour royale du jeune Louis XIV et de sa mère Anne d'Autriche s'installe au château pour fuir la Fronde. C'est là qu'est signée en 1649 la « Paix de Ruel » mettant fin à cette période d'instabilité et de rébellion.
 
Quelques années plus tard, Louis XIV propose d'acheter le château à la duchesse d'Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu. La somme demandée est si importante que le roi renonce à ses projets et se décide à construire Versailles.
 
En 1800, le maréchal Masséna en devient le propriétaire et ses héritiers le conservent jusqu'en 1832. Commence alors le morcellement du domaine qui aboutit à la destruction du château. Aujourd'hui ne subsiste de cet ensemble prestigieux que la « Maison du Père Joseph », l'éminence grise du cardinal qui joua un rôle déterminant dans la politique étrangère, notamment dans la lutte menée contre les Habsbourg.
 
Au XVIIIe siècle, Louis XV choisit Rueil pour accueillir avec Courbevoie et Saint-Denis le casernement des Gardes-Suisses. Des trois bâtiments, seule la caserne de Rueil construite par Guillemot existe toujours. Sous le Consulat et l'Empire, la garde consulaire et la garde impériale occupent l'édifice. Sous le Second Empire, on y trouve des régiments de grenadiers de la garde.
 
Au XIXe siècle, la première ligne de chemin de fer reliant Paris à Saint-Germain-en-Laye passe par Rueil. C'est là que les promeneurs parisiens descendaient afin de rejoindre la Grenouillère sur l'île de Croissy et la Maison Fournaise, deux lieux immortalisés par les impressionnistes.


 

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