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Pour vivre sa passion de l’histoire aujourd’hui, un magazine, des jeux et des animations à picorer suivant son humeur, des rencontres avec des personnalités de l’histoire napoléonienne, et des actualités et des informations à suivre chaque jour.

Enrichissements récents :

Sites, musées et monuments : Le musée des Lettres et Manuscrits (Bruxelles)
Littérature et poésie : Mémorial de Sir Hudson Lowe, relatif à la captivité de Napoléon à Sainte-Hélène
Revue de presse : - Tradition magazine, n°260, mars-avril 2012
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ITINÉRAIRES ET PROMENADES


 

RUEIL-MALMAISON

 


 



Le blason de Rueil-Malmaison

Le blason de Rueil-Malmaison
  

Le parcours débute devant l'ancienne mairie transformée aujourd'hui en musée municipal de l'histoire de Rueil-Malmaison. Le bâtiment est intéressant dans la mesure où il s'agit d'une construction Second Empire qui porte d'ailleurs sur sa façade l'aigle impériale. Le musée, en lui-même peu spectaculaire, dresse toutefois le cadre historique dans lequel s'inscrit l'itinéraire : installation du couple Bonaparte à Malmaison sous le Consulat, aménagements et embellissements de la propriété durant l'Empire, refuge de Joséphine après le divorce, lieu de son décès et de son inhumation, devenir du domaine de Malmaison après sa mort, actions de Napoléon III en faveur de la ville. "Je considère les habitants de Rueil comme s'ils étaient de ma famille" déclarait l'Empereur en souvenir des moments privilégiés passés, lorsqu'il était enfant, près de sa grand-mère à Malmaison. Cet attachement a largement contribué à l'amélioration de la vie des Ruellois sous le Second Empire. Napoléon III décerna par décret officiel les armoiries de la ville. Celles-ci se composent d'un N d'or surmonté d'une étoile rayonnante en souvenir de la dynastie napoléonienne, de la représentation du Château de Malmaison et d'une fleur d'Hortensia en souvenir de la Reine Hortense.
 

En sortant de la mairie, empruntez la rue Paul Vaillant-Couturier qui mène jusqu'à la place de l'Eglise. Là se dresse l'église Saint-Pierre-Saint-Paul qui accueille de chaque côté du choeur les tombeaux de l'Impératrice Joséphine et de sa fille la Reine Hortense. Poursuivez en prenant face à l'église la rue Jean Le Coz puis l'avenue de l'Impératrice Joséphine qui mène jusqu'au parc de Bois Préau. Cette voie n'était sous l'Empire qu'une grande allée qui conduisait directement de l'église au château de Malmaison. Bourienne raconte que Bonaparte aimait à s'y promener, s'arrêtant brusquement pour écouter les cloches de l'église. Arrivé devant les grilles du parc et avant de visiter le musée qui s'y trouve, prenez sur la droite l'avenue de Bois Préau. Au bout de cette avenue, faisant angle avec l'avenue Napoléon Bonaparte, s'élève un joli bâtiment qui est aujourd'hui la propriété de l'Institut Français du Pétrole. Il s'agit de l'ancien pavillon de garde, situé à l'origine dans l'avant-parc de Malmaison, qui faisait fonction d'écurie et abritait le piquet de cavalerie chargé de surveiller l'entrée du domaine. Erigé par Percier et Fontaine à partir de 1801, il a conservé sa structure originelle en dépit des adjonctions postérieures telle la rotonde sur la droite. A remarquer, le fronton triangulaire orné d'un trophée militaire et les pilastres ioniques formant l'encadrement de la porte.
 

Portrait de Bonaparte et Joséphine © RMN

Portrait de Bonaparte et Joséphine © RMN
  

En revenant sur vos pas, vous pénétrez dans le parc du château de Bois-Préau abritant un musée consacré à l'exil de Bonaparte à Sainte-Hélène et à la légende napoléonienne. Après la visite de celui-ci, empruntez l'allée principale du parc pour rejoindre le château de Malmaison. Attention : il faut quitter cette allée quand vous apercevez sur la droite une statue de pierre sur un haut piédestal et rejoindre une cabane en bois, chalet de surveillance des gardes du parc. Sur la droite un petit chemin longe une jolie demeure propriété de l'Etat : le château des Oeillets fut la demeure du banquier Hagermann, propriétaire du domaine après la mort de Joséphine, et l'actuelle maison des heureux conservateurs des châteaux de Malmaison et Bois Préau. Immédiatement après celle-ci, une entrée est ménagée dans le mur débouchant sur un parking. En sortant de celui-ci, vous vous trouvez face aux grilles du château de Malmaison.
 

James Forbes, Bonaparte et Joséphine devant Malmaison, côté jardin © RMN

James Forbes, Bonaparte et Joséphine devant Malmaison, côté jardin © RMN
  

Dès l'allée qui mène à l'entrée en forme de tente militaire, on ne peut qu'être séduit par le décor qui s'offre à nos yeux. Le château de Malmaison est véritablement un lieu fascinant par son harmonie intérieure, la qualité des collections du musée mais aussi par l'émouvante atmosphère qui s'en dégage : ici, plus qu'ailleurs est encore perceptible la présence de Bonaparte et de Joséphine. Cette impression est particulièrement sensible lors de la visite du parc, dans ce jardin que Joséphine peupla d'une flore et d'une faune exotiques en souvenir de son enfance antillaise passée dans un autre domaine, celui de la Pagerie à la Martinique. Les animaux ont bien sûr disparu depuis longtemps mais les massifs de roses de l'Impératrice font aujourd'hui l'objet de recherches botaniques à partir des planches de Redouté et de descriptions de l'époque, dans le but de recréer les espèces les plus rares. Le parc offre une autre curiosité : à gauche du bâtiment, côté jardin, est planté un cèdre majestueux ramené par Joséphine de Marengo en souvenir de cette victoire fameuse de la campagne d'Italie.
 

Chambre d'apparat de l'Impératrice Joséphine à Malmaison © RMN

Chambre d'apparat de l'Impératrice Joséphine à Malmaison © RMN
  

Malmaison garde l'empreinte des maisons aimées et la mélancolie qui s'en dégage n'est pas factice. Comment ne pas songer à cette phrase de l'Empereur lors de son dernier passage au château juste avant le départ pour l'exil : "Que c'est beau la Malmaison ! N'est-ce pas Hortense qu'il serait heureux d'y pouvoir rester ?".
 
En ressortant, prenez sur la droite l'avenue du château de Malmaison et bifurquez immédiatement à droite dans l'avenue Marmontel. vous vous trouvez dans le parc privé de la Malmaison abritant les demeures les plus huppées de la ville. Même si elles ne font pas partie de notre itinéraire napoléonien, vous ne pourrez vous empêcher de les admirer. Sur la gauche, le mausolée du Prince impérial dresse son émouvante silhouette. Petit temple circulaire, il rend hommage au fils de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie tragiquement disparu lors d'une expédition coloniale en 1879. Le monument visible ici fut installé en 1938 pour remplacer le premier mausolée érigé à la demande d'Eugénie, mais qui n'avait pas résisté au temps. Temple de pierre et de marbre, il abrite une épreuve en bronze de la statue du Prince impérial et de son chien Néro par carpeaux. 
 

Hector Viger, "La Rose de Malmaison" : Joséphine et Napoléon devant le Temple de l'Amour © RMN

Hector Viger, "La Rose de Malmaison" : Joséphine et Napoléon devant le Temple de l'Amour © RMN
  

En continuant jusqu'au bout de cette même avenue, vous apercevez sur la droite une grande demeure privée qui conserve dans son jardin un autre monument dépendant jadis du domaine de Malmaison : le Temple de l'Amour. A travers un portail barré d'un préventif "chien méchant", il est tout de même possible d'observer cet édifice composé par Berthault en 1807 à partir d'un petit temple déjà existant. Les colonnes de marbre proviennent d'églises parisiennes pillées à la Révolution et furent installées à la demande de Joséphine. La statue de l'Amour, oeuvre de Tassaert qui reposa sous la coupole jusqu'en 1877, est désormais conservée au musée du château de Malmaison.

Le parcours se poursuit ensuite en prenant à droite l'avenue Delille. La parcelle de terrain qui s'étend jusqu'à l'avenue Napoléon Bonaparte (RN 13) est occupée par la Petite Malmaison, ancienne serre chaude construite à la demande de Joséphine pour satisfaire sa passion de la botanique. Si vous avez pris auparavant rendez-vous avec le propriétaire, vous effectuerez une charmante visite de ces lieux, sinon vous vous contenterez de les apercevoir à travers les grilles et les feuillages touffus qui la bordent.
 
Pour les plus courageux, l'itinéraire peut se poursuivre par une belle promenade jusqu'à la fôret domaniale de Malmaison, lieu privilégié des excursions impériales. Pour s'y rendre à pied, il faut rebrousser chemin dans l'avenue Delille et prendre l'avenue Ducis puis la rue de la Bergerie qui conduit directement au lac de Saint-Cucufa. Attention, la montée est rude ! En voiture, en partant du château de Malmaison, il faut prendre l'avenue Tuck Stell et sur la droite l'avenue de Versailles. Les promenades en calèche en forêt de Malmaison et les ballades en canot sur le lac étaient un passage obligé pour les invités de l'Impératrice. Le dernier fut le tzar Alexandre de Russie au mois de mai 1814. L'Impératrice Joséphine s'éteignait quelques jours après cette visite.

 

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