<i>Napoleonica La Revue</i>, revue internationale d'histoire des Premier et Second Empires napoléoniens, articles, bibliographies, documents, comptes rendus de livres, en français et en anglais : n° 19, juin 2014
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Pour vivre sa passion de l’histoire aujourd’hui, un magazine, des jeux et des animations à picorer suivant son humeur, des rencontres avec des personnalités de l’histoire napoléonienne, et des actualités et des informations à suivre chaque jour.

Enrichissements récents :

Mode : Les sous-vêtements féminins sous le Premier Empire
Vient de paraitre : Les damnés de la République (roman)
Littérature et poésie : Mémorial de Sir Hudson Lowe, relatif à la captivité de Napoléon à Sainte-Hélène
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ITINERAIRES ET PROMENADES


 

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Iéna - Auerstedt 14 octobre 1806

 


 

Voici d'autres sites liés à l'histoire des batailles d'Iéna et d'Auerstedt, mais ne faisant pas l'objet d'un parcours à part entière. Pour découvrir la région de Thuringe...

La balade audio de Iéna-Cospéda : il est possible de faire une promenade interactive qui, depuis le « Musée 1806 », conduira à la Pierre Napoléon. L'artiste canadienne Janet Cardiff a créé une « balade audio » en collaboration avec Georges Bures Miller. Elle s'est vue décerner le très renommé prix artistique Bortho Graef 2004.
 
La Tombe Saxonne, au Nord-Est d'Iéna, près de Zwätzen : il s'agit du seul monument situé sur les champs de bataille à porter le nom de simples soldats.
Eglise Saint-Michel, Kirchplatz,à Iéna : on arrive à l'église St Michael par la place du Marché avec la statue de bonze de Johann Friedrich le magnanime, fondateur de l'université d'Iéna. Cette église gothique fut convertie en le plus grand hôpital militaire d'Iéna en 1806.
 
L'Eckartsburg : Ekkehard Ier de MeiBen fit construire l'Eckartsburg en 998 pour protéger son empire. Actuellement, le donjon abrite un diorama qui reconstitue la bataille d'Iéna et d'Auerstedt avec plus de 6000 soldats de plomb. Les visiteurs pourront découvrir l'histoire mouvementée de ce château dans son musée.

La ville d'Erfurt, capitale de la Thuringe compte de nombreuses traces du passage de la Grande Armée. Ainsi pour commencer l'ancienne résidence du gouverneur, Regierungsstrasse 73 : Ce bâtiment fut construit, entre 1711 et1720 d'après des plans de l'architecte Maximilian von Welsch. Il fut le siège du gouverneur de Mayence et abrite aujourd'hui la chancellerie de Thuringe. C'est ici, dans la salle des audiences de l'ancien palais impérial, que Napoléon rencontra Goethe le 2 octobre 1808.

La salle impériale, située au numéro 15/16 de la rue Futterstrasse, quant à elle, appartient à un bâtiment construit en 1715 pour servir de salle de bal à l'Université. A l'occasion du fameux  Congrès réunissant les princes la célèbre Comédie Française y donna une représentation. Actuellement centre de congrès, c'est ici qu'eut lieu l'entrevue entre Napoléon et le Tsar Alexandre Ier le 27 septembre 1808.

Place de la cathédrale, on trouve la Maison « Zur Hohen Lilie » : Elle compte parmi les plus vieilles auberges d'Europe. Depuis 1341, elle a accueilli des personnalités aussi célèbres que Martin Luther ou le roi de Suède, Gustave II Adolphe. A l'époque napoléonienne, des soldats français logèrent dans cette auberge, qui accueillit également plus tard le roi de Westphalie, un des frères de Napoléon.

Il ne faut pas manquer le splendide ensemble formé par la cathédrale et l'église St Severi, témoins remarquables de l'architecture religieuse médiévale. On notera le style gothique tardif de la cathédrale et son choeur de style gothique flamboyant. En son centre se trouve la plus ancienne cloche médiévale, la « Gloriosa » et, avec l'église St Severi elle est l'emblème de la ville. Début 1814, les troupes françaises battirent en retraite sur la colline inférieure de la cathédrale et le Petersberg.

Enfin, la citadelle de Petersberg, unique citadelle baroque d'Europe centrale encore conservée de nos jours remonte à l'époque où Erfurt appartenait au royaume de Mayence et reflète l'architecture militaire européenne. Durant la période d'occupation militaire française à partir de 1806, elle devint le théâtre de différentes opérations militaires et fut le dernier refuge des troupes françaises en 1813/1814.

La ville de Weimar, quant à elle, bien qu'essentiellement marquée par l'emprunte des poètes Goethe et Schiller et l'effervescence intellectuelle du classicisme allemand, conserve quelques lieux de mémoire de l'époque de Napoléon.

La maison d'habitation et d'affaires de Friedrich J. Bertuch, un éditeur, qui avait à plusieurs reprises publié des écrits critiques à l'égard de Napoléon et qui fut contraint de fuir Weimar pendant un certain temps après le 14 octobre 1806. Depuis 1955, cette maison abrite le musée principal, aux numéros 5-9 de l'actuelle rue Karl-Liebknecht.
Dans la rue Frauentor au numéro 23, on découvre la célèbre auberge « Gasthaus zum weiBen Schwann ». Un boulet de canon tiré durant les journées d'octobre 1806 est toujours enfiché dans le mur côté sud de l'auberge. La maison de Goethe sur le Frauenplan se situe juste à côté.

Plus loin on découvre un buste grandeur nature de J. D. Falk. Il fut mis en place en 1913 dans le fossé devant la Caisse d'épargne. En 1806 Falk avait en effet rendu de grands services à la ville en servant d'interprète et d'intermédiaire auprès des Français. Ce monument honore surtout l'engagement social dont Falk fit preuve au profit des orphelins de la guerre de libération de 1813 / 1815.

Enfin, sur la face sud de l'église St Jakob se trouve la pierre tombale de Melchior Kraus. Ce peintre et professeur de dessin, alors âgé de presque soixante dix ans, décéda le 5 novembre 1806 suite aux abus commis par les pillards français et de chagrin d'avoir perdu son atelier.


Juin 2006


 

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