<i>Napoleonica La Revue</i>, revue internationale d'histoire des Premier et Second Empires napoléoniens, articles, bibliographies, documents, comptes rendus de livres, en français et en anglais : n° 19, juin 2014
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Pour découvrir l'histoire napoléonienne, pas à pas, parfaire ses connaissances et poursuivre des recherches personnelles, pour tous les amateurs et les historiens passionnés, laissez-vous guider parmi un riche ensemble d'articles et de dossiers thématiques, d'images commentées, d'outils pour travailler.

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ARTICLES

Boursière de la Fondation Napoléon, Marie Emilie Vaxelaire obtient le titre de Docteur en histoire de l'art

(Article de LERNER Elodie )

 Informations


Un sujet nouveau et napoléonien

Une riche documentation sur une entreprise innovante
Une clientèle prestigieuse et impériale




Boursière de la Fondation Napoléon en 2007, Marie Emilie Vaxelaire  a brillamment soutenu sa thèse concernant  « Mellerio dits Meller, histoire d'une maison de joaillerie parisienne au XIXe siècle (1830-1870) » le 19 juin 2009 à l'Institut National d'Histoire de l'Art et a obtenu le titre de Docteur avec la mention très honorable. La Fondation Napoléon lui adresse ses chaleureuses félicitations.


  Un sujet nouveau et napoléonien


Après une maîtrise sur l'image du bijou dans la peinture française du XIXe siècle présentée à l'Université de Paris X, Mme Vaxelaire a en effet choisi de s'intéresser à la famille Mellerio, détentrice de l'une des plus importantes maisons de joaillerie au XIXe siècle. La célébrité des Mellerio prend son plein envol sous la Monarchie de Juillet pour toucher au firmament sous le règne de Napoléon III.

Une salle comble.

Une salle comble.

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Il s'agit de la première thèse sur la joaillerie du XIXe siècle soutenue dans les universités françaises, peu prolixes en travaux portant sur les arts décoratifs . Cet axe de recherche avait jusqu'alors été privilégié par les bijoutiers eux-mêmes ou par les facultés britanniques.  Sensible à la nouveauté et à l'intérêt du sujet, le public avait répondu largement présent.


  Une riche documentation sur une entreprise innovante


Devant une salle comble, les membres du jury ont félicité la candidate pour son travail de dépouillement des archives, particulièrement du fonds impressionnant (plus de 50 000 dessins et calques) et inédit conservé par l'entreprise Mellerio aujourd'hui encore en pleine activité.

Grâce à ce travail, une base de données informatique a pu être initiée et une étude très complète menée à bien dans laquelle sont abordées à la fois l'histoire de cette maison,  l'évolution esthétique des bijoux et les questions techniques liées à leur fabrication. Sur ce dernier point, un axe d'analyse majeur a été ouvert par l'évocation du caractère collectif de la création et de la collaboration étroite entretenue alors entre les différentes maisons pour répondre aux commandes les plus importantes. Si les Mellerio ont cédé à la mode du pastiche cher au XIXe siècle, Mme Vaxelaire a insisté sur l'originalité de ces bijoutiers qui n'ont cessé de s'adapter et d'innover, faisant preuve d'audaces techniques, comme celles déployées dans le diadème rocaille présenté à l'exposition universelle de 1867.


  Une clientèle prestigieuse et impériale


Le rendu du verdict du jury.

Le rendu du verdict du jury.

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A ces pièces exceptionnelles répond une liste conséquente de clients tout aussi prestigieux. Les annexes en comprennent le répertoire, véritable kaléidoscope de la société de cette époque. Parmi les commanditaires les plus prestigieux, citons la famille Rothschild et bien sûr l'impératrice Eugénie qui initia notamment la vogue des bijoux dits « de poitrine ». L'Empereur lui-même commanda un diadème en lauriers.  Les années 1850-1860 correspondent au règne du bracelet et à l'apogée de cette maison. C'est aussi à cette période qu'est conçu le superbe noeud récemment acquis par la Musée du Louvre.

La nouvelle Docteur en histoire de l'art applaudie.

La nouvelle Docteur en histoire de l'art applaudie.

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A l'issue de la soutenance, le jury, composé de Bruno Foucart (directeur, Université de Paris IV), Barthélémy Jobert (Université de Pairs IV),  François Robichon (président, Université de Lille), Dominique Dussol (Université de Pau), Daniel Alcouffe et Anne Dion-Tenenbaum (conservateurs au Musée du Louvre), a encouragé Mme Vaxelaire à continuer ses recherches en accentuant les parallèles avec d'autres représentants de l'industrie du luxe de cette époque, tels que Froment-Meurice ou Christofle.

L'assistance était ensuite conviée par Olivier Mellerio, président de Mellerio International, à fêter cet heureux événement autour d'un buffet. Accueillis dans la convivialité, nous avons pu également visiter leurs salles d'archives. 


Un moment de convivialité.

Un moment de convivialité.

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L'histoire de la bijouterie sous le Second Empire reste à inventer ; Mme Vaxelaire en a écrit les premières pages : nous sommes impatients de lire les suivantes. 

Marie- Emilie Vaxelaire a déjà publié des articles sur ce sujet dans Connaissance des Arts et l'Estampille, l'objet d'art ; pour en savoir plus, cliquez ici.
 
Pour en savoir plus sur le noeud récemment acquis par le Musée du Louvre, cliquez ici.
 
Pour en savoir plus sur les bourses de la Fondation Napoléon, cliquez ici.
 
Pour en savoir plus sur la maison Mellerio aujourd'hui, cliquez ici.


 
     
 
 

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Auteur :

LERNER Elodie

 

 
 

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