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Informations
Auteur : |
ABEBERRY MAGESCAS Xavier |
Revue : |
Revue du Souvenir Napoléonien |
Numéro : |
450 |
Mois : |
janvier |
Année : |
2004 |
Pages : |
p. 39-48 |
Notes
(1) Pour de plus amples détails sur la Confédération du Rhin, voir Roger Dufraisse, « Confédération du Rhin », Dictionnaire Napoléon, 1987, pp. 457-463. (2) Sur le grand duché de Berg, voir R. Dufraisse, « Berg », Dictionnaire Napoléon, 1987, pp. 196-200. Quand Murat devint officiellement roi de Naples, le 15 juillet 1808, et jusqu'au 24 septembre 1810, les affaires du grand duché de Berg furent d'abord traitées à Paris par la secrétairerie d'État puis, lors de la régence organisée à partir du mois de mars 1809, par un secrétariat d'État pour le grand duché de Berg confié à Roederer avec un commissaire français à Düsseldorf, Beugnot. (3) L'expression est d'Helmut Berding (traduction R. Dufraisse), « Le royaume de Westphalie, État-modèle », Francia, 1983, pp. 345-358. Cet article a été repris, dans le Dictionnaire Napoléon, sans notes et sans un développement sur les résistances des États de la Confédération du Rhin à la rédaction d'une constitution (pp. 1746-1750). (4) Titre II de la constitution : « art. 5 [et unique]. Le royaume de Westphalie fait partie de la Confédération du Rhin. Son contingent sera de 25 000 hommes de toutes armes, présents sous les armes ; savoir : 20 000 hommes d'infanterie, 3 500 de cavalerie, 1 500 d'artillerie. Pendant ces dernières années, il sera seulement soldé dix mille hommes d'infanterie, deux mille de cavalerie et cinq cents d'artillerie ; les douze mille cinq cents autres seront fournis par la France, et tiendront garnison à Magdebourg. Ces douze mille cinq cents hommes seront soldés, nourris et habillés par le roi de Westphalie ». (5) H. Berding, « Le royaume de Westphalie... », pp. 346-347. (6) O. Conelly, Napoleon's Satellite Kingdoms, p. 183. (7) « Napoléon, par la grâce de Dieu et les constitutions, empereur des Français, roi d'Italie, et protecteur de la Confédération du Rhin. Voulant donner une prompte exécution à l'article 19 du traité de paix de Tilsit, et établir pour le royaume de Westphalie des constitutions fondamentales, qui garantissent le bonheur des peuples qui le composent, et qui en même temps, assurent au souverain les moyens de concourir, en qualité de membres de la Confédération du Rhin, à la prospérité commune, Nous avons statué et statuons ce qui suit... ». ((8) Napoléon à Jérôme, 15 novembre 1807, Correspondance... Napoléon, n° 13361. (9) Louis Madelin, L'Empire de Napoléon, Paris, 1946, p. 264. (10) H. Berding, « Le royaume de Westphalie... », pp. 347-349. (11) Article 4 de la constitution : « Au premier décembre, le roi de Westphalie sera mis en possession par des commissaires, que nous nommerons à cet effet, de la pleine jouissance et souveraineté de son territoire ». (12) Député à la Législative. Emprisonné à la Terreur. Il entra au service de Lucien Bonaparte, au ministère de l'Intérieur ; il se vit confier le choix des préfets et la rédaction de la circulaire relative à leurs attributions dont Napoléon conserva les trois-quarts. Nommé alors préfet de Rouen, il y demeura jusqu'en mars 1806 quand il entra au conseil d'État, à la section de l'Intérieur. Sa mission dans le royaume de Westphalie fut suivie d'une autre similaire dans le grand duché de Berg, destiné désormais (juillet 1808) au fils aîné de Louis Bonaparte. Comte de l'Empire puis officier de la Légion d'honneur en 1809, il se crut promis à une grande carrière. Mais la nomination de Roederer comme ministre secrétaire d'État du grand duché, le 23 septembre 1810, fut une désillusion. Il revint en France, à la fin de l'année 1813, comme préfet à Lille. À la chute de l'Empire, il devint commissaire à l'Intérieur et au Culte dans le gouvernement provisoire puis directeur général de la police. Désigné dans la commission chargée de rédiger la charte, il en fut le secrétaire. Ministre de la Marine de Louis XVIII, le 3 décembre 1814. Il suivit le roi pendant les Cent-Jours. Perçu comme un ultra, il était exclu de la combinaison Talleyrand-Fouché. Député de Rouen en 1816. Dictionnaire Napoléon, 1987, pp. 211-212. (13) Notaire de 1786 à 1788 ; élu à l'Assemblée législative où il siégea parmi les modérés. Membre de la commission extraordinaire des finances de la Convention en l'an III et de celle des négociants de la République près du ministre des Finances en l'an V. Rallié au coup d'État de Brumaire, il entra au conseil d'État le 4 nivôse an VIII, mais fut rapidement désigné comme préfet du Mont-Tonnerre ; il eut à s'occuper de l'organisation des départements rhénans. S'il joua dans le royaume de Westphalie un rôle important, Jérôme « voyait en lui une sorte d'agent supérieur de la police impériale ». Comte de l'Empire le 2 août 1808. Dictionnaire Napoléon, 1987, p. 972. (14) Article 45 de la constitution : « Le code Napoléon formera la loi civile du royaume de Westphalie, à compter du premier janvier 1808 ». La traduction du code allemand fut supervisée par un professeur de l'Université de Göttingen, Leist ; elle fut imprimée en septembre 1808 ; cf. O. Conelly, Napoleon's Satellite Kingdoms, p. 189. Il faut noter qu'il s'agissait donc d'une autre traduction que celle qui avait été effectuée pour le grand duché de Berg ; Paul-Ludwig Weinacht, « Réception et refus du Code Napoléon en Allemagne pendant la première décade du XIXe siècle », Napoléon et l'Europe. Regards croisés d'historiens européens, communication au colloque international de La Roche-sur-Yon, 8-9 juin 2001. (15) Avocat à Aix. Élu au conseil des Cinq-Cents le 24 vendémiaire an IV, il siégea parmi les modérés. Emprisonné entre les coups d'État de Fructidor et de Brumaire. Membre du Tribunat, il prit une part active à la rédaction du Code civil et fut chargé de la présenter au Corps législatif. Nommé conseiller d'État en 1804, après s'être prononcé pour l'établissement de l'Empire. Dictionnaire Napoléon, 1987, pp. 1576-1577. Sur son action dans le royaume de Westphalie, voir Jean Tulard, « Siméon et l'organisation du royaume de Westphalie », Francia, 1970. Siméon avait été garde des sceaux du Grand-Orient et sa Grande-Loge fut très prospère dans le royaume de Westphalie ; voir sur ce point ainsi que pour l'ensemble de la question dans l'Europe sous emprise napoléonienne, François Collaveri, « Franc-maçonnerie », Dictionnaire Napoléon, 1987, pp. 758-762. (16) À l'origine, ce gouvernement était composé uniquement de Français : Siméon à la Justice et à l'Intérieur, Beugnot et Jollivet aux Finances, le général Lagrange à la guerre et de Marinville comme secrétaire d'État – Staatsekretär – qui préféra se consacrer aux affaires étrangères qui lui étaient de fait rattachées. Ce dernier fut remplacé en 1808, et jusqu'en 1813, par Le Camus (1777-1824), un Créole compagnon d'aventures de Jérôme dans les Antilles dont Napoléon aurait bien voulu que son frère se défît. Il faut mentionner également le directeur général de la police, Legras de Bercagny (1761-1833), écarté en 1809, au profit du général Bongars, pour avoir été chef du parti qui considérait la Westphalie comme une colonie française, ou le secrétaire général du gouvernement et rédacteur en chef du Moniteur westphalien, Jacques Marquet de Montbreton de Norvins (1769-1854). Sur ces points, voir O. Conelly, Napoleon's Satellite Kingdoms, pp. 185 et s. (17) H. Berding, « Le royaume de Westphalie... », p. 350. (18) Ibid. (19) En 1809, des moutures révisées des codes de procédure civile et de procédure criminelle furent publiées suivies, au cours de l'année 1810, de celle, ajustée aux usages du pays, du Code pénal et de celle du Code de commerce. (20) De manière générale, les conseils d'État institués par Napoléon en Europe contribuèrent effectivement à l'activité législative de leur pays et ne furent pas de simples chambres d'enregistrement, se comportant à quelques reprises comme des « assemblées politiques défendant les droits et les intérêts locaux contre la politique française d'assimilation et les prélèvements de plus en plus lourds que l'administration napoléonienne voulait leur imposer », Le conseil d'État, son histoire à travers les documents d'époque, 1799-1974, Paris, Éditions du CNRS, 1974, p. 166. Pour une comparaison des divers conseils d'État napoléoniens, voir Xavier Abeberry, Le gouvernement central de l'Espagne sous Joseph Bonaparte (1808-1813). Effectivité des institutions monarchiques et de la justice royale, thèse droit, Université de Paris XII, 2001, pp. 192-194. (21) Titre VI de la constitution : « Art. 21. Le conseil d'État sera composé de seize membres au moins, et de vingt-cinq membres au plus, nommés par le roi, et révocables à volonté. Il sera divisé en trois sections : section de la justice et de l'intérieur, section de la guerre, section du commerce et des finances ». (22) Il faut noter que, pour dissocier les portefeuilles de la Justice et de l'Intérieur en 1808, Jérôme profita de l'ambiguïté de la rédaction de l'article 19 de la constitution – « Les ministres sont au nombre de quatre ; savoir : un pour la justice et l'intérieur, un pour la guerre, un pour les finances, le commerce et le trésor. Il y aura un ministre secrétaire d'État. » et de la notion de ministre secrétaire d'État. (23) Titre VIII de la constitution : « Art. 34. Le territoire sera divisé en départements, les départements en districts, les districts en cantons, et ceux-ci en municipalités. Le nombre des districts ne pourra être au-dessous de trois, ni au-dessus de cinq par départements ». (24) Article 35 : « Les départements seront administrés par un préfet. Il y aura dans chaque préfecture un conseil de préfecture pour les affaires contentieuses, et un conseil général de département ». Article 36 : « Les districts seront administrés par un sous-préfet. Il y aura dans chaque district ou sous-préfecture, un conseil de district ». Les huit préfets aux pouvoirs très élargis, nommés par Siméon, étaient tous des Allemands et généralement nobles ; les préfets de police, souvent des Français, leur furent soumis ; voir O. Conelly, Napoleon's Satellite Kingdoms, p. 188. (25) Article 21 alinéa 3 : « Le conseil d'État fera les fonctions de cour de cassation. Il y aura auprès de lui des avocats pour les affaires qui sont de nature à être portées à la cour de cassation, et pour le contentieux de l'administration ». (26) Article 16 : « Le système d'imposition sera le même pour toutes les parties du royaume. L'imposition foncière ne pourra dépasser le cinquième du revenu ». (27) H. Berding, « Le royaume de Westphalie... », p. 352. L'article 17 de la constitution portait en effet : « Le système monétaire et le système des poids et mesures maintenant en vigueur en France, seront établis dans tout le royaume ». (28) Ibid. (29) Il s'agissait pour le gouvernement d'« une voie moyenne raisonnable entre la rigueur de la loi et les considérations que l'on devait avoir pour une longue possession et pour un héritage familial héréditaire », Westphälische Moniteur, n° 58, 10 mai 1808, p. 235, cité par H. Berding, « Le royaume de Westphalie... », p. 352. (30) Rapport de Beugnot à Napoléon : « Car la féodalité qui subsiste dans vos États [de Westphalie] n'est pas cette féodalité adoucie et presque éteinte qu'on trouvait en France en 1789, et où l'on n'apercevait plus que des privilèges et des droits honorifiques ; ici, la féodalité tient à l'ordre social, elle en est la racine [...]. Toute réforme doit être lente et mesurée : cette matière est l'une de celles où le temps s'est réservé les succès. », cité par Ch. Schmidt, Le Grand-Duché de Berg (1806-1813). Étude sur la domination française en Allemagne sous Napoléon Ier, Paris, 1905, p. 485 et repris par Stuart Woolf (traduction Jeannie Carlier et Isabelle Detienne), Napoléon et la conquête de l'Europe, Paris, Flammarion (Histoires), 1990, pp. 171-172. (31) Article 2 de la constitution : « Nous nous réservons la moitié des domaines allodiaux des princes, pour être employés aux récompenses que nous avons promises aux officiers de nos armées qui nous ont rendu le plus de services dans la présente guerre. La prise de possession de ces biens sera faite, sans délai, par nos intendants, et le procès-verbal en sera dressé contradictoirement avec les autorités du pays avant le premier décembre ». (32) Article 14 : « La noblesse continuera de subsister dans ses divers degrés et avec ses qualifications diverses, mais sans donner ni droit exclusif à aucun emploi et à aucune fonction ou dignité, ni exemption d'aucune charge publique ». (33) Article 13 : « Tout servage, de quelque nature et sous quelque dénomination qu'il puisse être, est supprimé, tous les habitants du royaume de Westphalie devant jouir des mêmes droits ». (34) Article 11 : « Les États, soit généraux, soit provinciaux, des pays dont le royaume est composé, toutes corporations politiques de cette espèce, et tous privilèges desdites corporations, villes et provinces, sont supprimés ». Article 12 : « Sont pareillement supprimés tous privilèges individuels, en tant qu'ils sont incompatibles avec les dispositions de l'article ci-dessus ». (35) Article 10 : « Le royaume de Westphalie sera régi par des constitutions qui consacrent l'égalité de tous les sujets devant la loi, et le libre exercice des cultes ». (36) Mais « le directeur général de la haute police, par une décision arbitraire, [priva] les juifs de la liberté de se déplacer sans une autorisation préalable et le paiement d'une taxe spéciale ; c'est que les petits producteurs de laine se plaignent de la concurrence des colporteurs juifs », S. Woolf, Napoléon et la conquête de l'Europe, p. 300. (37) H. Berding, « Le royaume de Westphalie... », p. 354. (38) Titre VII de la constitution : « Art. 29. Les États du royaume seront composés de cent membres, nommés par des collèges de département ; savoir : soixante-dix membres choisis parmi les propriétaires, quinze parmi les négociants et les fabricants, et quinze parmi les savants et les autres citoyens qui auront bien mérité de l'État. Les membres des États ne recevront pas de traitement. Art. 30. Ils seront renouvelés par tiers tous les trois ans : les membres sortants pourront être immédiatement réélus. Art. 31. Le président des États est nommé par le roi. Art. 32. Les États s'assemblent sur la convocation ordonnée par le roi. Art. 33. Les États délibèrent sur les projets de lois qui ont été rédigés par le conseil d'État, et qui leur sont présentés par ordre du roi, soit pour les impositions ou la loi annuelle des finances, soit sur les changements à faire au Code civil, au Code criminel, et au système monétaire. Les comptes imprimés des ministres leur seront remis chaque année. Les États délibèrent sur les projets de lois au scrutin secret et à la majorité absolue des suffrages ». (39) H. Berding, « Le royaume de Westphalie... », p. 354. (40) Article 3 de la constitution : « Les contributions extraordinaires de guerre qui ont été mises sur lesdits pays, seront payées, ou des sûretés seront données pour leur paiement, avant le premier décembre [1807] ». (41) Les troupes impériales passèrent de 12 500 hommes, en 1808 et 1809, à 18 500, en 1810 et 1811, puis 24 000, en 1812, et même 30 000 hommes en 1813. (42) Fin 1808, Jérôme avait déjà 14 000 hommes, dont une garde royale de 2 100 hommes, entraînés, armés, équipés et manoeuvrables et 4 000 autres à l'entraînement. 7 000 conscrits devaient entrer dans les casernes en février 1809. L'effort de guerre en hommes du royaume de Westphalie fut remarquable : 70 000 appelés et 30 000 volontaires entre janvier 1808 et octobre 1813. Les pertes, au sens large, furent importantes : 7 000 (5 000 morts) des 9 500 hommes envoyés en Espagne en 1809 ; 20 500 des 22 000 hommes de la campagne de Russie. (43) H. Berding, « Le royaume de Westphalie... », p. 355. (44) Selon les estimations arrêtées par l'administration impériale, 943 dotations furent accordées en Westphalie pour un montant de 6 768 166 francs. Jusqu'en 1814, Napoléon accorda 4 042 dotations pour un montant de 18 212 930 francs alors que le produit total des biens dont il avait été pris possession en son nom dans les pays conquis s'élevait à 22 529 646 francs ; sources dans H. Berding, Napoleonische Herrschafts- und Gessellschafspolitik im Königreich Westfalen 1807-1813, Göttingen, 1973, p. 148. Pour N. Gotteri, « les montants impressionnants atteints par certaines dotations ne doivent pas faire illusion [...] il faut tenir compte de plusieurs facteurs pour tenter de nuancer... des estimations établies de manière absolue. [...] ces dotations [situées à l'étranger]... sont donc très difficiles à gérer, il faut y entretenir un personnel suffisant pour les mettre en valeur. De plus, les domaines, [éprouvés par les guerres], exigent des mises de fonds considérables pour être de nouveau rentables. Enfin, on ne doit pas omettre que leurs revenus... sont soumis à de strictes impositions régulièrement perçues par la caisse d'amortissement, la caisse de la Légion d'honneur ou la caisse du sceau des titres, à raison d'un cinquième du montant des revenus annuels », Nicole Gotteri, Grands dignitaires, ministres et grands officiers du Premier Empire. Autographes et notices biographiques, Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1990, 264 p., p. 16. (45) « Ces domaines appartiennent à mes généraux, qui ont conquis votre royaume ; c'est un engagement que j'ai pris envers eux et dont rien ne peut me faire départir », Napoléon à Jérôme, 17 décembre 1807, Mémoire et correspondance du roi Jérôme et de la reine Catherine (6 vol., Paris, 1861-1865), vol. III, p. 116, cité par H. Berding, Napoleonische Herrschafts..., p. 28 et repris par S. Woolf, Napoléon et la conquête de l'Europe, p. 190. (46) Ce produit s'élevait à 5 785 119 francs qui permirent 391 dotations d'un montant total de 3 764 267 francs. Source dans H. Berding, Napoleonische Herrschafts..., p. 148. (47) Cf. Frédéric Hulot, Le maréchal Davout, Paris, 2003, 267 p. (48) O. Conelly, Napoleon's Satellite Kingdoms, p. 213 et S. Woolfs, Napoléon et la conquête de l'Europe, p. 190. (49) O. Conelly, Napoleon's Satellite Kingdoms, pp. 213-214. (50) H. Berding, « Le royaume de Westphalie... », pp. 356-357. (51) Le mot est de Jacques-Olivier Boudon, « L'exportation du modèle français dans l'Allemagne napoléonienne », Napoléon et l'Europe. Regards croisés d'historiens européens, communication au colloque international de La Roche-sur-Yon, 8-9 juin 2001. (52) Küster, ambassadeur de Prusse en Westphalie, à Frédéric-Guillaume III, octobre 1808 : « La principale caractéristique est l'heureuse unité de l'administration, qui remplace les éléments hétérogènes antérieurs ; sa simplicité, sa rapidité et sa force ne sauraient manquer de lui valoir un plein succès », H. Berding, Napoleonische Herrschafts..., p. 117, n° 12, cité par S. Woolf, Napoléon et la conquête de l'Europe, p. 169. (53) Le royaume de Westphalie comptait à l'origine cinq universités : celles de Marburg (1527) et de Rinteln (1624) héritées de la Hesse, celles de Helmstedt (1575) héritée du Brunswick, celle de Halle (1694) qui appartenait à la Prusse et celle de Götingen (1734) issue du Hanovre. La perte de Halle provoqua la création de l'Université de Berlin en 1810. Fin 1809, Jérôme décida la fermeture des universités de Helmstedt et de Rinteln. Sur ces points, voir Owen Conelly, Napoleon's Satellite Kingdoms, New York, The Free Press, 1965, pp. 214 et s. (54) Sur tous ces points, voir Bernd Wunder, « L'influence du modèle napoléonien sur l'administration allemande » in Les influences du « modèle » napoléonien d'administration sur l'organisation administrative des autres pays, Cahiers d'Histoire de l'Administration, n° 4, pp. 59-75. (55) Ibid., pp. 357-358.
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