"Napoleone. Fasto imperiale" : une délégation de la Fondation Napoléon à Rome

Auteur(s) : HUGUENAUD Karine
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Façade du Museo napoleonico et vue d'une salle de l'exposition

L'inauguration de l'exposition Napoleone. Fasto imperiale. I Tesori della Fondation Napoléon s'est déroulée le jeudi 14 février 2008 à Rome, en présence d'une délégation de la Fondation Napoléon conduite par le président, M. Victor-André Masséna, prince d'Essling. Il était accompagné du vice président, M. Bernard Chevallier, du secrétaire, le docteur Anne-Marie Desbordes, du prince Murat, de M. Jean-Michel Mehnert, de M. Henri de Cazals, de M. et Mme Gérard Moyaux et de quelques membres de l'équipe administrative.
 
C'est au Museo napoleonico, sis dans le palais Primoli, que la délégation a assisté aux discours d'inauguration devant un parterre de quelque 300 invités. En présence de l'ambassadeur de France, M. Jean Rochereau de la Sablière, de Mme Giulia Gorgone, responsable du Museo napoleonico, du directeur du musée de l'Armée, le général Bresse, des commissaires de l'exposition, M. Bernard Chevallier et Melle Karine Huguenaud, ainsi que de l'architecte scénographe, M. Piercarlo Crachi, plusieurs éminentes personnalités ont pris la parole : l'adjoint au maire et assesseur aux politiques culturelles de la ville de Rome, M. Silvio di Francia, le président de la Fondation Napoléon, le prince d'Essling et, enfin, Mme Maria Elisa Tittoni, directrice des musées d'art médiéval et moderne de Rome. Se félicitant de cette collaboration franco-italienne, tous ont rappelé l'importance de la présence des Napoléonides à Rome et salué la qualité de la collection de la Fondation Napoléon, présentée pour la première fois en Italie à l'occasion de l'inauguration des salles d'exposition du Museo napoleonico. Napoleone. Fasto imperiale. a ensuite ouvert ses portes à un public enthousiaste. La présentation à la presse le matin même avait déjà confirmé cette réussite. La Rai Uno consacrait d'ailleurs un sujet à l'exposition dès le lendemain dans le Telegiornale (decouvrir le sujet).    

© DRCette inauguration fut suivie d'un somptueux dîner offert par Les Amis des musées de Rome. La marquise Federica Guerrierri Gonzaga, la comtesse Antonella Tufarelli et la princesse Stefanina Aldobrandini, avaient convié une centaine d'invités au Palazzo Taverna. Cette ancienne demeure des Orsini et des Borgia située au coeur de Rome entre la place Navone et le château Saint-Ange, fut également la résidence de nombre d'ambassadeurs et de cardinaux, parmi lesquels le cardinal Lucien Bonaparte, petit neveu de Napoléon, qui reçut notamment dans ces lieux prestigieux l'impératrice Eugénie. 
 
D'autres visites officielles marquèrent le séjour de la délégation de la Fondation Napoléon, à commencer par l'incontournable palais Farnèse, siège de l'Ambassade de France auprès du gouvernement italien depuis 1874 et, depuis 1875, de l'Ecole française d'histoire et d'archéologie. Le palais Farnèse est le plus vaste palais particulier de la Renaissance, surnommé « il Dado' » (le dé) par les Romains en raison de son aspect massif. Commencé en 1510 par Antonio da Sangallo le Jeune pour le cardinal Alexandre Farnèse, futur Pape Paul III, il fut achevé après soixante ans de travaux grâce à la contribution des principaux architectes de l'époque, parmi lesquels Michel Ange. 

Le prince Murat, M. l'Ambassadeur, le général Bresse, le prince d'Essling, le préfet MehnertLa visite du palais et de la merveilleuse Grande Galerie peinte par Annibale Carrache entre 1598 et 1601, véritable éblouissement visuel magnifiant les amours des Dieux, se concluait par une rencontre avec l'Ambassadeur de France.  

La délégation eut également l'honneur d'être reçue à l'Ambassade de France près du Saint Siège, la plus ancienne des ambassades françaises, installée depuis 1950 dans la Villa Bonaparte également appelée Villa Paolina. Situé entre la porte Pia et la muraille aurélienne, l'édifice, construit en 1750 pour le cardinal Silvio Valenti Gonzaga, secrétaire d'État du pape Benoît XIV, fut acheté par Pauline, princesse Borghèse, en 1816. Elle y vécut jusqu'à sa mort en 1825 et y entreprit d'importants travaux, introduisant un élégant style Empire dans cette villa aimablement jugée en 1820 par Lady Morgan, une célèbre voyageuse anglaise : « Parmi toutes les villas de la famille Borghese, une seule est habitable, une seule offre la propreté anglaise, l'élégance française et le goût italien unis de la manière la plus heureuse ; c'est la villa Paolina Bonaparte Borghese, ornée, meublée et réparée par la princesse« .  

© DRAccueilli et guidé par le père Xavier d'Arodes de Peyriaque, conseiller ecclésiastique, l'ensemble de la délégation a pu goûté aux charmes du jardin et de cette maison de plaisance d'un grand raffinement. La visite fut complétée par l'intervention de Marie-Lys de Castelbajac qui participa aux différentes campagnes de restauration de la villa afin de mettre au jour les fresques et peintures qui avaient été recouvertes au fil du temps. Elle nous raconta notamment comment l'étonnant décor du salon égyptien, fortement influencé par le cycle astronomique du temple d'Hathor à Dendéra, retrouva grâce à ses soins toute sa splendeur. 
 
Rarement voyage officiel fut plus réussi que celui-ci dans la Ville éternelle ! Gageons que la prochaine étape des « Trésors de la Fondation Napoléon », du 12 juin au 12 septembre à l'Ile d'Elbe, soit tout aussi passionnante… 


Retrouvez l'article de M.E. Tittoni, Les Bonaparte et Rome.

Notes

 
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