La campagne d’Autriche jusqu’à la bataille d’Aspern-Essling (avril-mai 1809)

Période : Directoire-Consulat-Ier Empire/Directory-Consulate-1st Empire
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AVRIL 1809

Le 10 avril : les Autrichiens de l'archiduc Charles traversent l'Inn et entrent en Bavière. Le  même jour, l'archiduc Jean et ses troupes franchissent la frontière italienne.
 
Le 16 avril : les Autrichiens et les Français croisent le fer à Sacile (région du Frioul, dans le nord de l'Italie), les hommes du vice-roi d'italie, le prince Eugène de Beauharnais, sont  obligés de se retirer.
 
Le 17 avril : Napoléon arrive sur le front.
 
Le 19 avril : les troupes du maréchal Davout remportent la victoire à Teugen-Hausen face aux homme de l'archiduc Charles, première victoire d'une campagne qui durera 4 jours jusqu'à la victoire d'Eckmühl.
Ce même jour, l'archiduc Ferdinand est battu à Raszyn par les troupes du duché de 
Varsovie.
 
Le 20 avril : lors de la bataille d'Abensberg, les troupes françaises, bavaroises et 
wurtembergeoises dirigées par Napoléon battent les hommes de l'archiduc Charles qui entreprend sa retraite vers l'est vers Eckmühl, et le général Hiller vers le sud-est vers Landshut.
 
Le 21 avril : à Lanshut, le général Hiller et ses hommes sont battus par les troupes 
françaises, bavaroises et wurtembergeoises sous les ordres de Napoléon.
 
Le 21-22 avril : la bataille d'Eckmühl s'avère déterminante pour la suite de cette campagne d'Autriche de 1809. Pris de court par l'invasion autrichienne en Bavière, Napoléon réussit en deux semaines à reprendre l'initiative. L'archiduc Charles perd plus de 11 000 hommes et doit se retirer vers Ratisbonne, où il arrive le 22.
 
Le 23 avril : souhaitant éviter un long siège, Napoléon attaque Ratisbonne et réussit à percer une brèche. Les bataillons autrichiens doivent se rendre. C'est au cours de cette bataille que Napoléon est blessé au talon, touché par une balle perdue, et soigné sur le champ de bataille pour remonter aussitôt à cheval.


MAI 1809

Le 3 mai : les hommes du général Hiller battent en retraite après leur défaite à 
Ebersberg. Les hommes du maréchal Masséna marchent alors sur Vienne, et franchissent avec succès un pont ardemment défendu par les Autrichiens.
 
Le 4 mai : la famille impériale d'Autriche quitte Vienne avant l'arrivée des Français.
Les 7-8 mai : l'archiduc Jean est battu par l'armée franco-italienne d'Eugène de Beauharnais à Piave.
 
Les 8-14 mai : les troupes françaises commencent le siège de Vienne. Le 8 mai, des
chasseurs français atteignent Schönbrunn, près de Vienne, et quelques escarmouches les opposent à des hussards hongrois stationnés alors en défense. Le soir même, un ordre français incitant les troupes autrichiennes positionnées dans les faubourgs de Vienne, à se rendre, est rejeté. Au soir du 10 mai, les troupes françaises prennent les faubourgs de la capitale autrichienne. Le 11 mai, la ville est complètement encerclée. Le soir, après une nouvelle proposition faite aux Autrichiens de se rendre, et un nouveau refus, l'artillerie de Napoléon ouvre le feu, entre 21h et 22 h. Le 7e Bulletin de l'Armée rapportera, avec une certaine exagération, que « 1 800 obus furent lancés en moins de quatre heures, et bientôt toute la ville parut en flammes ». (cité par R. Ouvrard, 1809. Les Français à Vienne, p. 45) Le bombardement se poursuit toute la nuit pour prendre fin à 4h du matin, le 12 mai. Dans le même temps, les voltigeurs de Masséna quittent le district de Simmering et atteignent le parc du Prater. L'archiduc Maximilien, comprenant que les forces françaises ne tarderaient pas à prendre le contrôle de la capitale, ordonne la retraite, lui-même et ses troupes évacuant la ville via Floridsdorf (au nord), en brûlant les ponts derrière eux.
Le commandant en second de la ville, Andreas O'Reilly, est chargé de négocier auprès de Napoléon la reddition de la ville, signée le 13 mai. Alors que les forces restantes et les habitants sont désarmés (à l'exception des membres de la « garde bourgeoise » qui devaient assurer le maintien de l'ordre dans la cité avec les troupes françaises), les hommes du corps de Lannes, sous le commandement de Saint-Hilaire, tentent de franchir le Danube à Schwarz-Lackenau mais sont repoussés par des troupes autrichiennes encore présentes. Malgré tout, Vienne est bien sous le contrôle des Français. Le 14 mai, l'archiduc Charles arrive à Stockerau, au nord de Vienne, pour y apprendre la reddition de la capitale.
 
Le 17 mai : bataille de Linz. Le 16 mai, les hommes de Kolowrat était encore à 40 km de Linz, dans une ville dénommée Freistadt, alors que Vienne capitulait. Pire encore, les Français connaissaient leur position, et le maréchal Bernadotte et ses troupes saxonnes se dirigeaient vers Linz pour renforcer Vandamme. En dépit des renforts français, Kolowrat lance dans l'après-midi du 17 mai une attaque qui commence par progresser, en faisant reculer les tirailleurs et la cavalerie wurtembergeois postés peu avant la tête de pont d'Urfahr. Cependant Vandamme et Bernadotte étaient en mesure de résister à l'attaque et même de repousser les troupes autrichiennes à l'est de Linz. Au même moment, Vandamme envoie un détachement de Wurtembergeois au nord qui, grâce tout à la fois à l'effet de surprise et à son agressivité, peut déloger les Autrichiens de leur position défensive et faire 400 prisonniers. Kolowrat et le reste des troupes autrichiennes se retirent à 
Freistadt avec l'intention de lancer une contre-attaque, mais la bataille d'Aspern-Essling va changer ce plan autrichien.
 
Les 19-20 mai : Vienne était aux mains des Français, mais les ponts du Danube avaient été détruits par les Autrichiens, qui stationnaient désormais sur la rive opposée. La nuit du 19 mai, des troupes françaises quittent Vienne et traversent le Danube pour s'installer sur l'île de Lobau, une île au milieu du fleuve. Le 21 les troupes de Masséna franchissent le fleuve pour atteindre la rive gauche. Les Autrichiens prévoient d'attaquer les Français une fois qu'ils auraient franchi le fleuve et se seraient divisés, espérant les prendre avant l'arrivée de tout renfort.

Les 21-22 mai : Bataille d'Aspern-Essling.
 
 
 
H. Davey Wright, trad. I. Delage, mai 2009

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