Pierre Branda : dans les coulisses de l’exposition "Napoléon au bivouac" au palais Fesch d’Ajaccio (février 2014)

Partager
En cette semaine de février 2014, l'actualité napoléonienne a été très marquée par un incident de montage survenu au cours de la préparation de l'exposition Le bivouac de Napoléon, le luxe en campagne qui se tient au musée Fesch. Le responsable du patrimoine de la Fondation Napoléon, Pierre Branda, en revient et témoigne sur napoleon.org.


Marie de Bruchard : Pierre Branda, pouvez-vous dire quelques mots sur le responsable de l’incident ?

 
Pour rappel, les circonstances de l'accident survenu lors du montage de l'exposition Le bivouac de Napoléon : à la fin de la semaine du 3 février, un gardien du musée Fesch a cassé un fauteuil de campagne de Napoléon Ier, appartenant au Mobilier national… en s'asseyant dessus. 

 

Pierre Branda : Le malheureux gardien qui s'est assis sur le pliant impérial est très meurtri de son geste. Et pour cause car il est un fervent admirateur de l'empereur. Sans évoquer une circonstance atténuante, il s'agit là d'un geste de dévotion déplacé et en aucun cas d'une malveillance.


Marie de Bruchard : Ce genre de mésaventure est-il fréquent dans les expositions ?

Pierre Branda : Dans toute exposition, les accidents de ce type sans être fréquents sont du domaine du possible. Le transport ou la manutention des oeuvres peuvent parfois en être la cause. A chaque fois, et c'est le cas ici, rien de grave car des équipes de restaurateurs sont présentes. Pour le pliant, ce fut même un mal pour un bien car il est maintenant mieux restauré qu'auparavant. La planète médiatique s'est donc emballée pour peu de choses même s'il faut à l'évidence s'entourer des plus grandes précautions. Comme le dit l'adage, l'erreur est humaine.


Marie de Bruchard : Revenons maintenant à l’exposition, quels sont vos premières impressions ?

Mise en scène dans l'exposition <i>Le bivouac de Napoléon</i> © P. Branda » /><STRONG>Pierre Branda :</STRONG> Le propos scientifique est d'une importance rare pour l'histoire napoléonienne. Grâce au travail des commissaires, Jehanne Lazaj et Justin Beaugrand-Fortunel, nous avons désormais une idée très précise de Napoléon au bivouac. L'étude qu'ils ont réalisée sur les lits Desouches notamment est remarquable et très instructive. Le propos didactique s'appuie sur une scénographie agréable. L'endroit est en outre sublime : le musée Fesch est en effet un véritable écrin pour cette exposition.<!-- /paragraph3 --></p>
<p><!-- paragraph4 --><br />
<h2>Marie de Bruchard : De quelle manière la Fondation Napoléon a-t-elle contribué à cette exposition ?</h2>
<p><img src= 

Partager