Forêt domaniale de Malmaison

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Cette forêt de 200 hectares fut acquise par Joséphine en 1800. Elle était reliée au Château de Malmaison et étendait le domaine sur un millier d'hectares jusqu'aux bois de la Celle-Saint-cloud. L'Impératrice appréciait particulièrement ce lieu de promenade et y entrainait souvent ses invités pour des excursions en calèche. Près de l'étang de Saint-Cucufa, elle fit installer une bergerie et une vacherie. Cette dernière est encore visible aujourd'hui : réaménagée, elle abrite les actuels gardes-forestiers.

Lors d'un voyage en Suisse en 1810, Joséphine avait été convaincue de la supériorité des laîtages transalpins : elle fit ainsi rapporter pour être installés dans la forêt de Malmaison du bétail suisse et même un couple de paysans bernois chargés de  l'élevage des vaches. Plus de 500 moutons mérinos d'Espagne complètaient ce cheptel.
 
Après la mort de Joséphine, le domaine fut démembré et partiellement déboisé. C'est son petit-fils, Napoléon III, qui sauva la forêt du morcellement grâce à des échanges. Il la racheta en 1856 et l'incorpora à sa liste civile. En 1870 et 1871, la forêt de La Malmaison fut le siège des assauts acharnés des artilleurs du capitaine de Nisme contre les prussiens retranchés derrière le mur de Buzenval. En 1871, la forêt devint domaniale en entrant dans les propriétés de l'Etat.
 
Karine Huguenaud

 
Pour en savoir plus, consulter l'itinéraire Rueil-Malmaison

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