La Petite Malmaison

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Le château de la Petite Malmaison est une demeure privée et classée qui fut commandée en 1803 par l'Impératrice Joséphine désireuse d'élever dans le parc de Malmaison un espace réservé à sa passion, la botanique. Pour ce faire, elle fit appel à l'architecte paysagiste Jean-Marie Morel (1728-1810) qui fut remplacé peu après par Jean Thomas Thibault (1757-1826) et Barthélemy Vignon (1762-1846). Pour la décoration, elle s'adressa à des artistes de renom tels le marbrier Gilet, le bronzier Thomire et l'ébéniste Jacob Desmalter. 

Achevée en 1805, la construction se composait de deux parties : la grande serre chaude et le bâtiment de réception d'où l'on pouvait contempler cette dernière. Les serres chauffées permettaient la culture de variétés exotiques et d'arbres pouvant atteindre cinq mètres de haut. Ces espèces rares, parmi lesquelles l'hortensia, étaient ramenées par le naturaliste Bonpland. C'est ici que le botaniste Redouté dessina les plus beaux spécimens de la roseraie.
 
La serre disparut à la mort d'Eugène, fils de l'impératrice. Aujourd'hui seul subsiste le corps de bâtiment central avec son charmant salon principal aménagé par Berthault où Joséphine recevait ses invités pour une tasse de thé après la visite des serres. La famille Czarnecki, actuelle propriétaire du château, s'attache à conserver l'atmosphère exquise qui y régnait du temps de l'Empire. Le parc du château de la petite Malmaison d'une superficie de 3 hectares possède une faune et une flore exceptionnelles pour qui sait observer. Il présente une variété d'arbres de grande valeur tels les cyprès chauves aux bords de la rivière anglaise, plan d'eau alimenté par la source provenant de la forêt de Malmaison. Le jardin qui se dessine autour annonce les prémisses du jardin romantique du XIXe siècle avec ses courbes et sa nature au laisser-aller étudié.
Charmante demeure dont la façade blanche se reflète dans les eaux polies de son étang, la Petite Malmaison est un complément indispensable à la visite des châteaux de Malmaison et de Bois-Péau.

Karine Huguenaud
 
Pour en savoir plus, consultez l'itinéraire Rueil-Malmaison 

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