Louis Bonaparte, Roi de Hollande

Auteur(s) : JOURDAN Annie (sous la dir.)
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© Nouveau Monde Ed.

Adulé de Napoléon Ier dans sa jeunesse, Louis Bonaparte a longtemps été un frère docile. Ses malheurs domestiques avec la brillante, mais superficielle, Hortense de Beauharnais ont conforté l'image terne qu'a brossée de lui une postérité fort sévère pour la famille Bonaparte. Face au grand Napoléon, à son génie et à sa gloire, Louis le mélancolique fait bien triste figure. On en oublierait presque la période la plus passionnante de sa vie, quand il fut nommé roi de Hollande par un empereur désireux d'imposer sa loi en Europe et d'abattre la puissance britannique.
Assis sur le trône au printemps 1806, Louis conquiert sa véritable identité et s'avère un Bonaparte pur sang. Autoritaire, voire autocrate, travailleur énergique, esprit curieux et éclairé, comme son frère aîné, il veut tout savoir, tout diriger et tout entreprendre.
Mais Napoléon n'entend pas que la Hollande soit indépendante. Déchiré entre ses devoirs de frère et ceux de souverain, Louis ralliera les Hollandais au régime monarchique et sera considéré comme un « bon roi », attentif au sort de ses sujets.
 
L'auteur : Annie Jourdan, qui a dirigé ce volume, est professeur associé à l'Université d'Amsterdam, Etudes européennes. Spécialiste de la Révolution et du Premier Empire, elle a notamment publié Napoléon. Héros, imperator, mécène (Aubier, 1998), L'Empire de Napoléon (Flammarion, 2000), Mythes et légendes de Napoléon (Privat, 2004), et La Révolution une exception française ? (Flammarion, 2004).
 
Sommaire :
Introduction : La Hollande en tant qu'objet de désir et le roi Louis, fondateur d'une monarchie nationale, par Annie Jourdan
– Chapitre 1 : Louis Napoléon et la mort de la république, par Wyger Velema
– Chapitre 2 : Du suffrage populaire au décret royal. Le déclin de la démocratie sous le roi Louis, par Renger de Bruin
– Chapitre 3 : Le « compte rendu au roi » de Gogel et les finances publiques du royaume de Hollande, par Wantje Fritschy
– Chapitre 4 : La codification et la formation d'un Etat national sous le roi Louis, par Peter van den Berg
– Chapitre 5 : Une justice néerlandaire sous emprise française. La réorganisation du pouvoir judiciaire dans le royaume de Hollande, par Maarten van Boven
– Chapitre 6 : Louis Bonaparte aux prises avec l'inertie hollandaise, par Joke Roelevink
– Chapitre 7 : Le système continental et sa signification pour le royaume de Hollande, par Johan Joor
– Chapitre 8 : Un militaire sur le trône ? Le roi Louis et les corps d'armée, par Jos Gabriëls
– Chapitre 9 : Les ordres de chevalerie de Louis Napoléon, par George Sanders
– Chapitre 10 : L'école primaire dans le royaume de Hollande, par Martijn van den Burg
– Chapitre 11 : « Un simulacre de roi ». Les représentations néerlandaises du roi Louis sous la Restauration, par Matthijs Lok
– Chapitre 12 : Le roi Louis, un modèle pour Guillaume ? Observations critiques sur une nouvelle idée reçue, par Ido de Haan et Jeroen van Zanten
– Chapitre 13 : Louis Napoléon et la société néerlandaise. Attentes et projets, par Eveline Koolhaas-Grosfeld
– Chapitre 14 : La santé et la salubrité dans le royaume de Hollande, par Esther Starkenburg
– Chapitre 15 : Le roi Louis et l'architecture : une politique nationale, par Thomas von der Dunk
– Chapitre 16 : Louis Bonaparte et les Beaux-Arts. Le cas des artistes vivants et du musée royal, par Ellinoor Bergvelt
– Chapitre 17 : L'intention patriotique de Louis Bonaparte et les arts décoratifs en Hollande, par Aagje Gosliga
– Chapitre 18 : Artisans, courtisans et marchands. Présences et passages néerlandais à Paris du temps du royaume de Hollande, par Willem Frijhoff
Conclusion : La destinée tragique du « bon roi » Louis, par Annie Jourdan.

Année de publication :
2010
Lieu et maison d'édition :
Paris, Nouveau Monde Editions
Nombre de pages :
510 p.
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