Au coeur du pouvoir impérial : la secrétairerie impériale

Journée
16/05/2019
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Cette journée d’étude est organisée par les Archives nationales (département de l’Exécutif et du Législatif) en partenariat avec la Fondation Napoléon le 16 mai 2019. Elle aura lieu aux Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) de 9h à 17h dans son auditorium. Inscriptions jusqu’au 6 mai 2019.

Bulletin d’inscription

Archives Nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine
Auditorium
59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine
Métro : Saint-Denis–Université (Ligne 13)
Entrée libre

Programme complet

10 h 00 Accueil
par Emmanuel Rousseau, directeur des Fonds aux Archives nationales
10 h 15-10 h 30 Présentation du fonds d’archives de la Secrétairerie d’État (sous-série AF/IV)
par Cécile Robin, responsable de fonds aux Archives nationales
10 h 30 -11 h 00 L’organisation de la Secrétairerie d’État et la figure de Hugues Bernard Maret
par Pierre Branda, historien, Fondation Napoléon
11 h 00-11 h 30 Napoléon au travail : le processus de décision impériale
par François Houdecek, historien, Fondation Napoléon
11 h 30-12 h 00 Discussion
Modérateur : Emmanuel Rousseau
12 h 00-14 h 00 Déjeuner (buffet sur inscription)
14 h 00-14 h 30 Du maire à l’Empereur : représentations et arguments des conflits entre communes
par Valeria Pansini, Université Rennes 2, Tempora EA 7468
14 h 30-15 h 00 Architecture et embellissement urbain pendant le Premier Empire : idées et projets de la Secrétairerie d’État impériale
par Adriàn Almoguera, doctorant, Sorbonne Université/Centre André Chastel
15 h 00-15 h 30 Le ministère d’État sous Napoléon III, ou les avatars d’une recentralisation contrariée
par Samuel Gibiat, responsable du département de l’Exécutif et du Législatif aux Archives nationales
15 h 30-16 h 00 Discussion
Modérateur : Emmanuel Rousseau

Au coeur du pouvoir impérial : la secrétairerie impériale

Présentation

Qu’aurait été Napoléon sans la Secrétairerie d’État ? Tout le monde connaît l’Empereur, mais qui connaît l’organe vital, le rouage central de l’activité administrative qui prépare la prise de décision de l’Empereur et rend possible sa mise en oeuvre par l’exécutif ministériel ? Créée le 25 décembre 1799, la Secrétairerie d’État consulaire puis impériale constitue véritablement l’armature administrative de l’autorité souveraine, un intermédiaire incontournable entre les services ministériels et le sommet de l’exécutif. C’est également la Secrétairerie d’État qui est chargée de la conservation des archives impériales. Autant dire que l’on se situe au coeur du pouvoir exécutif, dans un secrétariat du gouvernement démesuré, à la mesure du Grand Empire. La correspondance de l’Empereur avec les ministres et les chefs d’armée est bien connue. En revanche, le fonctionnement interne et les procédures administratives entourant la prise de décision du chef de l’État demeurent opaques à l’historien ; le nombre considérable de décrets impériaux et de parties prenantes, mais aussi l’omniprésence de l’Empereur dans tous les domaines de l’action publique y sont pour beaucoup. Il convient donc d’expliciter les fonctions et le rôle de la Secrétairerie d’État dans la mise en relation des acteurs, la transmission de l’information, la synthèse des données et la préparation du travail avec l’Empereur. C’est précisément l’objet de cette journée d’étude dont la première partie sera consacrée au fonctionnement de la Secrétairerie, d’une part, en considérant le rôle central joué par Hugues Maret, ministre secrétaire d’État pendant l’essentiel de la période, et, d’autre part, en caractérisant les méthodes de travail de l’Empereur et le processus de prise de décision. Dans la seconde partie, on analysera la mise en oeuvre des décisions à travers deux thématiques : les délimitations territoriales et le renouvellement architectural. L’ouverture sur le Second Empire permettra, à la faveur d’une analyse comparée diachronique, de souligner les spécificités structurelles et fonctionnelles de la Secrétairerie d’État du Premier Empire.

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