Concert de musique de l’époque napoléonienne

Spectacle
05/04/2019
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En marge de l’exposition sur le bivouac de l’Empereur, au Musée Wellington de Waterloo (20 mars 2019-1er septembre 2019), un concert de musique de l’époque napoléonienne sera donné par le Chœur de l’Église anglicane Saint-Georges de Paris sous la direction de Peter Hicks vendredi 5 avril 2019 à 19h30 à l’Église Saint-Joseph de Waterloo. Avec le soutien de la Fondation  Napoléon.

Info et réservations : info@museewellington.bewww.museewellington.be
Tél. : +322 357 28 60
5€ (4€ en prévente)

Concert de musique de l’époque napoléonienne

Programme

André Grétry, La victoire est à nous (1783)
Chœur de l’opéra « La caravane du Caire » remanié en chant de victoire pour les armées d’abord révolutionnaires et ensuite napoléoniennes.

La Reine Hortense, Partant pour la Syrie (1807)
Écrite par la fille de l’impératrice Joséphine pour ainsi dire « sur une serviette au coin d’une table », cette romance aura un destin curieux, d’abord aire de salon, ensuite mélodie séditieuse du parti bonapartiste en exil, pour devenir enfin triomphalement une sorte d’hymne national (sans paroles) du Second Empire – Camille Saint-Saens se moqua de cette dernière manifestation dans la finale de son « Carnaval des animaux ». Ainsi Napoléon III, faisant honneur non seulement à sa mère mais aussi à son oncle, fit d’une pierre deux coups.

Nicolas Dalayrac, Veillons au salut de l’Empire (1787)
Cet air remanié de l’opéra Renaud d’Ast ‘Vous qui d’amoureuse aventure”, doté de paroles « nationales » pendant la Révolution, deviendra une marche et chanson de guerre, rivale presque de la Marseillaise…

André Grétry, Ou peut-on être mieux qu’au sein de sa famille (1769)
Connue (et célébrée) plus tard sous le simple nom le quatuor de « Lucile »’, cette mélodie de l’opéra homonyme fut (dit-on) l’air préféré de Napoléon. Mais pas toujours : quand à Viazma en novembre 1812 pendant la retraite de Russie, la Musique de la garde entama les premières mesures, l’Empereur arrêta brusquement son exécution (évidemment agacé à cause du titre) et demanda : « Jouez plutôt, « Veillons au salut de l’Empire » »

« Mme M. » [sic], Le tombeau de Napoléon (avant 1838)
Œuvre d’une compositrice inconnue, ce chant de salon pour soprane solo qui termine étonnement avec un quatuor final pour trois voix de femmes plus basses (les trois Parques plus Napoléon lui-même ?) est une rare évocation musicale de la mort de Napoléon sur l’île de Sainte-Hélène en 1821.

Nicolas-Etienne Méhul, Cantate pour le mariage de l’Empereur, « Ô doux printemps » (1810)
Cette œuvre composée pour fêter le mariage de Napoléon et Marie-Louise est restée inédite parmi les partitions aux archive de l’opéra au Palais Garnier à Paris. Ce serait une première en Belgique (exécutée deux fois depuis 1810, une fois à Paris (2010) et une fois à Rome (2016).

Nicolas-Etienne Méhul, Chant Triomphal (1810 ?)
Cette œuvre est restée inédite parmi les partitions aux archive de l’opéra au Palais Garnier à Paris. Ce serait une première en Belgique (exécutée deux fois depuis 1810), une fois à Paris (2010) et une fois à Rome (2016).

Nicolas-Etienne Méhul, Le chant du départ (1794)
On dit que Napoléon préféra ce chant révolutionnaire à la trop jacobine Marseillaise.

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