Requiem pour le Congrès de Vienne

Spectacle
23/01/2020
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Les Chœur et Orchestre Sorbonne Université restitueront le 23 janvier 2020 à 20h en la cathédrale Saint-Louis des Invalides le Requiem à la mémoire de Louis XVI, commandé par Talleyrand pour le Congrès de Vienne de 1815 à Neukomm, suivi de la Symphonie héroïque du compositeur. 

Requiem pour le Congrès de Vienne

Présentation

Dans la délégation française au Congrès de Vienne, Talleyrand avait inclus le pianiste et compositeur, Sigismond Neukomm, ancien élève de Haydn. Celui-ci composa plusieurs pièces durant son séjour viennois dont, sur commande du prince de Bénévent, un Requiem qui fut interprété le 21 janvier 1815 à la cathédrale Saint-Etienne, pour commémorer la mort de Louis XVI, par un grand orchestre et 250 choristes (les chœurs étaient placés sous la direction d’Antonio Salieri). Les souverains présents au Congrès, tous en uniforme sauf François Ier qui avait revêtu un habit de deuil, assistèrent à la solennité. La cathédrale avait été décorée par l’architecte Charles Moreau (un Français établi à Vienne depuis 1794) et le peintre Isabey (lui aussi membre de la délégation française). Un immense catafalque avait été placé dans le cœur ; il était entouré de quatre statues représentant La France abîmée de douleur, L’Europe versant des larmes, La religion tenant le testament de Louis XVI et L’espérance levant les yeux vers le ciel.  Talleyrand rendit compte en ces termes de la solennité à Louis XVIII : « Rien n’a manqué à cette cérémonie, ni la pompe convenable à son objet, ni le choix des spectateurs, ni la douleur que l’événement qu’elle rappelait doit éternellement exciter. Elle devait, dans le souvenir d’un grand malheur, offrir une grande leçon. Elle avait un but moral et politique ; les chefs des grandes légations, et des personnes du premier ordre que j’ai eu à dîner, m’ont donné lieu de croire que ce but était atteint ». Entendant le prince de Bénévent faire « de grandes phrases » sur sa cérémonie, Eynard ne put s’empêcher de noter dans son journal : « On aurait dit qu’il avait toujours été le plus fidèle serviteur de Louis XVI ».

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