<i>Napoleonica La Revue</i>, revue internationale d'histoire des Premier et Second Empires napoléoniens, articles, bibliographies, documents, comptes rendus de livres, en français et en anglais : n° 19, juin 2014
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Du néoclassicisme à l’éclectisme, des prémices du romantisme à celles de l’impressionnisme, l’art des périodes napoléoniennes est multiple et continue de fasciner chercheurs, collectionneurs et simples amateurs. Amoureux des beaux-arts ou fin connaisseur des arts décoratifs, venez ici partager votre passion.

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Nécessaire de portemanteau de Napoléon

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Auteur :
BIENNAIS Martin-Guillaume (1764-1843)

Technique :
Argent, argent doré, cuivre, acajou, acier, ivoire, nacre, écaille, glace

Dimensions :
H. 8,3 cm; L. 21 cm; P. 11 cm

Lieu de conservation :
Paris, Fondation Napoléon, acquisition 2001

Crédits :
© Fondation Napoléon - Patrice Maurin-Berthier

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Plaque de cuivre portant l'inscription suivante : "Tenez, je m'en suis servi le matin même de la Bataille d'Austerlitz. Paroles de NAPOLEON au comte de LAS CASES en  lui donnant ce petit nécessaire de campagne à BRIARS (isle de St-Hélène en octobre 1815)"

Plus petits que les grands nécessaires en vermeil ou en argent, les nécessaires de portemanteau étaient plus facilement transportables et suppléaient aux soins de la toilette et de l'écriture. Napoléon en eut un certain nombre, constamment renouvelés surtout après les pertes subies en Russie. Il en acheta plus de douze, chacun coûtant 400 francs et la plupart étant d'un modèle fort simple. Il en emporta au moins un à Sainte-Hélène qu'il offrit à Las Cases en octobre 1815 comme ce dernier le rappelle dans son Mémorial (25-27 octobre) : "Un de ces soirs, il se fit apporter un petit nécessaire de campagne, en examina soigneusement toutes les parties, et me le donna, disant : "Il y a bien longtemps que je l'ai, je m'en suis servi le matin de la bataille d'Austerlitz. Il passera au petit Emmanuel, continua-t-il, en regardant mon fils. Quand il aura trente ou quarante ans, nous ne serons plus, mon cher ; l'objet n'en sera que plus curieux, il le fera voir et dira : c'est l'Empereur Napoléon qui l'a donné à mon père à Saint-Hélène". Je me saisis du don précieux, et je lui porte une espèce de culte ; je le vénère comme une sorte de relique". Marchand, dont personne n'ose mettre en doute le témoignage, confirme l'anecdote ; alors qu'il était aux Briars par une soirée de mauvais temps, Napoléon se fait apporter par Marchand sa boîte aux tabatières afin de les montrer à Las Cases et à son fils : "Ces objets vus, il me demanda l'un de ses petits nécessaires de campagne ; il en examina toutes les pièces devant le comte de Las Cases et, après l'avoir fermé, il le lui donna en lui disant : "Il m'a servi le matin d'Austerlitz, il passera à Emmanuel quand il aura trente ou quarante ans".
 
Ce nécessaire comporte encore vingt-deux ustensiles, deux paires de ciseaux et deux rasoirs ayant disparu ; un papier manuscrit de la main du fils de Las Cases précise : "Quand l'Empereur donna ce petit né[cessaire] à papa les deux rasoirs ne s'y trouvèrent pas. Marchand [dit] qu'ils étaient à repasser à la ville et promit à papa de les lui donner avec le temps plus tard ils furent souvent [demandés] mais on a toujours négligé de les obtenir". On connaît trois autres nécessaires du même type, l'un au musée de Malmaison, au chiffre B pour Bonaparte et deux autres au musée de Fontainebleau, le premier provenant de la famille impériale et le second entré en 1988 par donation de la famille de M. Jacques Dailly à l'ancêtre duquel Napoléon l'aurait donné à Fontainebleau en 1814.
  
Bernard Chevallier
Ancien directeur du musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, conservateur général du patrimoine

 
   
 

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