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1808 : Expansions méridionales et résistances

(Article de MADEC Gabriel )

 Informations



Introduction du volume 8 de la Correspondance générale de Napoléon Bonaparte éditée par la Fondation Napoléon et les éditions Fayard.

Avec ce huitième volume de la Correspondance générale nous dépassons le milieu du gué dans la publication de l'héritage épistolaire de Napoléon. Contrairement aux deux précédents, cette livraison couvre non pas une année calendaire, mais treize mois, soit l'année 1808 et le mois de janvier 1809. La raison en est simple : il paraissait judicieux de ne pas couper en deux la campagne-éclair de Napoléon en Espagne. 

Nous trouvons réunies ici 3021 lettres (1) soit, pour la même période, 1690 lettres de plus que n'en comportait la publication du Second Empire, dont près de 25 % sont inédites (2). Les « affaires » de la péninsule Ibérique y dominent logiquement avec les émeutes d'Aranjuez et de Madrid, la « souricière » de Bayonne, l'assemblée de Bayonne, la capitulation de Baylen. L'entrevue d'Erfurt et le conflit avec le Pape forment d'autres jalons marquants d'un volume où l'activité de l'empereur est toujours aussi diverse et foisonnante. C'est aussi en 1808 qu'apparaissent les premières fissures dans l'édifice européen.

Quoiqu'il en soit, et presque comme dans chaque introduction de volume, on ne peut que  souligner  l'imagination créatrice et la prodigieuse activité de l'empereur pour traiter tous les sujets. Elle dévoile aussi –en creux, comme on dit trop souvent aujourd'hui- les failles de son ambition et de son caractère, qui lui font commettre au moins deux erreurs qui seront fatales à son règne. En premier lieu, le détrônement des Bourbons d'Espagne ; résultat d'une méconnaissance des réalités de la péninsule Ibérique, imputable en partie à des ambassadeurs improvisés ou courtisans (3), à des agents secrets ou envoyés extraordinaires aveugles (4) et in fine, à Murat, dont le discernement pendant sa lieutenance est entravé par son ambition de devenir roi des Espagnes (5). Seconde erreur : l'occupation de Rome par les troupes de Miollis, puis l'annexion des États pontificaux ; là non plus Napoléon n'a pas mesuré le trouble suscité dans le monde catholique par son conflit avec Pie VII, ni son impact sur le peuple espagnol largement entraîné par son clergé.



Tilsit semblait promettre une ère de paix générale. Mais les dérobades de l'Angleterre et le Blocus continental incitent logiquement Napoléon à tourner ses regards vers le Midi. Son « système », appliqué sans frein ni mesure, va favoriser l'ouverture d'une ère de résistances et de revanches : insurrection armée des peuples espagnol et portugais, réarmement de l'Autriche, éveil du nationalisme en Allemagne, résistance du Saint-Siège spolié de ses États. Et pourquoi ne pas ajouter à cette liste – déjà longue –, l'hostilité rampante à l'institution d'une « noblesse » impériale, la résistance à la conscription (en témoignent pas moins de 45 lettres à Lacuée), les intrigues de Fouché et Talleyrand, la mauvaise volonté grandissante des maréchaux à obéir aux ordres et enfin celle des rois-frères qui se rebiffent. Aux conflits extérieurs s'ajoutera désormais une forme nouvelle de résistance intérieure.
 Au début de l'année 1808, il y a un mois que les troupes franco-espagnoles commandées par Junot occupent le Portugal. L'invasion a été précédée l'extraordinaire traité de Fontainebleau (6) qui prévoyait la future partition du pays, traité dont Napoléon refuse à présent l'application (7).Une première entorse à l'alliance franco-espagnole, peu faite pour rassurer Charles IV et moins encore Godoy, l'inspirateur du projet. Sans compter que Napoléon, maître du Portugal, n'en continue pas moins de pousser ses troupes à l'intérieur de l'Espagne. Ceci sous des prétextes qui deviendront de moins en moins crédibles (8), tant pour les gouvernants que pour une population soumise aux réquisitions et pillages des envahisseurs français.

Napoléon poursuit toujours son grand projet : mener une guerre commerciale contre l'Angleterre en prenant le contrôle de la péninsule Ibérique, ainsi que celui des côtes de l'Adriatique et de la Méditerranée. Parallèlement, il médite sa revanche sur la Navy, pas moins ! Aussi Decrès, le ministre de la Marine, est destinataire de 212 lettres dans lesquelles Napoléon peaufine, avec force détails techniques, ses plans de reconstruction navale ou d'expéditions maritimes. Mais la plus curieuse des lettres « maritimes » est celle adressée à Cretet, le ministre de l'Intérieur, en vue de commercer avec les colonies (9). Le résultat immédiat de tous ces efforts sera faible : l'amiral Ganteaume parviendra à ravitailler Corfou mais ne tentera pas l'expédition contre la Sicile (10)

En toile de fond du Blocus continental se profile aussi le projet du détrônement des Bourbons de Madrid et l'appropriation des richesses de l'Amérique espagnole. Au bout de sept années décevantes, l'Espagne est devenue un allié inutile, méprisé et encombrant, peu sûr de surcroît sous le gouvernement d'une monarchie vermoulue et d'un Godoy haï par les grands aristocrates. La décision d'en finir a probablement été arrêtée depuis Tilsit, mais la méthode et les moyens pour y parvenir seront le fruit des circonstances.

A commencer donc par l'occupation déguisée, avec la conquête, par ruse ou par surprise, de quelques places fortes qui vont permettre de sécuriser les axes de communication depuis les Pyrénées vers Madrid et Barcelone. Napoléon pense pouvoir atteindre son but sans mobiliser le gros de ses forces toujours cantonné en Allemagne. Il compte essentiellement se servir des légions de réserve, unités hétéroclites – dites provisoires ou de marche (11) – constituées en majorité de conscrits sous-encadrés et sous-équipés. Le Grand Empire est aussi mis à contribution : troupes italiennes, napolitaines, polonaises et de la Confédération du Rhin. Cette armée d'Espagne (12) improvisée, dispersée et vite épuisée est – en partie – la cause des premiers échecs de l'occupation puis de la défaite de Dupont à Baylen (19 juillet 1808) (13) . Jusqu'à ce que le brillant chef de guerre se voit contraint d'en prendre la tête, non sans l'avoir préalablement renforcée, et même plus que doublée, en faisant enfin appel aux vieilles troupes. Ces errements stratégiques attestent de l'aveuglement de Napoléon et de ses premières erreurs d'appréciation.

Une grande partie de la correspondance du premier semestre 1808 est consacrée à la montée en puissance de la « régénération » que l'empereur veut imposer à l'Espagne. Projet d'abord ignoré par les destinataires : Champagny et les hommes-clés des départements de la Guerre (Berthier, Clarke, Dejean et Lacuée), puis Murat à Madrid et Bessières à Burgos. Bien qu'il ait annoncé, à plusieurs reprises, sa ferme intention de se rendre sur place, l'empereur change brusquement d'avis le jour même de l'entrée de Murat dans la capitale espagnole (23 mars). Il lui annonce en effet : « Les circonstances générales m'ont forcé à retarder mon départ. La Russie a déclaré la guerre à la Suède » (14) . Quelle est la raison de cet incroyable revirement, motivé par un gros mensonge ? D'autant que Napoléon ne montre pas beaucoup d'empressement à faire soutenir son allié Alexandre par les troupes de Bernadotte en Scanie (15). Était-il déjà prévenu de l'émeute d'Aranjuez et de ses conséquences (17-19 mars) ? C'est peu probable, car les meilleurs courriers mettaient au minimum 5 à 6 jours pour effectuer le trajet entre Madrid et Paris, et n'est pas Moustache(16) qui veut. Autre hypothèse : Napoléon a délibérément trompé Murat sur sa venue, afin qu'il « rassure » tous les protagonistes de l'imbroglio espagnol en laissant planer le doute sur ses intentions ou peut-être, au contraire, pour les effrayer. Manière de souffler le chaud et le froid ? Le 27 mars, Napoléon nous dévoile enfin son projet dynastique – toujours confidentiel –, en proposant le trône d'Espagne à son frère Louis (17) , qui le refuse. 

Quelques jours encore et l'empereur transporte sa capitale dans le Sud-Ouest de la France. Du 14 avril au 21 juillet, il réside au château de Marracq, près de Bayonne, qui devient la plaque tournante du commandement et de la logistique pour les opérations dans la péninsule Ibérique, avant de devenir le théâtre d'une tragi-comédie qui permet à l'empereur de s'emparer du trône des Rois Catholiques au profit de son frère Joseph, ce dernier cédant celui de Naples à Murat. Pendant son séjour, Napoléon va dicter un millier de lettres qui restituent les évènements et l'ambiance de cette période (18). Il quitte Bayonne dans la nuit du 21 juillet pour une tournée des départements de l'Ouest, avant de regagner Paris. Il paraît rassuré sur la situation en Espagne, notamment par le succès de Bessières à Medina de Rio Seco (14 juillet). Victoire sans lendemain, mais qui facilite l'entrée de don José Primero à Madrid (20 juillet). La veille, l'armée de Dupont a été défaite à Baylen et, dix jours plus tard, le nouveau roi se croit obligé de fuir sa capitale pour se replier sur l'Èbre. Ce n'est que le 2 août, à Bordeaux, que Napoléon apprend (19) la désastreuse nouvelle qui va faire sensation en Europe : l'armée impériale n'est pas invincible. La blessure d'amour-propre est cuisante pour son chef et tous ses plans sont bouleversés. Le voici contraint d'accélérer sa rencontre avec le tsar, précédemment remise à la grande déception (pour ne pas dire la colère) d'Alexandre à qui l'on avait  fait miroiter un soutien contre la Suède et un projet d'une grande expédition en Orient (20). La catastrophe de Baylen forme donc la charnière de ces treize mois et même plus : un tournant.

Le théâtre d'Erfurt succède à celui de Bayonne (27 septembre-14 octobre), dans une mise en scène fastueuse voulue par Napoléon pour éblouir le parterre de rois, princes et ducs qui s'affairent, bon gré mal gré, autour de lui (21). Il se présente pourtant comme un demandeur, car il a désormais besoin de la Russie pour contenir l'Autriche pendant qu'il se trouvera en Espagne. Il se fait précéder par Talleyrand qui trahira son maître en prêchant au tsar la résistance. Ayant conquis la Finlande, Alexandre peut se consacrer au projet de partage de l'Empire ottoman affaibli par les révolutions de sérail. Caulaincourt et Romanzov avaient déjà âprement débattu de ce démembrement à Saint-Pétersbourg, le ministre russe revendiquant pour son souverain Constantinople et les Dardanelles. Inacceptable pour Napoléon, qui ne cède que sur les principautés danubiennes. Quant à l'alliance franco-russe contre l'Autriche, il n'obtient en retour que de vagues promesses ; c'est peu, mais suffisant pour qu'il pense avoir les mains libres à l'autre extrémité du continent.
 
Début novembre, il entre en Espagne et prend en personne le commandement de l'armée (5 novembre 1808-16 janvier 1809). La correspondance de cette période est dominée par la conduite des opérations militaires marquées par quelques brillants coups d'éclat (Burgos, Espinosa, Tudela, Somosierra et la capitulation de Madrid). Mais le « coup de foudre » décisif, annoncé à Erfurt (22), fait défaut. L'intervention personnelle de l'empereur ne termine rien ; les armées régulières ne sont pas anéanties, les guérillas et les villes résistent (Saragosse en devient un symbole), la poursuite de l'armée britannique s'essouffle… Enfin, le mois de janvier 1809 s'annonce on ne peut plus mal. La menace autrichienne se confirme et le rapprochement extraordinaire entre Fouché et Talleyrand (avec Murat comme « complice ») a le parfum de l'intrigue. Il faut donc quitter l'Espagne. L'empereur donne ses dernières instructions à Berthier et abandonne à Soult la mission de poursuivre l'armée anglaise de Moore, pour la détruire avant son embarquement à La Corogne. Trop prudent sans doute, le duc de Dalmatie va échouer. Parallèlement, Napoléon autorise enfin Joseph à reprendre possession de sa capitale et tente de le rassurer, avec la promesse d'être de retour « vers la fin de février (23) ». Cette promesse ne sera jamais tenue. Même après la victoire de Wagram, Napoléon ne reviendra pas terminer ce qu'il avait entrepris. Il quitte Valladolid le 17 janvier et, en six jours de « chevauchée fantastique », rejoint Paris le 23 au matin. Cinq jours encore, et la fureur impériale se déverse sur Talleyrand qui, la veille, s'est déjà fait reprendre sa clé de grand chambellan. Fouché est ménagé pour cette fois, mais invité à ne se mêler que des affaires de son ministère, dans une lettre probablement rédigée d'abord en termes insultants qui ont été ensuite biffés (24).
 
Les difficultés de la politique extérieure ne détournent pas Napoléon du gouvernement de son Empire. D'ailleurs le gouvernement c'est lui, et lui seul. Cambacérès reçoit sa lettre-close de service pour les temps d'absence du maître (25) à qui il rend compte sommairement, mais régulièrement, de la marche des affaires (Conseil des ministres, Conseil d'État, Corps législatif, Sénat…). En retour, l'archichancelier reçoit près d'une centaine de lettres ayant trait à cet intérim mais aussi aux sujets les plus divers : Code d'instruction criminelle, Sceau des titres et Légion d'honneur, épuration des tribunaux, Haute-Cour impériale (26), pièces à insérer au Moniteur, cérémonies et monuments, banques, etc. 

L'ordre public demeure une préoccupation constante, comme en témoignent les 140 lettres adressées à Fouché et les nombreux reproches que l'empereur lui adresse : manque de régularité dans l'envoi des Bulletins, rumeurs sur le divorce du couple impérial, défaut de surveillance de la presse et des frontières –celle-ci devant être impérativement étendue « sur tous les points de l'Empire ». Enfin, le ministre de la Police générale se fait vertement tancer pour sa querelle avec le préfet de police Dubois, au sujet d'une première affaire Malet.

Comme l'a souligné malicieusement Michel Kerautret : « Parmi les nombreux personnages qui se partageaient l'âme complexe de Napoléon, il y avait aussi, à coup sûr, un comptable ou un notaire. » (27). Dans ce volume, il est en effet à nouveau beaucoup question d'argent, avec près de 200 lettres que se partagent Mollien, Gaudin et Daru. Napoléon suit les affaires financières et patrimoniales. Il distribue des gratifications aux chefs militaires et aux régiments qui se sont distingués. Les grands serviteurs de l'État ne sont pas oubliés, les Bourbons d'Espagne détrônés ne le sont pas non plus ; car l'empereur leur assure une confortable retraite (traités de Bayonne avec Charles IV et Ferdinand). L'Allemagne fait l'objet d'une expertise-comptable : Jérôme se fait chicaner à propos des domaines que doivent se partager les deux frères, et Daru est invité à régler ce problème ainsi que celui des contributions de la Prusse, au mieux des intérêts du maître. Marmont, lui, se fait tancer pour avoir financé ses grands travaux routiers en ponctionnant la solde dans la caisse du payeur de l'Armée de Dalmatie… qui sera destitué. Une convention financière est signée avec le grand-duché de Varsovie, un traité de commerce et de limites douanières avec Eugène pour l'Italie, etc..
 
L'année 1808 est à l'origine d'une longue guerre menée avec cette incroyable férocité qu'a immortalisée Goya. En violant l'Espagne, pour fermer l'Europe au « tyran des mers », Napoléon a en réalité ouvert un point d'appui aux Anglais sur le continent, puis facilité leur commerce avec les colonies d'Amérique. Plus grave encore, l'Espagne est devenue un abcès de fixation pour les troupes de la Grande Armée qui feront désormais défaut sur les autres théâtres d'opérations. Enfin, les contrecoups successifs de La Guerra de la Independencia finiront par ruiner l'alliance de Tilsit. On ne le sait pas encore, mais on en devine les prémices.

Bien plus tard, à Sainte-Hélène, Napoléon fera son autocritique en jugeant, d'ailleurs plus sur la forme que sur le fond, qu'il avait commis-là une faute grave qui avait entraîné sa chute.

 


 
     
 
 

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 Informations

Auteur :

MADEC Gabriel

Revue :

Tome 8 de la Correspondance générale de Napoléon Bonaparte, éd. Fayard

Mois :

Novembre

Année :

2011

Notes

 (1) Les lettres à Murat (29 mars 1808) et à Louis Bonaparte (3 avril 1808), attribuées à Napoléon par le Mémorial de Sainte-Hélène, ont été rejetées en annexe et ont fait l'objet d'une étude particulière.
(2) Nous remercions ici très vivement toutes les personnes qui ont oeuvré à la réalisation de ce volume, et notamment : Jacques Garnier, Jean-Claude Herry, Patrick Le Carvèse, Jacques Macé, Michèle Masson, Jean-Pierre Pirat, ainsi que les conservateurs des Archives nationales, des Archives du Ministère des Affaires étrangères et du Service Historique de la Défense. Sans oublier bien sûr François Houdecek et Marie Baudouin qui sont les chevilles ouvrières de cette entreprise, sous l'oeil toujours vigilant de son secrétaire général, Thierry Lentz.
(3) À Madrid : Alquier, Berthier, Lucien Bonaparte, Gouvion Saint-Cyr, Beurnonville et Beauharnais ; à Lisbonne, Lannes, Junot et Rayneval.
(4) Blondel, Turenne, Vandeul et Tournon. Herman, simple chargé d'affaires à Madrid puis Lisbonne, semble avoir été le diplomate le plus objectif dans ses rapports de situation.
(5) La conduite de Murat et sa correspondance n'ont pas livré tous leur secret pour cette période.
(6) Traité, signé le 27 octobre 1807, qui stipule que le démembrement du Portugal se fera dès l'occupation du pays par les troupes franco-espagnoles. Voir aussi en annexe du présent volume, Les traités de 1808 avec l'Espagne , étude de Michel Kerautret.
(7) Lettre à Charles IV, 10 janvier 1808 (n° 16974).
(8) Le soutien de l'armée de Junot au Portugal, puis celui de l'escadre française de Rosily-Mesros bloquée par les Anglais à Cadix.
(9) Lettre n° 17613.
(10) Probablement avec l'accord de Napoléon, car la correspondance avec Joseph sur cette expédition est peu convaincante et Ganteaume n'encourt pas le moindre reproche.
(11) La première division du corps de Dupont (2e corps d'observation de la Gironde) est entrée en Espagne le 22 novembre 1807.
(12) Une pétaudière, selon Belliard le chef d'état-major de Murat.
(13) Napoléon l'affirme lui-même dans sa lettre à Caulaincourt, datée du 6 août, sans pour autant s'en attribuer la faute (cf. n°18691).
(14) Lettre n° 17462. Voir le motif quelque peu différent avancé dans la lettre à Caulaincourt quelques jours plus tard  (n° 17524).
(15) Dont le corps espagnol de La Romana qui désertera pour rejoindre l'Espagne.
(16) Le courrier modèle de Napoléon depuis la première campagne d'Italie.
(17) Lettre  n° 17510.
(18) Jusqu'à la parution du présent volume on ne lui en attribuait généralement que la moitié.
(19) Lettres de Joseph à Napoléon (26-31 juillet), publiés par Vincent Haegele, Tallandier, 2007. Voir du même auteur, en fin du présent volume, l'étude consacrée à la correspondance de Joseph Bonaparte.
(20) Un projet en totale contradiction avec la politique suivie jusque là par Napoléon avec la Turquie et la Perse. Une volte-face diplomatique qui permettra aux Anglais de reprendre pied dans ces deux pays. Voir les lettres du 2 février 1808 à Alexandre et Caulaincourt (n° 17121 et 17123).
(21) Une « plate-bande » selon le terme ironique généralement attribué à Talleyrand.
(22) Napoléon à Joseph, le 13 octobre 1808 (n° 19056) : « La guerre pourrait être terminée d'un seul coup par une manoeuvre habilement combinée, et pour cela il faut que j'y sois. »
(23) Lettre n° 19855.
(24) Lettre n° 19937.
(25) Sud-ouest de la France (2 avril-14 août 1808), Erfurt (22 septembre-18 octobre 1808), Espagne (29 octobre 1808-23 janvier 1809).
(26) Dans le but de juger les inculpés dans la convention/capitulation de Baylen. L'affaire se limitera à un début de procédure.
(27) Les grands traités de l'Empire (1804-1810), Nouveau Monde Éditions / Fondation Napoléon, 2004 (p. 373).

 

 
 

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