<i>Napoleonica La Revue</i>, revue internationale d'histoire des Premier et Second Empires napoléoniens, articles, bibliographies, documents, comptes rendus de livres, en français et en anglais : n° 19, juin 2014
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Pourquoi Sainte-Hélène ?

(Article de BOUDON Jacques-Olivier,  Professeur à l'université de Paris Sorbonne (Paris IV), Président de l'Institut Napoléon)

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Les Anglais face à la capture de Napoléon
Le choix de Sainte-Hélène

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Le sort de Napoléon Bonaparte préoccupe naturellement les Alliés au lendemain de la défaite de Waterloo. L'empereur est parvenu à quitter le champ de bataille et à regagner Paris où il espère encore jouer un rôle politique. La préoccupation majeure des Alliés est alors de ramener la paix et l'ordre en France et d'envisager le rétablissement des Bourbons sur le trône, tout en sachant les difficultés d'une telle restauration. Le retour de Napoléon de l'île d'Elbe a en effet révélé l'extrême fragilité du pouvoir de Louis XVIII. Affermir ce trône apparaît comme une des principales priorités, mais cela suppose l'éviction de Napoléon de la scène politique et avec lui de tous ses partisans. Les Alliés veulent avant tout se prémunir contre tout retour des troubles révolutionnaires et partant contre tout nouveau danger venu de France –c'est ce qui les conduit à réclamer les places fortes qui ceinturent le pays et que la France avait pu conserver en 1814. En même temps, le nouveau gouvernement est encouragé à châtier ceux qui ont, en 1815, aidé au retour de Napoléon. Mais pourquoi ce dernier échapperait-il au châtiment prévu pour ses affidés ? Pourquoi l'exiler plutôt que le condamner et l'exécuter ? Pourquoi les Anglais ont-ils eu seuls à prendre en charge le sort de cet encombrant prisonnier ? La réponse à ces questions préalables doit permettre de comprendre pourquoi ils en sont venus à choisir l'île de Sainte-Hélène comme lieu de déportation.



  Les Anglais face à la capture de Napoléon


Avant même le retour de Louis XVIII à Paris, les Anglais ont fait de la capture de Napoléon un impératif catégorique. Ayant appris son départ de la capitale en direction de l'Atlantique et connaissant ses projets de quitter le continent européen, le gouvernement britannique a donné des ordres très stricts pour empêcher que l'empereur ne puisse gagner l'Amérique. Les navires croisant au large des côtes françaises ont ordre de fouiller tout navire suspect et d'appréhender Napoléon. Un ordre du 8 juillet prescrit ainsi au capitaine Maitland : « Les lords commissaires de l'Amirauté ayant tout lieu de croire que Napoléon Bonaparte médite de s'évader de France en Amérique avec sa famille, il vous est enjoint par le présent ordre, conforme à celui de leurs seigneuries, et qui m'a été signifié par le Très Honorable vicomte Keith, amiral, d'exercer la vigilance la plus active afin de l'intercepter ; vous devrez faire les recherches les plus minutieuses à bord de tout navire que vous rencontrerez. Si vous êtes assez heureux pour l'arrêter, vous devez le transférer avec sa famille sur le navire que vous commandez, l'y tenir sous bonne et sûre garde, et revenir avec toute la diligence possible au port anglais le plus proche (à Torbay plutôt qu'à Plymouth). A votre arrivée, vous interdirez toute communication avec la terre ». (1)
Non seulement les Anglais entendent capturer Napoléon, mais ils veulent aussi s'assurer de sa personne. Il ne peut être alors question de le remettre à un gouvernement français qui n'est pas encore pleinement rétabli. Louis XVIII ne rentre dans Paris que le même jour. Plus généralement, le gouvernement britannique se méfie de la capacité du roi de France à régler le sort de l'empereur déchu. Pourtant l'hypothèse de rendre Napoléon à la France, pour qu'il y soit jugé, n'est pas encore complètement exclue, même si elle n'est pas véritablement prise au sérieux. Ainsi, dans une lettre que le premier ministre anglais, lord Liverpool, envoie à Castlereagh, le 15 juillet 1815, soit le jour même de la reddition de Napoléon qu'il ne peut évidemment connaître, il lui précise : « Avant que je ne traite d'autre sujets, je suis désireux de vous faire connaître nos sentiments en ce qui concerne Bonaparte.
Si vous arrivez à vous assurer de sa personne et que le roi de France ne se sent pas suffisamment sûr pour le traduire en justice en tant que rebelle, nous sommes prêts à assumer sa garde pour le compte des puissances alliées ; et, en fait, nous pensons qu'il serait préférable qu'il nous soit assigné plutôt qu'à un autre membre de l'Alliance ». (2) La manière négative dont Lord Liverpool envisage la possibilité que la France juge Napoléon montre qu'à cette date, les Anglais considèrent que ce soin leur revient, plutôt qu'à tout autre pays. Ils se savent, il est vrai, les mieux placés et les plus motivés aussi, pour s'emparer de l'empereur déchu. Castlereagh, en apprenant la capture de Napoléon, exprime le sentiment général du gouvernement anglais, en affirmant que pour l'avoir combattu pendant vingt ans, les Anglais y ont droit comme à un trophée (3).
Castlereagh qui a en charge les affaires étrangères, en sa qualité de Secrétaire d'Etat, dans le gouvernement tory formé par Lord Liverpool en 1812, a derrière lui un long passé de combattant de la France napoléonienne (4).
Déjà en 1808, il avait eu à décider de l'intervention anglaise en Espagne contre l'armée française. A ses yeux, les Anglais sont les seuls à avoir manifesté une constance dans l'effort de guerre contre la France, ce qui justifie l'image du trophée. Mais un trophée s'exhibe pour avoir valeur démonstrative. C'est du reste pourquoi, dans la lettre déjà citée au premier ministre, Castlereagh suggérait d'interner Napoléon au fort Saint-George en Ecosse.
Le Secrétaire d'Etat semble alors ignorer les intentions de lord Liverpool que ce dernier avait exprimé dans une lettre du 15 juillet : « Nous devrions être libre de fixer son lieu d'internement, soit en Grande-Bretagne, soit à Gibraltar, Malte, Sainte-Hélène soit au Cap de Bonne Espérance ou n'importe quelle colonie que nous estimerions très sûre. Nous sommes vivement enclins à penser que le meilleur lieu de détention serait un endroit à une grande distance de l'Europe et que le Cap ou Sainte-Hélène seraient les meilleures places dans ce but » (5). Si Sainte-Hélène apparaît déjà comme une des destinations privilégiées, le gouvernement anglais n'exclut pas encore complètement l'idée d'un internement en Grande-Bretagne ou en Europe. Pourtant six jours plus tard, le 21 juillet donc, lord Liverpool est catégorique. Le choix de Sainte-Hélène est arrêté. Ce choix correspond donc d'abord à une volonté de ne pas garder Napoléon en Angleterre ni même en Europe, par crainte qu'il ne soit l'objet de la curiosité publique, et peut-être à terme de compassion, et surtout par peur qu'il ne soit à nouveau à l'origine d'une fermentation révolutionnaire. Autrement dit, le premier ministre anglais redoute que, au bout de quelques mois de captivité, la popularité de Napoléon ne provoque de nouveaux troubles.
Le gouvernement britannique a du reste pu juger des premiers effets de la capture de Napoléon. L'arrivée de l'empereur déchu a déjà suscité d'indéniables mouvements de curiosité. Napoléon lui-même a joué avec habileté de l'attachement des Anglais pour la liberté et le droit d'asile, en écrivant dès le 14 juillet une lettre au Prince Régent : « En butte aux factions qui divisent mon pays, et à l'inimitié des plus grandes puissances de l'Europe, j'ai terminé ma carrière politique. Je viens, comme Thémistocle, m'asseoir sur le foyer du peuple britannique ; je me mets sous la protection de ses lois, que je réclame de Votre Altesse Royale, comme celle du plus puissant, du plus constant, du plus généreux de mes ennemis ».Cette lettre aurait ému le futur Georges IV. De plus la foule s'est pressée à Torbay pour apercevoir le captif, ce qui conduisit le gouvernement à ordonner le départ du Bellerophon vers Plymouth. Mais dans la rade de ce port, les esquifs couverts de curieux affluèrent à nouveau vers le navire où séjournait Napoléon. 
Ces manifestations de curiosité, sinon de sympathie, conduisent le gouvernement britannique à accélérer la décision d'un exil lointain. Il lui faut en effet éviter à tout prix que l'empereur débarque sur le sol anglais où il pourrait faire valoir ses droits auprès d'un juge. C'est du reste ce que laissait entendre le contenu de sa lettre au prince-régent. Napoléon connaît la législation anglaise en matière de protection des libertés individuelles et espère en profiter. Lord Liverpool ne l'ignore pas. Il met en avant ces questions de droit pour justifier l'éloignement, dans sa lettre à Castlereagh du 21 juillet, mais c'est aussi pour cette raison qu'il interdit le débarquement de l'empereur et de sa suite. Tant qu'il reste en mer, il n'est pas sur le sol anglais et il ne foulera jamais. Le 29 juillet, Napoléon apprend par la presse, le projet consistant à l'envoyer à Sainte-Hélène, ce que lui confirme officiellement,  le 31 juillet, lord Keith, le commandant en chef de la flotte britannique de la Manche venu à bord du Bellerophon, accompagné du sous-secrétaire d'Etat à la guerre, sir Henry Bunbury (6).



  Le choix de Sainte-Hélène


L'idée d'envoyer Napoléon à Sainte-Hélène n'est pas apparue en juillet 1815. On y avait déjà songé au début de l'année 1815 lorsqu'il fut question de transférer l'empereur de l'île d'Elbe jugée peu sûre vers une autre destination, mais le gouvernement anglais n'y était pas lors très favorable (7). L'idée resurgit en juillet lorsque le gouvernement britannique cherche un lieu de détention pour Napoléon. C'est évidemment l'éloignement qui explique en premier lieu ce choix. « A une telle distance et en un tel lieu, toute intrigue sera impossible, et à une aussi longue distance de l'Europe, il sera très vite oublié », écrivait le premier ministre à son ministre des affaires étrangères (8). Mais on aurait pu tout aussi bien choisir un lieu plus éloigné encore. On a ainsi songé au Cap, mais sa récente intégration au domaine colonial anglais et surtout son ouverture sur un arrière pays ont contribué à écarter cette hypothèse. Pour comprendre l'empressement des Anglais à se débarrasser de Napoléon, il faut mesurer la crainte des troubles que fait naître la seule évocation de son nom. En revenant en France en mars 1815, il a non seulement bravé les souverains européens qui l'avaient vaincu un an plus tôt, mais fait peser, à leurs yeux, une lourde menace sur l'ordre international qu'il tentaient péniblement d'instaurer à Vienne. Pour autant l'idée de le juger et de l'exécuter comme « traître » est à peine effleurée. Si le premier ministre souligne que la solution d'une exécution orchestrée par la France serait l'idéal, il reconnaît en même temps que cette solution est impraticable (9). Ce sera donc un exil lointain, ce qui n'est pas une méthode inusitée, les Français l'avaient pratiquée encore sous la Révolution et au début du Consulat en envoyant les opposants à l'autre bout du monde.
 
Le fait que Sainte-Hélène soit une île a évidemment joué dans le choix final. Mais cet aspect ne serait seul suffire à l'expliquer. Le gouvernement britannique suscite donc, dès le 21 juillet, la rédaction de plusieurs rapports de la part d'officiers supérieurs ayant commandé à Sainte-Hélène, afin de mesurer les avantages d'une telle destination. Le premier, le major-général Torrens met l'accent sur les atouts militaires de l'île qui peut être défendue avec peu de moyens : « Toute l'île est une forteresse et paraît admirablement adaptée à la captivité de l'ex-empereur ». Il souligne aussi combien l'approche de l'île est particulièrement difficile sauf par le port de St James. Et Torrens recommande avec force d'empêcher Napoléon de s'approcher de la ville de St James, où séjournent des marchands américains qui pourraient faciliter son évasion (10). Le major-général Beatson, fort de ces cinq années passées comme commandant de l'île, souligne aussi combien les atouts de cette île sont nombreux.  Il met en avant en premier lieu son éloignement, mais insiste aussi sur sa taille compacte, sur le petit nombre de ses habitants qui fait qu'aucun étranger ne peut y pénétrer sans être immédiatement repéré. Enfin, sur le plan militaire, l'île, entourée de falaises de 600 à 1200 pieds, offre une barrière naturelle face à toute tentative de débarquement. Ses places bien fortifiées et armées doivent permettre aussi d'empêcher qu'aucun bateau ne puisse mettre à l'ancre sans être atteint par les canons anglais. En même temps, souligne le major-général Beatson, un prisonnier peut conserver une certaine liberté, voire être l'objet de certaines attentions de la part du gouverneur. Il envisage même que Napoléon puisse monter à cheval (11).
Le choix de Sainte-Hélène nécessite cependant quelques aménagements dans l'organisation de l'île. Celle-ci est en effet une possession non de la couronne anglaise, mais de la Compagnie des Indes, ce qui représente un avantage supplémentaire dans la mesure où elle échappe ainsi en partie au droit anglais. Elle est un de ces points d'appui pour les navires anglais en route vers les Indes, mais aussi pour les vaisseaux de guerre qui croisent dans l'Atlantique sud. A certains égards, ce choix émanant du gouvernement illustre la perte d'autonomie de la Compagnie, perceptible depuis la fin du XVIIIe siècle, et que les victoires contre la France accentuent en conduisant à réorganiser les circuits du commerce international. Déjà en 1813, la charte rénovée de la Compagnie a conduit à l'abandon du monopole de la Compagnie sur le commerce avec les Indes. Mais déjà, depuis la rédaction de l'India Bill en 1784, le gouvernement contrôle indirectement son fonctionnement puisque deux membres du Cabinet anglais sont membres du Bureau de contrôle de la Compagnie, le gouvernement nommant en outre ses principaux responsables dont le Gouverneur général. Ce dernier est depuis 1812 le comte de Buckinghamshire, ancien gouverneur de Madras et principal initiateur de la réforme de 1813, avec lequel le gouvernement traite donc en 1815 (12).
Un accord est finalement conclu avec les représentants de la Compagnie des Indes, le 26 juillet 1815  (13). Dans la pratique, la Compagnie conserve la gestion des affaires courantes dans l'île, mais le gouvernement civil et militaire de ce territoire lui est enlevé pour être confié à un officier supérieur désigné par le gouvernement et disposant de pouvoirs spéciaux, l'actuel gouverneur, le colonel Wilkes, obtenant une compensation. Il conserve toutefois l'administration civile de l'île jusqu'à l'arrivée de Hudson Lowe en 1816. Il est convenu aussi que toutes les dépenses provoquées par la captivité de Napoléon seront à la charge du Trésor anglais et que les dispositions exceptionnelles prévues par la convention prendront fin avec la captivité de Napoléon. Pour assurer la sécurité de l'île et se prémunir contre d'éventuelles tentatives d'évasion par la mer, il est enfin envisagé que, outre les navires de guerre, seuls les bateaux de la Compagnie pourront mouiller dans le port de St James, désormais interdit aux navires neutres. Cette mesure de précaution est plus facilement applicable à Sainte-Hélène
que dans une île vivant du commerce de ses produits, ce qui représente un autre atout en faveur de ce lieu de destination. « Sainte-Hélène est peut-être la seule île au monde dont les neutres peuvent être exclus sans aucun inconvénient matériel », écrit ainsi lord Liverpool à Castlereagh (14).
 Toutes ces négociations sont en effet suivies par le Secrétaire d'Etat qui se charge du reste, à la demande du Premier ministre, d'obtenir un accord formel des alliés, ce qui conduit à la signature d'une convention en ce sens le 2 août 1815. Russes, Prussiens et Autrichiens acceptent la déportation de Napoléon à Sainte-Hélène où ils obtiennent d'être représentés par un commissaire spécial. Mais l'affaire est également suivie de très près par Wellington, lui aussi particulièrement intéressé au sort de Napoléon, et qui est informé dès le 24 juillet du choix de Sainte-Hélène comme destination finale, en même temps qu'il est plus particulièrement consulté sur le volet militaire de l'opération, à savoir le choix de Hudson Lowe comme gouverneur, et l'envoi du 13e régiment d'infanterie pour renforcer la garnison sur place (15). Etant donné la part prise par Wellington dans le règlement de la paix, il n'était pas pensable qu'il pût être tenu à l'écart de la négociation qui se noue alors autour de Napoléon.
 
 
Finalement ce dernier apprend officiellement de la bouche de l'amiral Keith le sort qui lui est réservé. Ne connaissant pas l'anglais, il demande à Las Cases de lui traduire la missive du commandant en chef de la flotte anglaise de la Manche et découvre ainsi les conditions de sa captivité : « L'île de Sainte-Hélène a été choisie pour sa future résidence ; son climat est sain et sa situation locale permettra qu'on l'y traite avec plus d'indulgence qu'on ne le pourrait faire ailleurs, vu les précautions indispensables qu'on serait obligé d'employer pour s'assurer de sa personne » (16). C'est bien vers une île prison que se dirige Napoléon à bord du Northumberland en août 1815. Né sur une île, la Corse, 46 ans plus tôt, il était dit qu'il aurait la mer comme destin (17).

 
Extrait de l'ouvrage collectif Sainte-Hélène, île de mémoire, publié aux Editions Fayard.
Mise en ligne sur napoleon.org avec l'aimable autorisation des Editions Fayard.


 
     
 
 

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Auteur :

BOUDON Jacques-Olivier

Notes

 (1) Cité par J. de MOUGINS-ROQUEFORT, Napoléon prisonnier vu par les Anglais, Paris, Tallandier, 1978, p. 30.
(2) Castlereagh, Correspondence, vol. 10, p. 430, traduit par Antoine d'ARJUZON, Castlereagh (1761-1822) ou le défi à l'Europe de Napoléon, Paris, Tallandier, 1995, 492 p., p. 398.
(3) Lord Castlereagh à lord Liverpool, 17 juillet 1815, cité par C. K. WEBSTER (ed), British Diplomacy 1813-1815, Select Documents dealing with the Reconstruction of Europe, Londres, G. Bell and sons, 1921, 410 p., p. 350.
(4) John W. DERRY, Castlereagh, Londres, Allan Lane, 1976, 247 p.
(5) Castlereagh, Correspondence, vol. 10, p. 430, traduit par Antoine d'ARJUZON, op. cit.., p. 398.
(6) Général Baron GOURGAUD, Journal de Sainte-Hélène 1815-1818, éd. Par Octave Aubry, Paris, Flammarion, 1947, t. 1, p. 49.
(7) Rory MUIR, Britain and the Defeat of Napoleon 1807-1815, New Haven-Londres,Yale University Press, 1996, 466 p., p. 343.
(8)  Liverpool à Castlereagh, 21 juillet 1815, dans Supplementary Despatches, Correspondence, and Memoranda of Field Marshal Arthur Duke of Wellington, K.G., edited by his son, The Duke of Wellington, K.G., Londres, John Murray, 1864, vol. 11, 753 p., p. 47.
(9) “To conclude, we wish that the King of France would hang or shoot Bonaparte as the best termination of the business ; but if this is impracticable, and the Allies are desirous that we should have the custody of him, it is not unreasonable that we should be allowed to judge of the means by witch that custody can be made effectual”, Liverpool à Castlereagh, 21 juillet 1815, dans Supplementary Despatches, Correspondence, and Memoranda of Field Marshal Arthur Duke of Wellington, op. cit., p. 47.
(10) Major-Général Torerens au comte Bathurst, 22 juillet 1815, dans Supplementary Despatches, Correspondence, and Memoranda of Field Marshal Arthur Duke of Wellington, op. cit., p. 51.
(11) Memorandum concerning the Island of St. Helena, by Major-General Beatson, 28 juillet 1815, ibid., p. 74-77.
(12) Philip LAWSON, The East India Company. A History, Londres, Longman, 1993, 188 p., p. 140.
(13) Charles Grey et Thomas Reid au comte de Buckinghamshire, 26 juillet 1815, dans Supplementary Despatches, Correspondence, and Memoranda of Field Marshal Arthur Duke of Wellington, op. cit., p. 61-62.
(14) Liverpool à Castlereagh, 28 juillet 1815, ibid., p. 80.
(15) Bathurst à Wellington, 24 juillet 1815, ibid., p. 55-6. Le secrétaire d'Etat à la guerre et aux colonies écrit au duc de Wellington, à propos de Hudson Lowe : « I do not believe we could found a fitter person of his rank in the army willing to accept a situation of a such confinement, responsability, and exclusion from society ».
(16) Emmanuel de LAS CASES, Le Mémorial de Sainte-Hélène, Paris, Flammarion, rééed. 1983, t. 1, p. 45.
(17) Voir Jacques-Olivier BOUDON, « La mer comme destin », dans Jean-Marcel HUMBERT et Bruno PONSONNET (dir.), Napoléon et la mer. Un rêve d'empire, Paris, Le Seuil, 2004, p. 16-23

 

 
 

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