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Après l'échec d'Aspern-Essling, Napoléon prend six semaines pour repenser ses plans et envisager la fin de la campagne de 1809. Il a pour avantage de dominer la ville de Vienne avec ses arsenaux et magasins. Il prend un soin particulier pour organiser la traversée du Danube, faisant ériger de solides ponts où des patrouilles sont chargées de surveiller d'éventuelles tentatives de sabotage. Après avoir fait croire qu'il allait répéter l'attaque d'Aspern, Napoléon organise ses troupes sur le côté est de l'île Napoléon (Lobau) et les fait traverser sous une pluie battante par le bras nord du fleuve. Suivie la bataille de Wagram qui, durant deux jours, use massivement de l'artillerie lourde et de mouvements de troupes d'une rare violence. La force de feu du général Boudet, l'extraordinaire habilité du maréchal Masséna et la ténacité de Davout conduisent rapidement à une victoire française. Wagram restera dans l'histoire comme l'une des plus grandes batailles avec la présence de 300 000 soldats pour deux jours de combats et ses très nombreuses pertes humaines qui s'élèvent à 80 000 hommes (décès, blessés, prisonniers…).
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