Parcs et Jardins : les promenades parisiennes du Second Empire

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La politique de Napoléon III en matière d'espaces verts fut exceptionnelle : ne manquez pas de la découvrir au fil d'un itinéraire qui vous conduira des modestes squares de quartier aux plus somptueux parcs de la capitale.
  • Introduction

    Cet itinéraire s’adresse aux amoureux de la nature qui ne soupçonnent peut-être pas les trésors que recèle la capitale. Il est aussi destiné aux passionnés d’histoire qui trouveront là un moyen particulièrement agréable de se plonger dans la vie quotidienne du Second Empire. Quelles que soient vos motivations, attendez-vous à être surpris, charmés et à regarder différemment la ville qui vous entoure. Quatre parcours vous sont proposés : Les Squares, Les Jardins, Les Parcs, Les Bois.

    Vous trouverez dans les différentes rubriques accessibles par les icônes ci-dessus tous les renseignements pratiques ou historiques nécessaires au bon déroulement de cet itinéraire ainsi qu’une Carte interactive qui vous indiquera le plus court chemin d’un jardin à l’autre. Dans la rubrique Informations pratiques, les horaires d’ouverture, les adresses et l’ensemble des activités proposées ; dans Boire, Manger, Coucher, les adresses pour vous restaurer ; dans Autres curiosités, un petit historique du jardin parisien où vous découvrirez les autres jardins, ceux qui ont été créés avant ou après le Second Empire ; dans Prolongements, un panorama des divertissements et des loisirs de la société impériale dans les espaces verts mis à sa disposition. Enfin, vous trouverez quelques ouvrages intéressants dans la Bibliographie.

    Pourquoi un itinéraire des squares, jardins, parcs et bois parisiens sous le Second Empire ? Tout simplement parce que la plupart des espaces verts de la capitale datent de cette époque et que ce legs de l’histoire reste par trop méconnu. C’est en effet sur la volonté de Napoléon III lui-même que Paris s’enrichit entre 1850 et 1870 de superbes jardins dont beaucoup font encore notre admiration. C’est en tout plus de 1 830 hectares qui furent créés et réaménagés sous le Second Empire, soit près de 80% des actuels espaces verts de la capitale.

    L’empereur était féru de botanique. Déjà, prisonnier au fort de Ham après la désastreuse expédition de Boulogne, Louis-Napoléon s’était distrait en faisant du jardinage: « J’ai pu, écrivait-il à un ami, sur une courtine labourer un petit espace de terre et j’y plante force graines et arbustes… Notre nature offre bien des ressources et des consolations inconnues à ceux qui ne furent toujours heureux ». Il montra ensuite un intérêt prononcé pour l’art des jardins. Lors de son exil en Angleterre, le futur Empereur avait étudié et admiré les parcs londoniens. Il avait même collaboré à l’aménagement des jardins du duc de Hamilton et dessiné son parc de Brodnick, ce qui fit dire ironiquement au duc :  » S’il venait à perdre sa place, je le prendrai volontiers comme jardinier chef « .
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    Monument à Alphand avenue FochDans son grand projet d’urbanisme pour Paris, Napoléon III accorda ainsi une place privilégiée à la création des espaces verts. Pour la première fois dans l’histoire de la capitale, un souverain se souciait du jardin non pour son propre plaisir ou pour exprimer sa magnificence et son pouvoir, mais dans l’intention de satisfaire le peuple. Il s’agissait de ménager dans un tissu social et urbain dense, des plages de détente, de véritables « trouées vertes » nécessaires à l’oxygénation de la ville. A l’instar d’un corps vivant, Paris, qui se dotait d’appareils circulatoires (la percée des grands boulevards) et éliminatoires (le réseau des égouts), devait aussi se pourvoir d’un système respiratoire. Cette notion nouvelle, l’urbanisme à vocation sociale, est celle qui présida à l’aménagement ou à la création de 24 squares (17 dans l’ancienne cité et 7 dans les quartiers nouvellement annexés), de 4 jardins, de 4 parcs et de 2 bois, pour le seul bien-être des parisiens.

    Deux hommes donnèrent forme aux voeux de l’Empereur. Le préfet Haussmann, passé à la postérité pour avoir modelé le Paris de la modernité et Adolphe Alphand, ingénieur plus méconnu, nommé directeur du Service des Promenades et Plantations de la ville de Paris. Tous deux, aidés de l’horticulteur Barillet-Deschamp, de l’architecte Davioud et de Belgrand du Service des Eaux, réalisèrent le plus grand et le plus bel ensemble d’espaces verts publics jamais conçu à Paris. Suivez-nous dans cet itinéraire qui vous conduira des anciens jardins impériaux aux plus modestes squares de quartier, des grands parcs populaires aux plus somptueux espaces verts de la capitale.

    Karine Huguenaud
    (Juillet 1997)

    Photos © Fondation Napoléon – K. Huguenaud




  • Parcours : Les squares

    Square Louvois (1925 m2)

    Ce square situé en face de la Bibliothèque nationale fut inauguré en même temps que le pont de Solférino, le 15 août 1859, à l’occasion de la fête de Napoléon III. Il s’ordonne simplement autour de la belle fontaine des Fleuves français due en 1839 à l’architecte Visconti et au sculpteur Klagmann.

    Square Emile-Chautemps (3960 m2)

    Ex-square des Arts et Métiers, sa construction fut décidée par un arrêté du 23 août 1858 à l’occasion des travaux faisant suite au percement quatre ans plus tôt du boulevard de Sébastopol. Après son inauguration, L’Illustration le définit comme tel : « Il appartient à ce que l’on pourrait appeler le genre noble ». Et de fait, sa structure est caractéristique du jardin à la française : divisé en parcelles égales, il joue sur la symétrie avec ses allées régulières de marronniers et ses deux bassins ovales ornés de groupes en bronze. Ces bronzes furent conçus par Davioud et exécutés en 1860 : à gauche, en regardant le Conservatoire des Arts et Métiers, les allégories de l’Agriculture et de l’Industrie sont une oeuvre du sculpteur Gumery (1827-1871), à droite, Mercure et la Musique sont signés Ottin (1811-1867) ; les motifs d’ornements sont de Liénard.
    Le square Emile-Chautemps est particulièrement remarquable pour sa composition mais aussi pour les monuments qui lui sont associés. Au centre, une colonne commémorative en granit du Jura a été érigée à la gloire des armées du Second Empire. Sur le socle figurent quatre grandes victoires de la guerre de Crimée : Alma (20 septembre 1854), Inkermann (5 novembre 1854), Tchernaïa (16 août 1855) et Sébastopol (8 septembre 1855).
    Face au square s’élève un beau témoignage du style Second Empire : le théâtre de la Gaîté Lyrique. Construit en 1862 par Hittorff et Cuzin pour remplacer le théâtre de la Gaîté de la rue du Temple, il fut dirigé par Offenbach de 1873 à 1875. Sa façade est décorée de pilastres composites encadrant les cinq arcades du premier étage ornées de colonnes de marbre rouge.

    Square du Temple ( 7965 m2)

    Ouvert au public en 1857, ce square occupe une partie de l’ancien enclos des Templiers qui fut tristement transformé en prison d’Etat de 1792 à 1808. C’est là que Louis XVI et sa famille vécurent leur captivité sous la Révolution. En 1809, Napoléon ordonna la destruction d’une grande partie de la forteresse et la tour du Temple fut abattue en 1811. Tous les bâtiments furent rasés et remplacés par l’actuel square. Petit jardin à l’anglaise qui confine à l’arboretum par ses essences rares, le square du Temple est caractéristique du Second Empire par les éléments qui le composent : une pièce d’eau artificielle tombant des rochers venant de Fontainebleau, une grille dessinée par Davioud, un kiosque à musique et un chalet de nécessité. Il est à noter une statue en pierre du poète et chansonnier Béranger, oeuvre d’un sculpteur contemporain, Lagriffoul.

    Square des Innocents (870 m2)

    Improprement dénommé square, la place des Innocents s’apparente plus à un mail c’est à dire à un lieu réservé à la promenade, à la déambulation. Créée en 1860, lors de l’édification des Halles, cette place qui doit son nom au cimetière et à l’église des Innocents détruits à la fin du XVIIIème, fut plantée d’une soixantaine de tilleuls répartis autour de la fontaine des Innocents, chef-d’oeuvre de la Renaissance du à Pierre Lescot et à Jean Goujon. Située à l’origine rue Saint-Denis, c’est Davioud qui la fit démonter puis remonter au milieu de la place en la surélevant par une série de bassins en escaliers. Le parti pris est remarquable : au lieu de noyer le monument sous la verdure, on choisit de le mettre en valeur dans un espace dénudé, rythmé par l’alignement régulier des arbres.

    Square de la Tour Saint-Jacques (6016 m2)

    Il s’agit du premier square ouvert au public en 1856 et le seul qui, par sa forme, mérite sa dénomination tirée de l’anglais « carré ». Situé stratégiquement à la croisée de Paris, il résulte des travaux qui bouleversèrent le quartier sous le Second Empire : aménagement de la place du Châtelet, prolongement de la rue de Rivoli et percement du boulevard de Sébastopol. Lors de sa visite à Paris pour l’Exposition universelle de 1855, la Reine Victoria fut menée sur le chantier par Haussmann, très fier de présenter à la souveraine le premier square parisien directement inspiré de ses homologues anglais. Véritable écrin de la tour Saint-Jacques, seul vestige de l’église du même nom détruite en 1797, ce square se dresse sur le lieu qui servait de point de ralliement aux pèlerins en partance pour Compostelle. La tour fut restaurée par l’architecte Ballu de 1854 à 1858, tandis qu’une statue de Pascal par Cavelier était installée sous la clef de voûte en hommage au philosophe qui y avait réalisé des expériences barométriques en 1648.

    Square Paul Langevin ( 4328 m2)

    Dominé par la haute muraille qui supporte les bâtiments de l’ancienne Ecole Polytechnique, ce square fut créé en 1868. Initialement baptisé Square Monge du nom du mathématicien qui enseigna à Polytechnique, il fut renommé en hommage au physicien Paul Langevin. On peut y voir un escalier monumental complètement recouvert de viburnum qui forme une étrange sculpture de verdure.

    Jardin Robert-Cavelier-de-la-Salle (11154 m2)
    Square de l’Observatoire – Jardin Marco-Polo (10903 m2)

    Ces deux jardins furent aménagés en 1867 entre le Luxembourg et l’Observatoire. Situés sur une partie de l’antique château Vauvert que l’on disait habité par le diable (d’où l’expression « aller au diable Vauvert ! »), ils sont plantés chacun de quatre rangées de majestueux marroniers à fleurs blanches, taillés en marquise et décorés de parterres fleuris où se dressent des statues dues aux plus fameux sculpteurs du Second Empire : La Nuit par Gumery et Le Crépuscule par Crauk dans le jardin Cavelier de la Salle ; Le Jour par Perraud et L’Aurore par Jouffroy dans le jardin Marco Polo. Cette magnifique perspective s’achève avec la célèbre fontaine des Quatre Parties du Monde. Oeuvre collective exécutée en bronze sous la direction de Davioud, elle est surtout remarquable pour sa partie supérieure due au génie de Carpeaux.

    Square Boucicaut (7202 m2)

    Créé en 1870 et inauguré en 1873, il doit son nom à Aristide Boucicaut, le créateur du bon Marché modèle du Bonheur des Dames de Zola. Il est situé sur l’ancienne léproserie de l’abbaye de Saint-Germain-des-Près.

    Square Samuel Rousseau (1746 m2)

    Aménagé en 1857 devant la basilique Sainte-Clotilde, il appartient à ce type de square prévu pour mettre en valeur un monument. Situé sur un ancien enclos du couvent des Dames de Bellechasse, il constitue un espace particulièrement calme au coeur de Paris.

    Square Santiago du Chili (3545 m2) – Square d’Ajaccio (4472 m2)

    Ces deux squares encadrent de part et d’autre l’hôtel des Invalides . Ils ont été aménagés en 1865.


    Square Louis XVI (4184 m2)

    Aménagé en 1865, un an après le percement du boulevard Haussmann, ce square se dresse sur l’ancien cimetière de la Madeleine où les corps de Louis XVI et de Marie-Antoinette furent ensevelis après leur exécution. A la Restauration, Louis XVIII fit transporter leurs dépouilles dans la basilique de Saint-Denis et chargea Fontaine, l’architecte favori de Napoléon Ier, d’ériger un monument commémoratif, la Chapelle Expiatoire. Le square encercle très harmonieusement l’édifice et lui offre l’ombre d’arbres magnifiques.

    Square Marcel Pagnol (3764 m2)

    Réalisé en 1867, cet ex-square laborde est situé à proximité immédiate de l’église Saint-Augustin construite par Baltard à partir de 1860. Il a été réaménagé en grande partie sur dalles en 1969.

    Square des Batignolles (16 615 m2)

    Aménagé comme un jardin à l’anglaise en 1862, cet espace vert constitue, comme le square du Temple, une exception dans la série des squares réalisés par Alphand. Il se distingue des autres par ses dimensions importantes et la qualité de ses aménagements, cascade, rivière, lac, arbres d’essence rare… Cependant, il ne fut pas unanimement salué lors de son inauguration. En effet, le climat français ne se prêtait pas comme en Angleterre aux jeux sur la pelouse pour des raisons évidentes de conservation de celle-ci. Ainsi, les pelouses interdites au public et les pièces d’eau réduisaient considérablement l’espace de promenade ou de jeux. En dépit de sa beauté, le square des Batignolles apparut bientôt inadapté pour ce quartier populaire. Heureusement, les pelouses sont aujourd’hui (en partie !) rendues aux jeux des enfants. Il est à signaler plusieurs platanes d’Orient qui datent de la création du square.

    Square Berlioz (897m2)

    Ex-square de Vintimille, il fut aménagé en 1859 et entièrement rénové en 1990-1991.

    Square de la Trinité (3164 m2)

    Alors que tout le quartier était profondément modifié sous le Second Empire, l’église et le square de la Trinité furent réalisés afin d’offrir un point de vue et de clore la perspective de la Chaussée-d’Antin. Aménagé en 1865, le square adopta une forme ovale et fut paré d’une fontaine par Ballu, l’architecte de l’église. Tout ici est conçu sur un rythme tertiaire pour rappeler la consécration de l’édifice à la Trinité. En effet, dans l’axe des trois porches de l’église, on retrouve les trois fontaines à triple vasque de Ballu. Au-dessus de ces fontaines se détachent trois groupes statuaires signés Duret et représentant la Foi, l’Espérance et la Charité. Le jardin lui-même s’organise autour de trois pelouses.

    Square Montholon (4350 m2)

    Aménagé en 1863, ce square est entouré par quatre rues qui sont elles aussi un héritage du Paris remodelé par Haussmann. Les rues Mayran, Rochambeau et Pierre Semard ont été tracées en 1862 alors que la portion de la rue Lafayette passant devant le square avait été ouverte en 1859. Elle fut prolongée jusqu’à la Chaussée d’Antin en 1862. Très endommagé par le temps et par les travaux d’aménagement d’un parc de stationnement souterrain, le square Montholon a été entièrement rénové en 1971. Ne subsistent de l’original que les grilles de fonte et deux immenses platanes d’Orient plus que centenaires.

    Square Saint-Vincent-de-Paul (1 980 m2)

    C’est au pied de l’église Saint-Vincent-de-Paul que s’étend ce joli square inauguré en 1867. S’adaptant au terrain pentu, il encadre plaisamment l’escalier menant à l’édifice construit de 1824 à 1844 par Lepère et Hittorff.

    Square de la Chapelle (1 423 m2)

    Situé à l’est de la place de la Chapelle, ce square fut aménagé en 1862. Remodelé en 1986, il fut baptisé du nom de Louise de Marillac, la principale collaboratrice de Saint-Vincent-de-Paul.

    Square monseigneur Maillet (3 045 m2)

    Aménagé en 1863, ce square jouxtait la place des Fêtes qui accueillait les festivités de la commune de Belleville. L’aspect villageois des lieux fut complétement gommé au début des années 1970 et le square remodelé en 1971. Il a récemment été rénové et constitue aujourd’hui une halte agréable dans un paysage urbain difficile.

    Square Ferdinand Brunot (3942 m2)

    Ce square fut aménagé en 1862 sur le territoire de l’ancien Montrouge devant la mairie du 14e arrondissement bâtie par l’architecte Naissant de 1852 à 1855.

    Square Lamartine (1 613m2)

    Inauguré en 1862, ce square doit son nom au poète qui habita à proximité.

    Karine Huguenaud (1997)

  • Parcours : Les jardins

    Jardin des Tuileries et du Carrousel (28 ha)

    Situé entre la place de la Concorde et le Louvre, les jardins des Tuileries et du Carrousel sont contemporains de l’édification du palais des Tuileries par Catherine de Médicis en 1564. Un siècle plus tard, Le Nôtre en reprit le tracé pour composer un exemple parfait du jardin à la française. Lieu de la promenade publique mondaine au XVIIIe siècle, le jardin des Tuileries resta ouvert à tous au XIXème, tandis que la partie la plus proche du palais, bientôt nommée jardin du Carrousel, était liée à la demeure du souverain. Sous le Second Empire, ce jardin fut aménagé à l’anglaise pour l’usage privé de Napoléon III et de la famille impériale. La destruction du palais des Tuileries lors de la Commune rendit cet espace au public.
    Dans le jardin des Tuileries ouvert à tous, Napoléon III respecta la structure classique déjà existante. Il fit cependant édifier le Jeu de Paume pour les distractions du prince impérial. Après avoir accueilli les collections impressionnistes, c’est un espace aujourd’hui dévolu à l’art contemporain.

    Jardin du Luxembourg (224 500 m2)

    Jardin lié au palais du Luxembourg construit par Marie de Médicis au début du XVIIe siècle, il passa dans l’héritage du frère de Louis XIII, Gaston d’Orléans, qui l’ouvrit au public. Après maintes vicissitudes, il fut amputé une première fois quand le comte de Provence en prit possession. Durant la Révolution, il fut tour à tour jardin du palais transformé en prison, puis jardin du palais siège du gouvernement du Directoire pour finir sous l’Empire, jardin du palais du Sénat. C’est sous le Second Empire qu’il connut ses bouleversements les plus importants. Un décret du 28 novembre 1865 prévoyait la destruction d’un tiers du jardin : 10 hectares de nature « sauvage » allaient disparaître en dépit des réactions protestataires comme une pétition de 10 000 signatures.

    Le 18 février 1866, Napoléon III visita le jardin et confirma l’amputation de 12 hectares parmi lesquels la célèbre Pépinière des Chartreux. Un ordonnancement classique supplanta ainsi l’aspect romantique du lieu et le jardin du Luxembourg fut fixé dans son périmètre actuel. Davioud installa ses fameuses grilles, on divisa en square les terrains près de l’Observatoire et le jardin fut peuplé de statues (aujourd’hui, on en dénombre près de quatre-vingt). La fontaine Médicis fut décorée en 1864 des groupes de Polyphème et d’Acis et Galatée par Ottin tandis que Gisors lui adossait en 1866 la fontaine du Regard, d’époque Empire, déplacée par le percement de la rue de Rennes.
    Seule fausse note dans la politique des Espaces verts du Second Empire, le Luxembourg est aujourd’hui l’un des jardins les plus animés de la capitale.


    Jardin Robert-Cavelier-de-la-Salle (11154 m2)  – Jardin Marco-Polo (10903 m2)

    Ces deux jardins furent aménagés en 1867 entre le Luxembourg et l’Observatoire. Situés sur une partie de l’antique château Vauvert que l’on disait habité par le diable (d’où l’expression « aller au diable Vauvert ! »), ils sont plantés chacun de quatre rangées de majestueux marroniers à fleurs blanches, taillés en marquise et décorés de parterres fleuris où se dressent des statues dues aux plus fameux sculpteurs du Second Empire : La Nuit par Gumery et Le Crépuscule par Crauk dans le jardin Cavelier de la Salle ; Le Jour par Perraud et L’Aurore par Jouffroy dans le jardin Marco Polo. Cette magnifique perspective s’achève avec la célèbre fontaine des Quatre Parties du Monde. Oeuvre collective exécutée en bronze sous la direction de Davioud, elle est surtout remarquable pour sa partie supérieure due au génie de Carpeaux.

    Jardins des Champs-Elysées ( 13,7 hectares)

    Cette promenade créée au XVIIe siècle par Le Nôtre devint bien national en 1792. Les Chevaux de Marly, oeuvre de Guillaume Coustou commandée par Louis XIV, furent alors installés à l’entrée des jardins, place de la Concorde, sur des piédestaux dessinés par David. De mars 1814 à mars 1816, les troupes alliées campant aux Champs-Elysées dévastèrent complètement les lieux. Sous le Second Empire, les jardins devinrent un lieu à la mode grâce à l’implantation de cafés, de restaurants et de théâtres avant d’être aménagés à l’anglaise par Alphand en 1858 : pelouses vallonnées, massifs d’arbres et d’arbustes rares, corbeilles de fleurs composent encore aujourd’hui un paysage inchangé depuis plus de cent ans. A la place des Petits et Grands Palais construits pour l’Exposition universelle de 1900, s’élevait le Palais de l’Industrie, immense construction métallique qui accueillit la première Exposition universelle française en 1855. Durant le reste de l’Empire, c’est là que se déroulèrent les Salons artistiques et notamment le fameux Salon des Refusés de 1863. Le théâtre du Rond-Point (ancien Palais des Glaces) est une réalisation de Davioud inaugurée en 1860. Le théâtre Marigny, quant à lui, est du à Charles Garnier.

    L'avenue FochJardins de l’avenue Foch (66 200 m2)

    Pour relier Paris et le Bois de Boulogne nouvellement aménagé, Napoléon III souhaitait une voie majestueuse en accord avec l’élégance de l’ouest de la capitale. Ce fut l’avenue Foch qui s’appelait alors avenue de l’Impératrice. Décidée par une loi de 1864, ouverte en 1865, l’avenue de l’Impératrice se voulait dans l’esprit de ses concepteurs la plus belle avenue du monde. De fait, tout sera mis en oeuvre à cette fin.
    Avec une voie carrossable et deux allées latérales, l’une réservée aux piétons et l’autre aux cavaliers, avec des contre-allées et des chaussées aménagées devant les immeubles, l’avenue atteindra près de 140 mètres de large sur 1,5 kilomètres de long. La décoration de cette voie impériale fut confiée à Alphand qui garnit les jardins de toutes les espèces d’arbres et d’arbustes acclimatées à Paris, soit près de 4 000 essences différentes. Aujourd’hui, parmi les arbres remarquables de cette promenade, se trouvent quelques spécimens centenaires dont trois platanes, un marronnier d’Inde, un Sophora du Japon, un orme de Sibérie et un tulipier de Virginie. Dès 1855, avant même que les arbres soient plantés ou juste épanouis, alors que l’avenue était encore en construction et les immeubles en projet, l’avenue de l’Impératrice devint un lieu à la mode où se côtoyaient l’aristocratie et le demi-monde, où les cavaliers élégants et les attelages rutilants rivalisaient de prestance en se rendant au bois de Boulogne.
    C’est entre les numéros 17 et 22 de l’avenue Foch qu’un monument fut élevé à la mémoire d’Alphand en 1899 par Dalou et Formigé. Il figure l’ingénieur debout, sur un piédestal, entouré de quatre de ses collaborateurs, devant un petit monument en exèdre supportant deux bas-reliefs symboliques de son oeuvre : l’un montre des ouvriers effectuant des travaux de terrassement et de pavement, l’autre des jardiniers occupés à la plantation d’un arbre.

    Karine Huguenaud (1997)

  • Parcours : Les parcs

    Parc Monceau

    Sur un terrain acheté par le duc de Chartres en 1769, Carmontelle aménagea un jardin « d’illusion » remanié à l’anglaise par le jardinier-paysagiste Blaikie. Sous l’Empire, Napoléon, intéressé par le domaine, songea à lui donner une nouvelle destination comme ménagerie ou comme jardin particulier du Roi de Rome. Mais, c’est le Second Empire qui conféra à l’ensemble l’aspect que lui connaissons aujourd’hui. En 1860, à l’occasion de l’ouverture du boulevard Malesherbes, la ville de Paris s’en porta l’acquéreur et expropria les vingt hectares de l’ancien parc. La moitié fut vendue pour 8 millions à Pereire qui procéda à une vaste opération immobilière, tandis que l’autre partie était transformée en jardin par Haussmann et son équipe. Inauguré le 13 août 1861 par Napoléon III, le parc remporta auprès du public un succès immédiat, lié tant à sa réussite esthétique qu’au lotissement des terrains alentours. C’est en effet sur la plaine Monceau que la bourgeoisie triomphante de l’époque impériale fit élever ses hôtels particuliers. Les demeures jouxtant le parc devaient respecter certaines règles édictées par Haussmann, comme une bande de verdure de 15 mètres devant la demeure et une grille la séparant de l’espace public. Davioud dessina des grilles en accord avec la nouvelle richesse du quartier : de toutes celles conçues pour les espaces verts parisiens du Second Empire, ce sont les plus magnifiques.

    L’ensemble du parc a été recomposé avec raffinement grâce aux artifices prisés par Alphand pour créer l’illusion d’une nature harmonieuse : rochers, cascades, petit pont enjambant un ruisseau, pièce d’eau, sentiers sinueux… La Rotonde dite Pavillon de Chartres, ancienne barrière d’octroi réalisée par Ledoux, fut restaurée par Davioud en pavillon des gardiens. Les « fabriques » – ces éléments décoratifs typiques de l’art des jardins du XVIIIe siècle – qui parsemaient l’ancienne « folie de Chartres », furent également conservées. Elles ajoutèrent encore au charme de l’ensemble comme en témoigne la Naumachie, cette colonnade provenant du tombeau inachevé de Henri II à Saint-Denis. Le parc Monceau abrite l’arbre le plus gros de la capitale : un platane d’Orient mesurant 7 mètres de circonférence à un mètre du sol.

    Parc Montsouris (15,5 hectares)

    Dans le but de faire pendant au parc des Buttes-Chaumont établi au nord, la création du parc Montsouris fut décidée par décret impérial en 1865 afin d’accueillir les populations du sud de la capitale. Commencé en 1867, il ne fut achevé qu’en 1878, la guerre de 1870 ayant considérablement retardé les travaux. Le terrain s’avérait particulièrement difficile à lotir en raison de deux lignes de chemin de fer qui le traversaient. Alphand transforma cet espace accidenté, adossé aux fortifications de thiers, en un véritable jardin à l’anglaise. Trois vastes pelouses plantées de bosquets et sillonnées de sentiers dessinent ce jardin au plan trapézoïdal. Il se termine à l’extrêmité nord-est par une grande pièce d’eau accueillant une nombreuse faune aquatique. Trois ponts relient entre elles les différentes parties et les voies ferrées ont été dissimulées dans des ravins entourés d’arbres.

    On peut d’ailleurs y admirer quelques spécimens datant de la création du parc comme un peuplier de Virginie (à l’entrée nord), un cèdre du Liban (au nord du lac) ou un séquoia d’Amérique (à l’ouest du bâtiment de la météorologie). Outre les sculptures postérieures au Second Empire, le parc abrite une stèle de 5 mètres de haut, la mire de l’observatoire, oeuvre de Vaudoyer achevée en 1806. Après l’Exposition universelle de 1867 où il avait été présenté, on y installa le Bardo, réplique du palais d’été du Bey de Tunis. Le service météorologique s’installa en 1869 dans ce fragile mais splendide édifice de bois qui disparut malheureusement dans un incendie en 1991.

    Parc du Ranelagh (6 hectares)

    Tracé par Haussmann, le parc fut ouvert en 1860 sur l’emplacement dit « de la pelouse », un élégant point de rencontre où s’élevait le bal du Ranelagh qui vit danser Lucien Bonaparte, Barras, Tallien ou la belle Juliette Récamier. Le parc fait face au musée Marmottan qui abrite les collections d’un passionné du Premier Empire.

    Parc des Buttes-chaumont (25 hectares)

    Endroit de sinistre réputation qui prêta pendant quatre siècles ses pentes au gibet de Montfaucon, les Buttes-Chaumont furent exploitées à partir du XVIIIe siècle pour leurs carrières de calcaire. En 1814, elles furent le théâtre de violents combats entre les troupes françaises et les troupes alliées. Sous la Restauration, elles devinrent une décharge à ordures pour les quartiers alentour, tandis que des dépotoirs de vidange et des ateliers d’équarrissage s’y installaient. C’est dire si ce lieu paraissait peu propice à l’aménagement d’un espace vert ! Et pourtant, c’est sur ce terrain composé de glaise et de marne argileuse, donc impropre à la pousse d’une quelconque végétation, que Haussmann et Alphand décidèrent d’implanter un parc destiné aux populations du nord de la capitale. En effet, en 1860, Napoléon III voulut offrir un grand jardin aux habitants des nouvelles communes annexées de Belleville et de la Villette.

    Trois années de travaux furent nécessaires, de 1864 à 1867, pour réaliser le magnifique paysage que nous connaissons aujourd’hui. Il fallut effectuer des terrassements, des remblaiements, apporter de la bonne terre, créer près de cinq kilomètres de routes, procéder aux plantations et réaliser les aménagements suivants : un lac de deux hectares dominé par un promontoire de 30 mètres résultant de l’exploitation des carrières ; installer une rotonde sur ce promontoire, le « temple de la Sybille », imité de celui de Tivoli par Davioud ; concevoir une grotte et une cascade fonctionnant avec l’eau pompée au canal Saint-Martin ; construire deux ponts, « le pont suspendu » et « le pont des Suicidés », huit pavillons de gardiens, des restaurants, un kiosque à musique…
    Le parc fut inauguré dans l’enthousiasme général lors des festivités liées à l’Exposition universelle de 1867. Il est toujours aujourd’hui le témoin éclatant de la plus belle réussite du Second Empire en matière d’espace vert.

    Karine Huguenaud (1997)

  • Parcours : Les bois

    Bois de Vincennes (995 hectares)

    Réserve de chasse des rois de France, le Bois de Vincennes est célèbre pour avoir abrité Saint-Louis qui, selon la légende, rendait la justice sous un de ses chênes. C’est Philippe VI puis Charles V qui construisirent le château, embelli sous Louis XIV. A la Révolution, le domaine fut classé bien national. Napoléon Ier transforma le château en arsenal en 1808 et fit raser les huit tours d’enceinte hormis celle dite du village. En 1857, Napoléon III confia à Alphand un vaste plan d’aménagement et d’embellissement particulièrement difficile à réaliser en raison de l’implantation des champs de tir et des camps de manoeuvre du fort militaire en plein milieu du bois. Alphand conserva l’ordonnance générale des grands axes, mais transforma en parc à l’anglaise les pelouses et les espaces vides en les reliant par des chemins sinueux. Il fit creuser et aménager successivement trois lacs, le lac des Minimes et ses trois îles, le lac de Gravelle et le lac de Saint-Mandé. En 1860, un sénatus-consulte cédait à la ville de Paris 934 hectares de bois avec charge pour elle de poursuivre les travaux. La butte de Gravelle et le lac de Daumesnil avec les îles de Bercy et de Reuilly furent ainsi créés et l’établissement d’enseignement horticole de la ville de Paris y fut implanté en 1867 (arboretum de Breuil). Le parc zoologique et le parc floral, tous deux de création plus récente, constituent aujourd’hui les lieux les plus visités du Bois de Vincennes.

    Bois de Boulogne ( 845 hectares)

    Le Bois de Boulogne est une survivance de l’antique forêt de Rouvray où Isabelle de France, soeur de Saint-Louis, s’était retirée pour fonder l’abbaye de Longchamp. Le moulin du même nom est aujourd’hui le seul vestige de l’abbaye. Au XIVe siècle, des pèlerins revenant de Boulogne-sur-Mer obtinrent d’y élever une église d’où le nom du lieu qui s’imposa sous Louis XI. Au XVIe siècle, François Ier y fit bâtir le château de Madrid aujourd’hui disparu. Alors qu’au XVIIe siècle, Lonchamp fut une promenade prisée, de magnifiques demeures s’y développèrent au cours du XVIIIe siècle : les châteaux de la Muette et de Neuilly, la Folie Saint-James et Bagatelle. Sous la Révolution, le bois connut une destruction presque totale. Grâce à Bonaparte, le Bois de Boulogne reprit vie : il fut nettoyé, reboisé et des allées furent ouvertes.

    Cependant, les troupes alliées qui y campèrent en 1814 et 1815 le laissèrent à l’état de lande désertique. En 1848, le bois devint propriété de l’Etat. En 1852, Napoléon III le céda à la ville de Paris avec obligation pour elle de l’aménager en promenade publique et de l’entretenir. L’Empereur souhaitait en effet en faire une sorte de Hyde Park parisien. Des allées sinueuses furent tracées, les lacs Supérieur et Inférieur furent créés avec deux îles reliées entre elles, la Grande Cascade fut conçue à partir de rochers amenés de Fontainebleau et grâce à d’immenses travaux hydrauliques, trois rivières furent dessinées, 400 000 arbres plantés sans compter les innombrables massifs de fleurs. Il faut ajouter à cela la réalisation de l’hippodrome de Longchamp et les diverses concessions accordées à des sociétés comme le jardin d’Acclimatation ou le Pré-Catelan.

    Tous ces travaux furent suivis de près par Napoléon III qui voyait là la réalisation parfaite de ses conceptions en matière d’espace vert. En 1857, il fit édifier par Davioud, à la pointe sud du lac Inférieur, un petit pavillon dénommé le « Kiosque de l’Empereur » réservé à son usage personnel. Restauré en 1985 à l’identique, ce charmant pavillon témoigne de l’engouement de la société impériale pour le Bois de Boulogne. Le succès fut tel que le Bois s’imposa bientôt comme la promenade incontournable de l’élite sociale du Second Empire qui se donnait là chaque jour le spectacle de sa propre vanité.

    Karine Huguenaud (1997)

  • Prolongements

     » De toutes les améliorations exécutées à Paris sous le Second Empire, il n’en est aucune qui mérite plus d’éloges, plus de sincère admiration, que celles exécutées par la section des Promenades et Plantations de Paris… Paris, de carrière qu’elle était, se transforme en « bouquet » ». Ce jugement d’un contemporain, César Daly, paru dans la Revue de l’Architecture en 1863, témoigne, en dépit de son exagération, de l’accueil enthousiaste qui accompagne la création des espaces verts voulus par l’Empereur. 

    Si la disparition du vieux Paris et les travaux transformant la capitale en un immense chantier provoquent au départ indignation et protestations, la réalisation rapide de certains projets fait taire les plus virulents opposants. En quelques mois par exemple, Paris s’entiche du Bois de Boulogne. On vient déguster des glaces au Chalet des Iles, faire du canotage, observer la faune et la flore le long des berges, admirer le modèle réduit d’un bateau de haute mer, La Ville de Nantes, récemment présenté à l’exposition universelle de 1855 et ancré désormais au milieu du lac supérieur.

    Les promenades du dimanche s’étendent bientôt à tous les jours de la semaine. On vient se donner en spectacle au Bois d’autant plus que la mode est lancée par le couple impérial lui-même. Il n’est pas rare d’apercevoir l’Impératrice à cheval, entourée de ses dames de compagnie, galoper à bride abattue dans les allées du Bois ou bien de voir l’Empereur conduisant lui même son phaéton, à vive allure, accompagné de deux grooms assis derrière lui. Le Bois de Boulogne s’impose ainsi bien vite comme la scène privilégiée du spectacle mondain de l’après-midi, les théâtres, l’Opéra et les restaurants prenant le relais la nuit. Les Goncourt, toujours si « sympathiques » vis à vis de leurs contemporains, résument cyniquement cet engouement : « Ce serait un grand débarras de la bêtise chic et de l’imbécillité élégante, qu’une machine infernale qui par un beau jour, tuerait tout le Paris faisant de 4 à 6 heures, le tour du lac du Bois de Boulogne ». Fasciné par ces promeneurs nantis, le petit peuple de Paris ne tarde pas lui aussi à venir guetter leurs passages le dimanche. Alors, peu à peu, gêné par cette promiscuité sociale, la « bonne » société délaisse les allées du bois le dimanche, se réservant les autres jours de la semaine.

    L’une des distractions les plus prisées par cette élite est le patinage à glace. Napoléon III, qui a appris à patiner lors de sa jeunesse à Augsbourg et à Arenenberg, fait réaliser à cet effet par Alphand un lac peu profond près du jardin d’acclimatation. L’Impératrice elle-même est très à l’aise sur la glace et le couple impérial offre des fêtes somptueuses sur le petit lac gelé. La mode est lancée. Les parisiens, durant les mois d’hiver, s’essayent à ce nouveau sport et tandis que les plus habiles patineurs, encore rares, font l’admiration de tous, les autres utilisent luges et traîneaux.

    Le Pré Catelan et le jardin d’Acclimatation constituent eux aussi des attractions importantes du Bois de Boulogne. Moyennant un droit d’entrée, le promeneur élégant peut découvrir dans le premier un théâtre de marionnettes italiennes, un autre de magie, un cabinet de lecture, une laiterie, une salle de concert, un théâtre de plein air et un établissement de photographie. Passé l’engouement de la nouveauté, le Pré Catelan attire peu de monde et ferme en 1861. En revanche, le jardin d’Acclimatation avec son jardin zoologique connaît un succès réel qui s’est maintenu jusqu’à notre époque. La passion des courses, largement alimentée par le duc de Morny, trouve son accomplissement à l’hippodrome de Longchamp où le Tout-Paris vient assister dans une ambiance électrique au Grand Prix. Zola nous en a laissé de mémorables pages dans Nana.

    Tous ces divertissements s’adressent à une foule aisée. Au nord et à l’est de Paris, la fréquentation des espaces verts se fait plus populaire. Venues en omnibus ou en train, des familles entières passent la journée au Bois de Vincennes, déjeunant sur l’herbe et canotant sur les lacs le dimanche. La semaine, le grand domaine demeure presque désert car la société chic dédaigne Vincennes au profit de l’ouest parisien et du Bois de Boulogne. Les Buttes-Chaumont connaissent le même problème : les ouvriers ne peuvent s’y rendre que durant leur jour de repos et le parc, en dépit de son paysage grandiose, est situé dans des quartiers trop mal famés pour une fréquentation plus bourgeoise. Au centre de Paris, la fréquentation des squares et des grands jardins est plus mélangée. Le petit monde des commerçants, celui des étudiants, la petite et moyenne bourgeoisie s’approprient rapidement les espaces qui lui sont destinés pour simplement s’y délasser, venir y écouter quelque concert ou offrir aux enfants d’agréables espaces de jeux. En somme, rien de très différent par rapport à aujourd’hui.  K.H.

  • Autres Curiosités

    L’histoire du jardin se confond à Paris avec celle de la royauté d’une part et avec celle des congrégations religieuses d’autre part. Lorsque le pouvoir royal se fixe à Paris sous les Capétiens, la capitale connaît alors une vague importante de construction : le jardin, lié à la demeure, apparaît avec ce morcellement. Il faut ajouter à cela le rôle des enclos religieux tels ceux de Saint-Martin-des-Champs, de Saint-Germain-des-Prés, de Sainte-Geneviève ou de Saint-Victor, qui constituent de véritables réserves végétales.

    Au XVe siècle, le jardin est un lieu clos subdivisé en rectangles. Il est avant tout un espace privé de dimensions modestes, caché à l’abri de murailles ou de palissades. Sa vocation première est d’être utilitaire : on y cultive toute la production alimentaire nécessaire à la vie de la demeure attenante ou bien des plantes médicinales. Cette fonctionnalité n’empêche pas cependant un certain raffinement dans les compositions et les jardins de cloîtres, souvent animés d’une fontaine, témoignent d’une évolution vers un lieu de recueillement et de méditation.

    Dès la fin du Moyen-Age, et notamment sous l’influence des Croisades qui ramenèrent d’Orient une nouvelle conception du jardin, une distinction s’amorce entre jardin d’agrément et jardin d’utilité. De plus, le pittoresque apparaît avec l’introduction d’animaux exotiques. Les machineries de la Renaissance vont transformer le jardin en espace ludique, conception qui trouvera son apothéose au XIXe siècle avec la popularisation des espaces verts.

    A partir du XVIe siècle, le développement de l’architecture princière privée entraîne un enrichissement considérable de la capitale en parcs et jardins. Dans le même temps, la population parisienne prend l’habitude de se promener près des enceintes de la ville, qui, peu à peu, en perdant leurs fonctions militaires, se transforment en lieu de détente où fleurissent théatres, cafés, jardins, tonnelles ou maisons de plaisirs. L’aménagement du jardin des Tuileries détermine une première extension de la ville hors des enceintes. Ce mouvement inauguré par une percée de verdure influencera considérablement le développement urbain de Paris vers l’Ouest.

    Au XVIIe siècle, l’art du jardin à la française atteint son apothéose. Alors qu’au XVIe, l’espace n’était traité que par séquence successive – survivance du carré fermé du jardin médiéval, le jardin devient alors un immense champ de perpective végétale où la rigueur géométrique est compensée par des fantaisies dues essentiellement à l’art des grottiers. Le plus célèbre d’entre eux, Bernard Palissy, travailla par exemple aux Tuileries réaménagées par Le Nôtre. Mais d’une façon générale, les jardins parisiens sont négligés au profit des ostentatoires parterres royaux de Versailles.

    Au XVIIIe siècle, l’art du jardin bascule dans la fantaisie. Alors qu’au siècle précédent il était nécessaire d’avoir une vision globale pour apprécier la réussite de la composition dans son unité, les effets de surprise sont désormais privilégiés. Le promeneur découvre au gré de sa flânerie des petits monuments, temples chinois, portiques à colonnes, bergerie, fontaines, autant d’accumulations qui témoignent du goût nouveau pour les ruines dans une nature recomposée. Au jardin expression du pouvoir, succède le jardin réduction miniature du monde. Tous les aspects de la nature y sont reproduits : vallées, collines, rivières, sentiers…C’est alors le règne des Folies dont les parcs de Bagatelle et de Monceau ou la folie Saint-James de Neuilly ne sont que des survivances considérablement modifiées. Les jardins s’ouvrent au public comme celui du Palais-Royal, qui devient la promenade favorite des parisiens du siècle des Lumières ou ceux des congrégations religieuses dont le plus célèbre était le verger des Chartreux à l’Observatoire.

    Sous la Révolution, les jardins privés de l’aristocratie sont saccagés, pillés, vendus et lotis. Avec l’Empire, ils sont heureusement restaurés. Napoléon repense en effet un plan d’ensemble de la capitale où les espaces verts doivent s’affirmer avec plus de vigueur dans de grands effets de perspective, renouant par là avec une certaine conception classique du jardin. C’est alors l’achèvement de la percée des Champs-Elysées close par l’Arc de Triomphe de l’Etoile, la rénovation des Tuileries ou le grand projet d’aménagement de la colline de Chaillot.

    La Restauration voit l’action intéressante du préfet Rambuteau qui s’affirme comme l’initiateur du jardin à vocation publique. Le premier jardin public de quartier est ouvert au pied de la cathédrale Notre-Dame. Réaménagé par Alphand, c’est aujourd’hui le square de l’Archevêché.

    C’est le Second Empire qui inaugure une véritable politique d’aménagement des espaces verts à Paris. Dans un but tant philanthropique qu’hygiéniste, Napoléon III prévoit la réalisation de quatre grands pôles de nature aux points cardinaux de la capitale : les parcs des Buttes-Chaumont et de Montsouris au nord et au sud, les bois de Boulogne et de Vincennes à l’ouest et à l’est. De plus, il prévoit tout un ensemble de squares de quartier destiné au délassement de la population qu’elle soit ouvrière ou bourgeoise. Il faut ajouter à cela les innombrables places et avenues plantées de platanes et de marronniers – les arbres favoris du baron Haussmann qui n’hésitait pas à en mettre partout, au grand dam des ingénieurs des Ponts et Chaussées qui voyaient en eux des ennemis pour leur cher macadam ! Les principales sont la place Malesherbe, celle de Grenelle, les avenues de l’Observatoire et du président-Wilson (alors appelée avenue de l’Empereur), le boulevard Richard Lenoir… L’architecte Davioud est chargé de dessiner l’ensemble du mobilier urbain dont une grande partie subsiste encore aujourd’hui : bancs, corbeilles, kiosques, fontaines, candélabres, poteaux d’affichage ou indicateurs, grilles et balustrades, exèdres, embarcadères, abris divers, restaurants et maisons des gardes. Outre les marronniers et les platanes, deux essences relativement communes, les jardiniers plantent des sophoras, des tilleuls, des érables, des acacias, des cédrelas, des peupliers, des ormes, des pins noirs tandis que les massifs se composent d’arbustes à feuillage persistant comme des ifs, des aucubas, des fusains, des buis ou des lauriers. Les parterres de fleurs voient s’épanouir des espèces rares, géraniums, bégonias, dahlias, pétunias qui s’acclimatent si bien qu’elles en sont devenues très banales aujourd’hui.

    Après la guerre de 1870, cette politique est peu suivie même si l’esprit en est définitivement acquis. Pendant près de cent ans, le lotissement est privilégié au détriment des espaces verts notamment lors de la suppression des dernières fortifications. Après la seconde guerre mondiale, les jardins parisiens sont plus ou moins négligés jusqu’au début des années soixante-dix où la ville de Paris entreprend une campagne de création de parcs et de jardins renouant avec la politique impériale : le parc Georges Brassens, le parc de Belleville, le jardin des Halles, le parc de Bercy, le parc André Citroên, les promenades plantées de Daumesnil ou de Reuilly-Bastille, le jardin Atlantique recouvrant la gare Montparnasse et le projet de réaménagement des Tuileries dans le cadre des grands travaux du palais du Louvre.

    Si l’on ajoute à tous ces espaces, les jardins historiques encore existants comme ceux du Palais-Royal, le jardin des Plantes, les jardins du Champ-de-Mars et du Trocadéro, ceux des arènes de Lutèce et du musée de Cluny, ainsi qu’une multitude de petits squares d’arrondissements, Paris peut légitimement s’enorgueillir de sa magnifique richesse végétale.

    Karine Huguenaud (1997)

  • Bibliographie

    ALPHAND Adolphe, Les promenades de Paris, 2 vol., Paris, Rothschild Editeurs, 1867- 1873, reprint , Princeton Architectural Press, 1984.
    Cet ouvrage rappelle l’importance des travaux entrepris en matière d’espaces verts par l’ingénieur de génie que fut Alphand. Illustré de nombreux plans d’époque, de gravures, de dessins du mobilier des jardins, etc.

    ALPHAND, ERNOUF, l’art des Jardins, Paris, 1868.
    Exposé passionnant des conceptions et des méthodes en vigueur à la moitié du XIXe siècle.

    BAROZZI Jacques, Guide des 400 jardins de Paris, Hachette, 1982.
    Indispensable ! Le guide le plus complet et le plus pratique pour qui veut découvrir tous les charmes de la nature à Paris.

    CABAUD Michel, Paris et les Parisiens sous le Second Empire, Pierre Belfond, 1982.
    Un fantastique panorama de la vie parisienne grâce à des photographies d’époque. On y retrouve les espaces verts de notre itinéraire au moment de leur aménagement. Fascinant !

    CHOAY Françoise, « Haussmann et le système des espaces verts parisiens« , Revue de l’Art, n°29, 1975, pp 83-99.
    Un article qui analyse le rôle exact du baron Haussmann dans la conception et la réalisation des jardins du Second Empire.

    Collectif, catalogue de l’exposition Paris-Haussmann  » le pari d’Haussmann « , Edition du Pavillon de l’Arsenal, Picard Editeur, 1991.
    Un excellent ouvrage qui replace les espaces verts du Second Empire dans la politique générale d’urbanisation.

    Collectif, catalogue de l’exposition Parcs et promenades de Paris, Pavillon de l’Arsenal, Paris, 1989.
    Belle étude sur le sujet agrémentée d’une iconographie intéressante.

    DUBOIS Philippe J., LESAFFRE Guilhem, Guide de la nature à Paris et en banlieue, Parigramme, Paris, 1994.
    Peu d’illustrations (quelques dessins en noir et blanc), mais un petit guide pratique pour aller à la découverte de la faune et de la flore actuelle.

    MALET Henri, Le baron Haussmann et la rénovation de Paris, Paris, Les Editions municipales, 1973.

    MANEGLIER Hervé, Paris Impérial. La vie quotidienne sous le second Empire, Armand Colin, 1990.
    Pour retrouver l’animation et l’activité des parcs et des jardins du Second Empire.

    Quelques beaux ouvrages remarquables pour leurs illustrations photographiques

    QUEFFELEC Henri, Paris des jardins , photographies d’Hervé Boulé, Editions ouest France, 1988.
    Jardins de Paris, textes de J.J. Lévêque, Hachette, 1982.

    JOUDIOU G., WITTMER P., Cent jardins à Paris et en Ile de France, Délégation à l’action artistique de la ville de Paris, 1992.

    LE DANTEC Denise et J.P., Splendeur des jardins de Paris, photos de C. Baker, Flammarion, 1991.

  • Infos pratiques

    Horaires d’ouverture

    Les squares et jardins de la capitale sont ouverts tous les jours de la semaine toute l’année de 7h à 21h30 en été et de 9h à 20h ou 21h en hiver (beaucoup ferment cependant leurs portes au coucher du soleil durant la saison hivernale).

    – Jardin des Tuileries : 7h30-19h30 en hiver ; 7h-21h en été
    – Parc Monceau : 1er nov./31 mars: 7h-20h ; 1er avril/31 oct.: 7h-22h
    – Parc Montsouris : 1er nov./31 mars: 7h-20h ; 1er avril/31 oct.: 7h-21h
    – Parc des Buttes-Chaumont : 1er nov./31 mars: 7h-21h ; 1er avril/31 oct., 7h-22h

    Adresses

    Jardins des Tuileries et du Carrousel – Entrée principale : place de la Concorde, entrée secondaire : place du Carrousel 75001 Paris
    Métro : Tuileries, Concorde

    Square Louvois, rue de Richelieu, rue Rameau, rue de Louvois 75002 Paris
    Métro : Quatre – Septembre

    Square Emile-Chautemps, boulevard de Sébastopol, rue Saint-Martin, rue Papin 75003 Paris
    Métro : Réaumur – Sébastopol

    Square du Temple, rue du Temple 75003 Paris
    Métro : Temple, Arts – et – Métiers

    Square des Innocents, place Joachim du Bellay, rue des Innocents 75001 Paris
    Métro : Châtelet – les Halles

    Square de la Tour Saint-Jacques, boulevard de Sébastopol, avenue Victoria, rue de Rivoli 75003 Paris
    Métro : Châtelet

    Square Paul Langevin, rue Monge, rue des Ecoles 75005 Paris
    Métro : Cardinal Lemoine
    Jardin du Luxembourg, boulevard Saint-Michel, rue de Vaugirard, rue Guynemer, rue Auguste-Comte, rue de Médicis 75006 Paris
    RER : Luxembourg
    Square de l’Observatoire, avenue de l’Observatoire 75006 Paris
    RER : Luxembourg, Port – Royal

    Square Boucicaut, rue de Babylone, rue Velpeau, boulevard Raspail 75007 Paris
    Métro : Sèvres – Babylone

    Square Samuel Rousseau, rue de Martignac, rue Casimir Perrier 75007 Paris
    Métro : Solférino

    Square d’Ajaccio, boulevard des Invalides, rue de Grenelle 75007 Paris
    Métro : Varennes

    Square Santiago du Chili, avenue de la Motte-Picquet, boulevard de la Tour-Maubourg 75007 Paris
    Métro : La Tour – Maubourg

    Jardins des Champs-Elysées, avenue des Champs-Elysées, Cours la Reine, avenue Franklin-D-Roosevelt, avenue Matignon, avenue Gabriel 75008 Paris
    Métro : Champs – Elysée – Clémenceau, Concorde

    Square Louis XVI, boulevard Haussmann, rue des Mathurins 75008 Paris
    Métro : Saint – Augustin, Saint – Lazare

    Square Marcel Pagnol, place Henri Bergson 75008 Paris
    Métro : Saint – Augustin

    Parc Monceau, boulevard de Courcelles 75008 Paris
    Métro : Monceau

    Square des Batignolles, place Charles Fillion 75017 Paris
    Métro : Brochant

    Square Berlioz, place Adolphe Max 75009 Paris
    Métro : Place de Clichy

    Square de la Trinité, place d’Estienne-d’Orves 75009 Paris
    Métro : Trinité

    Square Montholon, rue Rochambeau, rue Pierre Semard, rue Lafayette, rue Mayran 75009 Paris
    Métro : Poissonnière

    Square Saint-Vincent-de-Paul, place Frantz Litz 75010 Paris
    Métro : Poissonnière

    Square de la Chapelle, place de la Chapelle 75018 Paris
    Métro : La Chapelles

    Parc des Buttes-Chaumont, avenue Simon Bolivar, rue de Crimée 75019 Paris
    Métro : Buttes – Chaumont, Botzaris

    Square Monseigneur Maillet, place des Fêtes 75019 Paris
    Métro : Place des fêtes

    Bois de Vincennes, avenue de Daumesnil, avenue de Gravelles 75012 Paris
    Métro : Porte Dorée, Château de Vincennes

    Parc Montsouris, 2 rue Gazan 75014 Paris
    Métro : Cité Universitaire

    Square Ferdinand Brunot, place Ferdinand Brunot 75014 Paris
    Métro : Mouton – Duvernet

    Square Lamartine, avenue Victor Hugo, avenue Henri Martin 75016 Paris
    Métro : Rue de la Pompe

    Parc du Ranelagh, avenue du Ranelagh, avenue Ingres 75016 Paris
    Métro : La Muette

    Jardins de l’avenue Foch, avenue Foch 75016 Paris
    Métro : Porte Dauphine, Charles – de – Gaulle – Etoile

    Bois de Boulogne, Porte Maillot, Porte Dauphine, Porte d’Auteuil 75016 Paris
    Métro : Porte Maillot, Porte Dauphine, Porte d’Auteuil

    Activités

    Vous trouverez dans tous les squares, jardins et parcs des espaces réservés aux enfants : aires de jeux, bacs à sable, tourniquets, balancelles ou manèges divers. Certains offrent des divertissements plus variés : locations de bateaux, de sulkys et de voitures à pédales au jardin du Luxembourg, tables de ping-pong au square Emile-Chautemps ou aux jardin de l’Observatoire, promenades en poneys ou en carriole au parc Monceau et aux Buttes-Chaumont, terrains de tennis ou de boules au Luxembourg, jeux de longue paume ou de croquet au Luxembourg, théâtres de Marionnettes et Guignol aux jardins du Ranelagh et des Champs-Elysées, aux Tuileries, à Montsouris, aux Buttes-Chaumont et au Luxembourg, pistes de patins à roulettes aux parcs Monceau, Montsouris, des Buttes-Chaumont et au square de l’Observatoire, cours d’apiculture au Luxembourg, kiosques à musique accueillant des concerts au printemps et en été au square du Temple, aux parcs Montsouris et des Buttes-Chaumont, au jardin du Luxembourg.
    Ces espaces verts sont aussi des lieux de rêveries et de farniente : les pelouses sont très souvent à la disposition de ceux qui désirent s’y asseoir ou s’y allonger. Respectez simplement la signalétique mise en place : « pelouses autorisées » et « pelouses au repos ».
    Les bois de Boulogne et de Vincennes proposent une gamme d’activités plus étendue ou chacun peut trouver son bonheur selon ses aspirations botaniques, culturelles ou sportives.

    Bois de Vincennes

    Botanique
    Le Sentier-Nature est une promenade d’une heure et demi en douze étapes qui vous permet de découvrir la faune et la flore. Départ situé aux abords du lac Dausmenil, au carrefour de la conservation. Guide disponible auprès de Paris-Nature.
    Tél. : 01 40 71 74 00
    Le Parc Floral de Paris, esplanade du château de Vincennes.
    Tél. : 01 40 71 75 23
    Ce parc de 30 hectares abrite de superbes collections de camélias, de bulbes et de plantes vivaces. A ne pas manquer, le jardin des Senteurs et la pinède plantée de rhododendrons et de plantes d’ombre.
    L’Arboretum de l’Ecole de Breuil, rue de la Ferme
    Tél. : 01 43 28 28 94

    Culture
    Théâtre du Soleil-Cartoucherie, bois de Vincennes
    Tél. : 01 43 74 87 63
    Théâtre de marionnettes, 5 avenue du Belair (derrière la Mairie de St Mandé, à côté du Châlet du Lac).
    Tél. : 01 60 22 78 34

    Sports
    Club Vaillard UCPA, avenue du polygone, Bois de Vincennes
    Tél. : 01 43 65 46 87
    Centre équestre de la Cartoucherie, Bois de Vincennes
    Tél. : 01 43 74 61 25

    Bois de Boulogne

    Botanique
    Parc de Bagatelle, Route de Sèvres,
    Tél. : 01 45 71 75 23
    Célèbre pour sa folie XVIIIème et sa roseraie, Bagatelle comprend aussi un parc à l’anglaise et de splendides collections florales (iris, pivoines, clématites…)
    Serres d’Auteuil, 3 avenue de la Porte d’Auteuil
    Tél. : 01 40 71 74 00
    Une collection de plantes exotiques, d’azalées, d’orchidées, au sein d’un parc luxuriant. Dépaysement assuré !

    Culture
    Musée Marmottan, 2 rue Louis Boilly
    Tél. : 01 44 96 50 33
    Importantes collections de peintures impressionnistes et d’enluminures médiévales dans ce bel hôtel particulier habité jadis par un passionné du Premier Empire.
    Musée des Arts et Traditions Populaires,
    6 avenue du Mahatma Gandhi
    Tél. : 01 40 67 90 00
    Un panorama des traditions et de l’artisanat régional français.
    Musée en herbe, Jardin d’Acclimatation
    Tél. : 01 40 67 97 66
    Un musée spécialement destiné aux enfants, équipé de jeux interactifs pour tester leurs connaissances.
    Théâtre du Jardin pour l’Enfance et la Jeunesse, Jardin d’Acclimatation
    Tél. : 01 40 67 93 72

    Sports
    Parcours pédestre Sport Nature, Mairie de Paris
    Tél. : 01 42 76 54 54
    Long de 2,5 km, chacun peut le parcourir. Il a plusieurs accès possibles : Porte de Boulogne, Carrefour de Longchamp, Carrefour des Cascades, entre les lacs Inférieurs et Supérieurs.
    Poney-Club de Paris, Route de la Muette à Neuilly, Bois de Boulogne
    Tél. : 01 45 01 20 06
    Piscine d’Auteuil, Route des Lacs à Passy, Carrefour de Passy
    Tél. : 01 42 24 07 59
    Location de bateaux : Lac Inférieur
    Tél. : 01 45 25 44 01
    Bowling, avenue du Mahatma Gandhi
    Tél. : 014067 94 00
    Des terrains de football en accès libre sont également disponibles face au jardin de Bagatelle.

    Locations de vélo :
    PARIS VELO – 2-4, rue du Fer à Moulin 75005 Paris
    Tél : 01 43 37 59 22 – fax : 01 47 07 67 45
    Propose des locations de bicyclettes pour individuels et groupes à la journée, à la semaine, au mois. Propose également des promenades guidées à bicyclette à la découverte de Paris. Dépliants disponibles à l’Office de Tourisme de Paris.
    PARIS A VELO C’EST SYMPA – 37, boulevard Bourdon 75004 Paris
    Tél : 01 48 87 60 01 – fax : 01 48 87 61 01. Métro : Bastille (50m).
    Propose des circuits à bicyclette pour découvrir Paris de jour comme de nuit.
    Dépliants disponibles à l’Office de Tourisme de Paris.
    ESCAPADE NATURE – 3, rue Antoine Vollon 75012 Paris
    Tél : 01 53 17 03 18
    Propose des promenades à vélo dans Paris
    BICYCLUB « ROUE LIBRE » – le Relais du Bois, route de Suresnes, Bois de Boulogne
    Tél. : 01 45 20 60 33
    Ouvert de 9h à 19h les mercredis, samedis, dimanches et jours fériés.
    CONCESSION DU LAC DES MINIMES – Bois de Vincennes

    Pour tous renseignements :
    DIRECTION DES PARCS, JARDINS ET ESPACES VERTS DE LA MAIRIE DE PARIS
    Service des visites 3, avenue de la porte d’Auteuil 75016 Paris
    Tél. : 01 40 71 75 23 – fax : 01 40 71 93 56
    Visites pour groupes et individuels des jardins et cimetières gérés par la Mairie de Paris avec conférenciers spécialisés. (Langues étrangères sur demande). Visites thématiques.- Expositions – programmes sur demande (minitel 3615, tél. 01 40 71 76 47). Disponibles également à l’Office de Tourisme de Paris.
    Des concerts gratuits sont organisés par la Ville de Paris dans une vingtaine de parcs et jardins de la capitale, du mois de mai au mois de septembre. Programmes disponibles dans les mairies d’arrondissement, dans le hall d’accueil de l’Hôtel de Ville et à l’Office du Tourisme de Paris.
    Informations et renseignements : 01 40 71 76 47 ou Minitel : 3615 paris

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