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Site d'histoire napoléonienne, de la Fondation Napoléon, vous êtes sur la page d'accueil Napoléon : FAQ, les empires napoléoniens de A à Z

FAQ

Des réponses aux questions que vous vous posez sur l'histoire et les personnages du Premier et du Second Empire, ou sur la Fondation Napoléon.

Pour tout renseignement sur cette rubrique, contactez-nous.

 
 

1 - Napoléon Bonaparte était-il français ou italien (génois) ?
2 - Quelle est la taille de Napoléon Ier ?
3 - Napoléon est-il mort empoisonné à l'arsenic ? d'un cancer de l'estomac ?
4 - Qu'appelait-on les " masses de granit " sous l'Empire ?
5 - Combien y a-t-il eu de morts pendant les guerres napoléoniennes ?
6 - Quelles sont les coalitions qui se sont formées contre Napoléon Ier ?
7 - Quel est le lien de parenté entre Napoléon Ier et Napoléon III ?
8 - Pourquoi Louis-Napoléon Bonaparte prend-il le nom de "Napoléon III" en 1852 ?
9 - D'où vient le surnom "Badinguet" de Napoléon III ?
10 - Où trouver des informations sur des militaires (hors maréchaux) de l'Empire ?
11 - Qu'est-ce que la médaille de Sainte-Hélène ?
12 - A quoi sert la Fondation Napoléon ? Peut-on devenir membre ?
13 - Je voudrais faire un cadeau "napoléonien" : où m'adresser ?
14 - Comment aller à l'île de Sainte-Hélène ?
15 - Où chercher un livre sur le Premier et Second Empire qui n'est plus en vente dans les librairies ?


1 - Napoléon Bonaparte était-il français ou italien (génois) ?


Le 15 mai 1768, la France et Gênes signent un traité aux termes duquel la première prendra possession de la Corse et la conservera si la seconde ne parvient pas à rembourser ses dettes. En réalité, c'est bien un achat dont il s'agit, la France déboursant 40 millions de livres.
Puis le 15 août de la même année, un édit réunit la Corse à la France.
Certains détracteurs de Napoléon Bonaparte ont déclaré qu'il n'était pas français car né en 1768 et non pas en 1769, et que la date naissance aurait été falsifiée car il était impensable que l'empereur des Français ne le soit pas, mais aucune preuve sérieuse n'étaye ce point.
 
Il faut noter qu'à l'époque de la naissance de Napoléon Bonaparte, la notion de "nationalité" n'avait pas de réalité pratique : on était "sujet" d'un monarque, et non "citoyen" d'une nation.
En 1790, avec la départementalisation de la Corse, les habitants de l'île furent déclarés "citoyens français".


2 - Quelle est la taille de Napoléon Ier ?


Avant de pratiquer l'autopsie du corps de Napoléon, Antommarchi prit ses mesures : sa taille était de 1,686 m. (voir l'article "La taille de Napoléon", de Marcel Dunan, dans La Revue de l'Institut Napoléon, n° 89, octobre 1963, p. 178-179, l'auteur s'appuie sur le témoignage de Marchand).


3 - Napoléon est-il mort empoisonné à l'arsenic ? d'un cancer de l'estomac ?


Le rapport d'autopsie d'Antommarchi est très complet et montre l'état général de Napoléon à sa mort, notamment l'existence d'un ulcère gastrique chronique et des lésions pulmonaires liées à une tuberculose. Il n'est pas possible de diagnostiquer un cancer par manque d'analyses  histologiques de l'estomac. De toute façon, on ne meurt pas "du cancer", on meurt des conséquences de ce cancer sur l'ensemble de l'organisme.
L'analyse des cheveux de l'empereur et la découverte d'un taux d'arsenic important posent plusieurs questions. Mais il n'est pas historiquement possible, d'accepter la thèse de la mort par empoisonnement à l'arsenic.
En effet, tout d'abord, il n'est pas sûr à 100% que les cheveux analysés soient ceux de Napoléon. De plus, l'importance du taux d'arsenic peut être interprétée de plusieurs manières, notamment dans les méthodes d'analyse et de calcul utilisées par les toxicologues (chiffres obtenus pondérés par le nombre de cheveux analysés : or il y a très peu de cheveux analysés).
Si l'explication de la présence d'arsenic, par son utilisation extérieure (produits cosmétiques par exemple) est écartée, on ne sait toujours pas qu'elle est la provenance de l'arsenic, provenance qui peut d'ailleurs être multiple. Les cheveux des membres de l'entourage de Napoléon pourraient-ils aussi contenir un fort d'arsenic ?
Enfin, passer de résultats toxicologiques à la thèse d'un empoisonnement, puis à celle d'un acte volontaire et criminel, est une chose délicate, car il ne suffit pas de retenir quelques éléments de correspondance des protagoniste pour étayer cette thèse, en écartant d'autre éléments qui la contredisent sans ambiguïté deux paragraphes plus loin.
Seules certitudes, l'état général de Napoléon était fort dégradé et aucune cause directe de la mort ne peut être clairement déterminée. C'est la seule conclusion satisfaisante d'un point de vue déontologique, tant pour le scientifique que pour l'historien. L'intime conviction peut être le point de départ d'une enquête mais certainement pas son point d'arrivée.
 
Derniers points sur le sujet :
- Alain Goldcher, Napoléon Ier. L'ultime autopsie, chez SPM éditions (2012)
- Thierry Lentz et Jacques Macé, La mort de Napoléon. Mythes, légendes et mystères de Sainte-Hélène, chez Perrin (2009).


4 - Qu'appelait-on les " masses de granit " sous l'Empire ?


Dans un discours au Conseil d'Etat en 1800, Napoléon déclara qu'il trouvait la société trop éclatée ("des grains de sable") et se donna comme projet de "jeter sur le sol de France quelques masses de granit".
Celles-ci furent constituées par les grandes institutions, les grandes lois et les codes, complétés par une organisation sociale donnant la part belle aux "notables".


5 - Combien y a-t-il eu de morts pendant les guerres napoléoniennes ?


Le chiffre est difficile à définir, car il n'existe pas de listes bien établies de blessés et de morts. Les listes qui ont été réalisées a posteriori reposent sur l'analyse d'archives disparates et incomplètes. Mais on peut estimer entre 500 000 et 700 000 morts, lors des combats ou à la suite de blessures, dans les armées françaises, lors des guerres du Consulat et de l'Empire.
Par ailleurs, le service de santé, avec ses faibles moyens et connaissances médicales, ne put enrayer de nombreuses et fatales épidémies de typhus, dysenterie, etc. qui décimèrent les troupes.


6 - Quelles sont les coalitions qui se sont formées contre Napoléon Ier ?


Les deux premières coalitions se sont constituées contre la France révolutionnaire en 1793-1795 (Angleterre, Provinces-Unies, Prusse, Autriche, Espagne, Portugal, Piémont-Sardaigne, Etats du pape, Royaume des Deux-Siciles) puis en 1798-1799 (Angleterre, Autriche, Russie, Royaume des Deux-Siciles, Suède, Empire ottoman).
La 3e coalition en 1805 réunit l'Angleterre, l'Autriche, la Russie et Naples
La 4e coalition en 1806 regroupe la Prusse, la Russie, la Suède, la Saxe et l'Angleterre. Une coalition remise en question par certains historiens : à lire ici.
La 5e coalition de 1808-1809 rassemble l'Angleterre, l'Autriche et l'Espagne
La 6e coalition de 1813-1814 est constituée de l'Angleterre, l'Autriche, la Suède, la Russie et la Prusse.


7 - Quel est le lien de parenté entre Napoléon Ier et Napoléon III ?


Napoléon III était le 3ème fils de Louis Bonaparte (1778-1846), lui-même 3ème frère de Napoléon Ier. Aussi, Napoléon III était le neveu de Napoléon Ier.
Hortense de Beauharnais (1783-1837), fille du premier mariage de l'impératrice Joséphine, était la mère de Napoléon III.
En savoir plus sur la généalogie.


8 - Pourquoi Louis-Napoléon Bonaparte prend-il le nom de "Napoléon III" en 1852 ?


Lorsque l'Empire est proclamé le 2 décembre 1852, le président Bonaparte prend le nom de Napoléon III, considérant que le fils de son oncle, l'Aiglon, reconnu par son père napoléon Ier dans son acte d'abdication de 1815 et, d'une certaine manière par les chambres, a effectivement régné.


9 - D'où vient le surnom "Badinguet" de Napoléon III ?


C'est après la chute de l'Empire que l'on attribua ce surnom de "Badinguet" à Napoléon III
L'origine du surnom Badinguet n'est pas identifiée, beaucoup d'histoires plus ou moins crédibles ont circulées, entre autre, le fait que Louis Bonaparte aurait acheté les vêtements d'un maçon nommé Badinguet afin de se déguiser pour s'évader du fort de Ham.
L'explication la plus vraisemblable est un dessin de Gavarni paru dans le Charivari (journal satirique) représentant un personnage plus ou moins désinvolte, que l'artiste a décoré du nom de hasard de " Badinguet ". Ce mot populaire signifie tout simplement un "plaisantin".


10 - Où trouver des informations sur des militaires (hors maréchaux) de l'Empire ?


Au Service Historique de l'Armée de Terre, (SHAT), Pavillon des armes, Château de Vincennes, BP 107, 00481 Armées. Tél. : 01 41 93 34 80 (secrétariat général) ou 01 41 93 34 44 (division des archives).
Dans les ouvrages suivants (toujours disponibles) :
- Georges Six : Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814). Paris : Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol. Réédité en 1976. Reprints réguliers.
- B. et D. Quintin : Dictionnaire des colonels de Napoléon. Paris : Editions SPM, 1996, 985 p.
- B. et D. Quintin : Dictionnaire des capitaines de vaisseau de Napoléon. Paris : Editions SPM, 2003, 425 p.
- A. Chappet, R. Martin, A. Pigeard, A. Robe : Répertoire mondial des Souvenirs napoléoniens. Paris : Editions SPM, 1993, 862 p., nouvelle édition augmentée : Le guide Napoléon, 4 000 lieux pour revivre l'épopée. Paris : Editions Tallandier, 2005, 974 p.


11 - Qu'est-ce que la médaille de Sainte-Hélène ?


Le 12 août 1857, Napoléon III crée la médaille de Sainte-Hélène pour respecter une clause du testament de Napoléon Ier, qui voulait récompenser les militaires ayant combattu sous les drapeaux de France pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire en leur attribuant une partie de son domaine privé qu'il estimait alors à plus de 200 millions de francs (lire le testament).

La médaille, de bronze, était surmontée de la couronne impériale et suspendue à un ruban vert à fines rayures rouges. Elle portait d'un côté l'effigie de l'Empereur et de l'autre le texte suivant "Campagnes de 1792 à 1815 / à ses compagnons de gloire sa dernière pensée Sainte-Hélène 5 mai 1821". Elle était présentée dans une petite boîte, accompagné d'un diplôme portant le nom du récipiendaire.
Cette médaille commémorative fut remise à tous les militaires de France ainsi qu'aux étrangers des armées de Terre et de Mer. Les archives étant détruites, on estime à peu près entre 350 000 et 410 000 le nombre de médaillés dont 50 000 étrangers. En 1869 une pension est accordée à 43 592 survivants.
 
Renseignements complémentaires auprès du Musée de la Légion d'Honneur, 2 rue de la Légion d'Honneur (anciennement rue de Bellechasse) 75007 Paris, tél.: 01 40 62 84 25.
Base de données des médaillés sur internet : http://www.stehelene.org/


12 - A quoi sert la Fondation Napoléon ? Peut-on devenir membre ?


Reconnue d'utilité publique en 1986 la Fondation Napoléon se veut le lieu d'information, de documentation et d'échanges sur l'histoire du Premier et du Second Empire. Elle suscite et soutient de nombreuses actions devant conduire à une meilleure connaissance de ces périodes et contribue à la préservation et la mise en valeur du patrimoine napoléonien. Elle n'a pas de membre extérieur.
Plus d'informations.


13 - Je voudrais faire un cadeau "napoléonien" : où m'adresser ?


Aux boutiques des musées suivants :
Musée de l'Armée,
Musée du Louvre,
Musée de Malmaison : Avenue du Château de Malmaison, 92500 Rueil-Malmaison,
Tél. : +33 (0)1 41 29 05 55 - Fax : +33 (0)1 41 29 05 56.

Consulter notre Carnet d'adresses pour d'autres contacts.


14 - Comment aller à l'île de Sainte-Hélène ?


A ce jour, le voyage le plus courant consiste à se rendre jusqu'au Cap en Afrique du Sud, puis de prendre le RMS StHelena pour 4 à 5 jours de bateau.

Pour en savoir plus consultez les sites suivants :
- Le site des domaines français de Sainte-Hélène et le blog du consul honoraire et conservateur des Domaines Michel Dancoisne-Martineau
- L'Office de tourisme
- Le site du Guide du Routard
 
(mise à jour : 13 janvier 2011)


15 - Où chercher un livre sur le Premier et Second Empire qui n'est plus en vente dans les librairies ?


Sites fédératifs de librairies d'occasion ou de livres anciens sur internet
- Abebooks
- Galaxidion
- Marelibri
- Antiqbook
- Chapitre.com [livres neufs et épuisés]


Librairies de livres dits d'occasion et de livres anciens (Paris et Province)
Ces librairies proposent un large choix d'ouvrages d'histoire
BONNEFOI LIVRES ANCIENS
1, rue de Médicis 75006 Paris Tél : 01 46 33 57 22

CLIO
38, avenue Villemain 75014 Paris France - Tél 01 45 41 59
http://www.neographic.net/librairie-portal

LA BOUQUINERIE
8, rue Ampère - 26000 Valence - France
et Le Grand Pavois. Quai d'honneur. 30240 Port Camargue
Tel : ++33 (4) 75.44.67.20
http://www.labouquinerie.com/cathistxix.html

LE TRAIT D'UNION
10, rue Turenne 10000 Troyes. Tél : 03 25 71 67 98
E-mail : contact@hatier.net

LIBRAIRIE ANCIENNE GASTON SAFFROY
4, rue Clément 75006 Paris. Tél : 01.43.26.25.92
www.librairie-saffroy.com

LIBRAIRIE FABRICE TEISSEDRE
14, rue Séguier 75006 Paris Tél 01 53 10 35 10
http://www.franceantiq.fr/slam/teissedre/fr.htm

LIBRAIRIE FARFOUILLE
27 passage Verdeau 75009 Paris Tél 01 47 70 21 15

LIBRAIRIE HIRLAM
8, Avenue Auber BP 1315 06006 Nice cedex Tél : 04 93 88 93 51

LIBRAIRIE HISTORIQUE ET JURIDIQUE
362ter rue de Vaugirard 75015 Paris. Tél : 01.48.56.89.89
Libdel@aol.com

LIBRAIRIE JEAN CLAVREUIL, devenue TEISSEDRE
37, rue Saint-André des Arts 75006 Paris Tél : 0143 26 71 17
lecurieux@clavreuil.fr

LIBRAIRIE Philippe SERIGNAN
15, rue Joseph-Vernet 84000 Avignon  Tél : 04.90.86.57.40

LIVRE CHEZ VOUS
25, rue Bargue 75015 Paris Tél : 01 40 61 97 67
http://www.lelivrechezvous.com/

PAGES D'HISTOIRE
8, rue Bréa 75006 Paris France - Tél. 01 43 54 43 61

SALVADOR MIRAGLIA
24, rue des Remparts d'Ainay 69002 Lyon Tél : 06 07 27 53 32
s.miraglia@wanadoo.fr

 
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