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Des réponses aux questions que vous vous posez sur l'histoire et les personnages du Premier et du Second Empire, ou sur la Fondation Napoléon.

Pour tout renseignement sur cette rubrique, contactez Irène à delage(at)napoleon(point)org.



Le 15 mai 1768, la France et Gênes signent un traité aux termes duquel la première prendra possession de la Corse et la conservera si la seconde ne parvient pas à rembourser ses dettes. En réalité, c'est bien un achat dont il s'agit, la France déboursant 40 millions de livres.
Puis le 15 août de la même année, un édit réunit la Corse à la France.
Certains détracteurs de Napoléon Bonaparte ont déclaré qu'il n'était pas français car né en 1768 et non pas en 1769, et que la date naissance aurait été falsifiée car il était impensable que l'empereur des Français ne le soit pas, mais aucune preuve sérieuse n'étaye ce point.


Avant de pratiquer l'autopsie du corps de Napoléon, Antommarchi prit ses mesures : sa taille était de 1,686 m. (voir l'article "La taille de Napoléon", de Marcel Dunan, dans La Revue de l'Institut Napoléon, n° 89, octobre 1963, p. 178-179, l'auteur s'appuie sur le témoignage de Marchand).


Le rapport d'autopsie d'Antommarchi est très complet et montre l'état général de Napoléon à sa mort, notamment l'existence d'un ulcère gastrique chronique et des lésions pulmonaires liées à la tuberculose. Il n'est pas possible de diagnostiquer un cancer par manque d'analyses  histologiques de l'estomac. De toute façon, on ne meurt pas "du cancer", on meurt des conséquences de ce cancer sur l'ensemble de l'organisme.
L'analyse des cheveux de l'empereur et la découverte d'un taux d'arsenic important posent plusieurs questions. Mais il n'est pas intellectuellement possible, d'accepter la thèse de la mort par empoisonnement à l'arsenic.
En effet, tout d'abord, il n'est pas sûr à 100% que les cheveux analysés soient ceux de Napoléon. De plus, l'importance du taux d'arsenic peut être interprétée de plusieurs manières, notamment dans les méthodes d'analyse et de calcul utilisées par les toxicologues (chiffres obtenus pondérés par le nombre de cheveux analysés : or il y a très peu de cheveux analysés).
Si l'explication de la présence d'arsenic, par son utilisation extérieure (produits cosmétiques par exemple) est écartée, on ne sait toujours pas qu'elle est la provenance de l'arsenic, provenance qui peut d'ailleurs être multiple. Les cheveux des membres de l'entourage de Napoléon pourraient-ils aussi contenir un fort d'arsenic ?
Enfin, passer de résultats toxicologiques à la thèse d'un empoisonnement, puis à celle d'un acte volontaire et criminel, est une chose délicate, car il ne suffit pas de retenir quelques éléments de correspondance des protagoniste pour étayer cette thèse, en écartant d'autre éléments qui la contredisent sans ambiguïté deux paragraphes plus loin.
Seules certitudes, l'état général de Napoléon était fort dégradé et aucune cause directe de la mort ne peut être clairement déterminée. C'est la seule conclusion satisfaisante d'un point de vue déontologique, tant pour le scientifique que pour l'historien. L'intime conviction peut être le point de départ d'une enquête mais certainement pas son point d'arrivée.


Ce terme qualifiait les notables sur lesquels Napoléon voulait fonder durablement la société française.
La noblesse d'Empire est un élément essentiel de la construction napoléonienne, l'Empereur y voyait un ferment de l'unité nationale et une manière de construire la nation, d'où l'expression "masses de granit".


Le chiffre est difficile à définir, car il n'existe pas de listes bien établies de blessés et de morts. Les listes qui ont été réalisées a posteriori reposent sur l'analyse d'archives disparates et incomplètes. Mais on peut estime entre 500 000 et 700 000 morts, lors des combats ou à la suite de blessures, dans les armées françaises, lors des guerres du Consulat et de l'Empire.


Les deux premières coalitions se sont constituées contre la France révolutionnaire en 1793-1795 (Angleterre, Provinces-Unies, Prusse, Autriche, Espagne, Portugal, Piémont-Sardaigne, Etats du pape, Royaume des Deux-Siciles) puis en 1798-1799 (Angleterre, Autriche, Russie, Royaume des Deux-Siciles, Suède, Empire ottoman).
La 3e coalition en 1805 réunit l'Angleterre, l'Autriche, la Russie et Naples
La 4e coalition en 1806 regroupe la Prusse, la Russie, la Suède, la Saxe et l'Angleterre. Une coalition remise en question par certains historiens : à lire ici.
La 5e coalition de 1808-1809 rassemble l'Angleterre, l'Autriche et l'Espagne
La 6e coalition de 1813-1814 est constituée de l'Angleterre, l'Autriche, la Suède, la Russie et la Prusse.


Napoléon III était le 3ème fils de Louis Bonaparte (1778-1846), lui-même 3ème frère de Napoléon Ier.
Hortense de Beauharnais (1783-1837), fille du premier mariage de l'impératrice Joséphine, était la mère de Napoléon III.
En savoir plus sur la généalogie.


Lorsque l'Empire est proclamé le 2 décembre 1852, le président Bonaparte prend le nom de Napoléon III, considérant que le fils de son oncle, l'Aiglon, proclamé empereur par les chambres en 1815, a effectivement régné.


C'est après la chute de l'Empire que l'on attribua ce surnom de "Badinguet" à Napoléon III
L'origine du surnom Badinguet n'est pas identifiée, beaucoup d'histoires plus ou moins crédibles ont circulées, entre autre, le fait que Louis Bonaparte aurait acheté les vêtements d'un maçon nommé Badinguet afin de se déguiser pour s'évader du fort de Ham.
L'explication la plus vraisemblable est un dessin de Gavarni paru dans le Charivari (journal satirique) représentant un personnage plus ou moins désinvolte, que l'artiste a décoré du nom de hasard de " Badinguet ". Ce mot populaire signifie tout simplement un "plaisantin".


Au Service Historique de l'Armée de Terre, (SHAT), Pavillon des armes, Château de Vincennes, BP 107, 00481 Armées. Tél. : 01 41 93 34 80 (secrétariat général) ou 01 41 93 34 44 (division des archives).
Dans les ouvrages suivants (toujours disponibles) :
- Georges Six : Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814). Paris : Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol. Réédité en 1976. Reprints réguliers.
- B. et D. Quintin : Dictionnaire des colonels de Napoléon. Paris : Editions SPM (34 rue Jacques Louvel-Tessier, 75010), 1996, 985 p.
- B. et D. Quintin : Dictionnaire des capitaines de vaisseau de Napoléon. Paris : Editions SPM, 2003, 425 p.
- A. Chappet, R. Martin, A. Pigeard, A. Robe : Répertoire mondial des Souvenirs napoléoniens. Paris : Editions SPM, 1993, 862 p., nouvelle édition augmentée : Le guide Napoléon, 4 000 lieux pour revivre l'épopée. Paris : Editions Tallandier, 2005, 974 p.



Le 12 août 1857, Napoléon III crée la médaille de Sainte-Hélène pour respecter une clause du testament de Napoléon Ier, qui voulait honorer par une distinction spéciale les militaires ayant combattu sous les drapeaux de France pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire.
La médaille, de bronze, était surmontée de la couronne impériale et suspendue à un ruban vert à fines rayures rouges. Elle portait d'un côté l'effigie de l'Empereur et de l'autre le texte suivant "Campagnes de 1792 à 1815 / à ses compagnons de gloire sa dernière pensée Sainte-Hélène 5 mai 1821". Elle était présentée dans une petite boîte, accompagné d'un diplôme portant le nom du récipiendaire.
Cette médaille commémorative fut remise à tous les militaires de France ainsi qu'aux étrangers des armées de Terre et de Mer. Les archives étant détruites, on estime à peu près entre 350 000 et 410 000 le nombre de médaillés dont 50 000 étrangers. En 1869 une pension est accordée à 43 592 survivants.
 
Renseignements complémentaires auprès du Musée de la Légion d'Honneur, 2 rue de la Légion d'Honneur (anciennement rue de Bellechasse) 75007 Paris, tél.: 01 40 62 84 25.
Base de données des médaillés sur internet : http://www.stehelene.org/


Reconnue d'utilité publique en 1986 la Fondation Napoléon se veut le lieu d'information, de documentation et d'échanges sur l'histoire du Premier et du Second Empire. Elle suscite et soutient de nombreuses actions devant conduire à une meilleure connaissance de ces périodes et contribue à la préservation et la mise en valeur du patrimoine napoléonien. Elle n'a pas de membre extérieur.
Plus d'informations.


Aux boutiques des musées suivants :
Musée de l'Armée,
Musée du Louvre,
Musée de Malmaison : Avenue du Château de Malmaison, 92500 Rueil-Malmaison,
Tél. : +33 (0)1 41 29 05 55 - Fax : +33 (0)1 41 29 05 56.

Consulter notre Carnet d'adresses pour d'autres contacts.



Le seul moyen est le bateau depuis Le Cap (Afrique du Sud).
Pour en savoir plus consultez les sites suivants :
- Site des domaines français de Sainte-Hélène
- Office de tourisme
- Croisières
 
On peut contacter également l'agence de voyage suivante :
Catalina Cargo Conseil
34 rue Mouffetard, 75005 Paris
sur rendez-vous uniquement
Tél./ Fax : +33 (0)1 45 35 49 88






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