Congrès de Vienne : L’abolition de la traite des noirs, déclaration du 8 février 1815 > cours + document (texte de la déclaration)

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Congrès de Vienne : L’abolition de la traite des noirs, déclaration du 8 février 1815 > cours + document (texte de la déclaration)
Maquette de bateau négrier (1789) commandée par Mirabeau pour la Société des Amis des Noirs
© Bibliothèque Nationale de France (Bibliothèque de l’Arsenal, RES NF-1199)

Depuis le début des années 1780, le mouvement visant à abolir la traite et l’esclavage des noirs avait pris son essor, sous l’impulsion de penseurs humanistes, principalement anglais et français. Face aux puissants lobbies coloniaux, ils étaient parvenus, en un quart de siècle, à rallier à leur cause une partie de l’opinion éclairée et, plus important, le gouvernement britannique(1). C’est ainsi que l’Angleterre avait proclamé l’abolition de la traite par une loi du 25 mars 1807, renvoyant celle de l’esclavage à plus tard, après une période d’adaptation des sociétés coloniales dite « d’apprentissage ». La loi anglaise avait même une prétention sinon universelle au moins « internationale » puisqu’elle prévoyait l’interdiction de la traite sur toutes les côtes africaines. Depuis cette époque, Londres avait intégré l’abolitionnisme dans ses buts de politique étrangère : un État qui sollicitait son soutien financier ou des accords commerciaux devait s’engager dans la voie de l’abolition de l’esclavage et adhérer à la proscription immédiate de la traite. C’est ainsi que le régent du Portugal (le futur Jean VI), réfugié au Brésil, fut forcé d’en accepter le principe, lors de la négociation du traité d’alliance de Rio de Janeiro du 19 février 1810. Même si le signataire ne tint pas immédiatement sa promesse, les Britanniques avaient montré leur volonté d’aboutir : « Entre 1810 et 1905, les questions négrières ont figuré à l’agenda de la diplomatie britannique, parmi ses trois ou quatre préoccupations majeures », note le spécialiste de la question, Olivier Pétré-Grenouilleau(2).

Le « leadership » anglais

La grande coalition contre la France napoléonienne et la nécessité des alliés d’obtenir des subsides anglais marqua une accélération du processus, en dépit du soupçon adressé aux Britanniques de défendre surtout leurs intérêts : « Sous le prétexte spécieux d’encourager la civilisation des Africains, les vues des Anglais ne tendent en réalité qu’à s’emparer de tout le commerce de l’univers en ruinant les autres nations », pouvait-t-on lire dans un pamphlet du temps(3).

Faisant fi de cette critique, le cabinet de Londres ne faiblit pas dans sa démarche. Un ferme engagement abolitionniste fut réclamé à la Suède dans le traité d’alliance du 13 mars 1813. Le Danemark dut suivre lors de la signature d’un accord du même type, à Kiel, le 14 janvier 1814(4). Guillaume d’Orange promit à son tour que les Pays-Bas ne participeraient plus au commerce des esclaves. Restait à entraîner les deux grandes puissances coloniales, la France et l’Espagne, jusqu’alors restées en dehors du mouvement. Le premier article additionnel au traité de Paris (30 mai 1814) disposait que la première devrait interdire la traite dans les cinq ans, soit en 1819. Louis XVIII adhéra solennellement à cet objectif et confirma, le 15 juin 1814, que la délégation française soutiendrait la position britannique au congrès. Elle aiderait ainsi Castlereagh à contraindre l’Espagne à suivre mouvement. Car c’est à Madrid que l’on était le moins motivé à abolir la traite, la révolte générale des colonies contre la métropole y étant considérée comme une question plus urgente.

Les réticences des États possédant des colonies

Le gouvernement Liverpool n’entendait pourtant pas relâcher sa pression, ce que son ambassadeur à Paris, le duc de Wellington, fit savoir à Louis XVIII lors d’un de leurs entretiens. L’ambassadeur y ajouta une sorte de chantage : puisque toutes les colonies françaises d’Afrique étaient aux mains des Britanniques et que les Portugais et les Hollandais avaient pris un engagement abolitionniste, le commerce des esclaves pouvait disparaître sur le champ sur tout le continent noir, y compris au moment de la restitution de ses possessions à la France. En d’autres termes, sans être conditionné explicitement à l’abolition, le retour des colonies dans le giron français se ferait d’autant plus facilement que le traité de Paris serait plus vite respecté sur ce point. Et pour garantir l’extension de la mesure, Wellington proposait que les deux marines pussent dès à présent visiter les navires et confisquer ceux qui transportaient des esclaves. Pour le gouvernement français, qui voulait d’abord récupérer ses colonies avant de se ranger à la position britannique, c’était aller trop loin, trop vite. Talleyrand puis Jaucourt firent donc traîner les choses, pour ne pas avoir à s’engager. Les notes de l’ambassadeur anglais restèrent de longues semaines sans réponse. Et lorsque celle-ci arrivait, elle annonçait… une étude complémentaire et de nouveaux délais. Pis, peu après la restauration des Bourbons, les douanes françaises avaient publié une circulaire annonçant aux armateurs que « la traite des nègres [était] immédiatement rétablie ».

Talleyrand devait aussi composer avec la position du Saint-Siège. Dans la ligne tracée par son prédécesseur Benoît XIV, qui, dès le 27 décembre 1741, avait condamné la traite dans la bulle Immensa Pastorum, Pie VII tentait d’influencer Louis XVIII. Il lui avait adressé une « lettre apostolique » pour le raisonner : « Parmi les biens les plus importants que la conscience religieuse la plus sacrée ait apporté à la Terre, il faut compter le bienfait de l’abrogation par tous, pour une large part, de l’esclavage ou celui de sa pratique adoucie », rappelant que l’Église interdisait « à tous ecclésiastiques ou laïques d’oser soutenir comme permis le commerce des Noirs, sous quelque prétexte ou couleur que ce soit »(5). Partant, le pape prescrivit à son représentant au congrès de Vienne, le cardinal Consalvi, d’intercéder en faveur de l’abolition.

Malgré ces pressions, dans ses instructions, Talleyrand fut autorisé à n’accepter l’abolition que dans les termes du traité de Paris, soit dans les cinq ans voire, sur cette matière « jusqu’ici étrangère au droit public de l’Europe »(6), à tenter d’obtenir une prolongation du délai.

La diplomatie anglaise n’avait pas plus de succès du côté de l’Espagne. Un article additionnel au traité anglo-espagnol du 5 juillet 1814 disposait pourtant que Ferdinand VII « concourrait pleinement aux sentiments de S. M. Britannique au sujet de l’injustice et de l’inhumanité de la traite des esclaves »(7). Mais l’ambassadeur du prince régent à Madrid, Henri Wellesley, rencontrait les mêmes difficultés que son frère Wellington à Paris. On lui opposait que si les Anglais avaient mis « vingt ans » pour parvenir à l’abolition, il était juste que les Espagnols bénéficient eux aussi du temps nécessaire pour s’adapter. Dans ses plus mauvais jours, le duc de San Carlos, secrétaire d’État de Ferdinand VII, se plaignait même de la faiblesse du « stock » d’esclaves dans les territoires espagnols et réclamait un délai pour l’augmenter(8). Finalement, en octobre 1814, il annonça le consentement de son pays à adopter les vues de l’Angleterre… dans les huit ans. Le gouvernement Liverpool rejeta cette proposition et bloqua la demande de prêt qui l’accompagnait.

Trois grandes puissances continentales, la France, l’Espagne et le Portugal, luttaient donc autant qu’elles pouvaient pour faire survivre un commerce qui, bien que jugé officiellement détestable et contraire à la morale chrétienne, avait un impact économique que l’on prétendait positif. Il appartenait à Castlereagh de leur faire entendre raison lors des négociations viennoises.

L’action de l’Angleterre au congrès

Le ministre des Affaires étrangères britannique était « convaincu de la force de la cause abolitionniste »(9). Dans ce domaine, on est surpris (mais pas déçu) de trouver ce grand pragmatique aussi arc-bouté sur une idéologie. Il fit tout ce qu’il pouvait pour placer la fin de la traite dans les sujets principaux débattus au congrès. Il considérait que, contrairement à ce qu’on pensait généralement à l’époque, le commerce colonial, voire la richesse des nations européennes ne dépendaient pas de la main d’œuvre esclave. Ceci étant, il avança sans heurter de front les puissances esclavagistes dont le soutien lui était nécessaire sur d’autres questions. Pour les appâter, il allait jusqu’à se dire prêt à financer le manque à gagner des colons, en échange d’une accélération du calendrier. Il l’écrivit à Talleyrand, le 8 octobre 1814. La réponse de l’ambassadeur français fut décevante : « Les sentiments du roi par rapport à ce genre de trafic lui font sincèrement désirer que son abolition immédiate puisse être trouvée compatible avec l’intérêt auquel il doit subordonner ses déterminations et avec l’intérêt de son royaume et de ses colonies. Mais l’état de celles-ci ne lui est pas encore connu. Il y en a même une partie dans la possession desquelles la France n’est point encore rentrée. Ainsi, des éléments sans lesquels il est impossible de se former une opinion dans une matière aussi grave, les uns manquant totalement, les autres devant être recueillis dans les ports et villes de commerce où un nombre d’expédition ont déjà été faites ou préparées sur la foi du traité du 30 mai »(10). En d’autres termes, la France mettait dans la balance la restitution de ses colonies et renvoyait à plus tard –Talleyrand écrivait à « après la fin du congrès »- une négociation sur le fond.

Pour contourner la mauvaise volonté des royaumes esclavagistes, Castlereagh appela à la rescousse ses alliés de la commission des Quatre. Ni les Autrichiens, ni les Prussiens, ni les Russes ne pratiquaient la traite, pas plus qu’ils n’en avaient besoin. Ils soutinrent donc, tsar en tête, la position anglaise. Alexandre tenta tout de même de tirer avantage de son désintéressement en proposant qu’on lui attribue la protection des chrétiens slaves et orientaux contre l’Empire ottoman, puisque l’Angleterre se posait en défenseur des noirs. À sa proposition, Castlereagh et Metternich ne répondirent pas, et on n’en parla plus. Comprenant qu’il risquait d’être pris en tenaille, Talleyrand fit alors semblant de prendre les devants. La manœuvre réussit et, le 10 décembre, il proposa la création d’un groupe de travail des Huit pour que « toutes les puissances de la chrétienté » prononcent l’abolition de la traite dans le respect des dispositions du traité de Paris. Le Français permit ainsi à Labrador pour l’Espagne et Palmella pour le Portugal d’engager une manœuvre de retardement : selon eux, comme l’abolition ne relevait pas « du droit public », seules les puissances coloniales pouvaient négocier sur ce point, ce qui excluait la Russie, l’Autriche, la Prusse et la Suède. Le 14 décembre, on renvoya effectivement la question à plus tard(11).

L’abolition par le congrès

Ce n’est que le 20 janvier 1815, que la « Conférence particulière pour délibérer sur l’abolition de la traite », finalement formée des représentants des Huit, put commencer ses travaux. Pour marquer l’importance de ceux-ci, Metternich présida en personne la première des quatre séances. Il en profita pour relier la question de la traite à celle de la liberté du commerce : c’était, déclara-t-il, par exception à cette liberté que le commerce des Noirs pouvait être interdit. On avança d’autant mieux que Castlereagh et Stewart n’exigèrent pas que l’on aille plus vite que ce qui avait été prévu à Paris. Le ministre anglais était très désireux que l’on parvienne à un accord avant son départ pour Londres. Il pourrait s’y présenter devant le parlement avec un bon résultat sur ce point, de quoi juguler la grogne contre le compromis sur la Saxe et la Pologne. Talleyrand (France), Labrador (Espagne) et Palmella (Portugal) lui jurèrent une main sur le cœur et l’autre sur les accords antérieurs que leurs souverains rejoignaient sa volonté de mettre fin à la traite. Le premier ne rejeta pas la demande de Castlereagh de ramener pour la France le délai de mise en œuvre à trois ans… tout en obtenant qu’il reste officiellement maintenu à cinq ans. Labrador recula de la même façon : son roi ne pouvait prononcer l’abolition sur le champ mais le ferait dans les années à venir, sans doute « avant huit ans ». Palmella rappela que, depuis 1810, son pays s’était engagé à interdire l’horrible trafic et le confirma dans un traité particulier signé au nom de son pays avec l’Angleterre, le 22 janvier. Il fit toutefois remarquer qu’il avait lui aussi besoin d’un délai pour parvenir à une prohibition totale : huit ans « d’apprentissage » lui paraissaient indispensables.

Dans ces conditions, le 8 février 1815, la Conférence accoucha d’une déclaration qui, compte tenu des arguments développés par chacun, ne mettait pas fin immédiatement à la « traite des nègres d’Afrique ». Celle-ci était cependant condamnée dans des termes non équivoques : « Les hommes justes et éclairés de tous les temps [l’envisageaient] comme répugnant aux principes d’humanité et de morale universelle ». Elle devait par conséquent être interdite « le plus tôt possible ». Pour cela, les puissances coloniales s’engageaient à adopter des lois avec « l’obligation et la nécessité de l’abolir ». Partant, les Huit déclaraient « à la face de l’Europe [que] l’abolition universelle de la traite des nègres [était] une mesure particulièrement digne de leur attention »(12). La déclaration allait constituer l’annexe n° 15 de l’Acte final. Castlereagh avait échoué à faire accepter une véritable révolution diplomatique : l’interdiction du commerce avec les pays qui refuseraient d’abolir la traite, qui aurait créé pour la première fois des sanctions économiques en temps de paix(13).

On pourrait considérer que le congrès n’était guère allé plus loin qu’avant son ouverture et même, comme Thiers, ironiser sur la sincérité des diplomates dans ces matières : « Les Alliés […] avaient rédigé une déclaration, vraie du reste, mais qui dans le style égalait au moins les documents les plus déclamatoires émanés de l’Assemblée constituante. MM. de Nesselrode, de Metternich, de Talleyrand, avaient appuyé en cela lord Castlereagh, et tenu un langage dont ils souriaient entre eux, car leur manière de se partager les peuples de l’Europe prouvait assez le degré de chaleur qu’ils pouvaient mettre à la liberté des noirs »(14). Mais on doit aussi admettre qu’en faisant reconnaître la nécessité de l’abolition et en la faisant inscrire solennellement dans les obligations des signataires, Castlereagh avait forcé les pays esclavagistes à prendre date, ce qu’exprimait, dans son style, l’historiographe Flassan : « Les conférences pour l’abolition de la traite aussi intéressantes par les principes manifestés, que par les résolutions arrêtées, offrent un des plus beaux triomphes de la raison et du sentiment de la dignité de l’homme, quelle que soit la couleur dont la nature ait pu varier les physionomies. Cette discussion fera époque dans l’histoire philosophique, commerciale et politique du genre humain »(15).

Les suites de la décision du congrès

Sur le fond, la déclaration n’avait certes rien de contraignant, mais « le texte avait l’avantage d’exister »(16). Il allait légitimer les incessantes interventions anglaises dans ce domaine, comme lors de la conférence de Londres d’août à novembre 1816. On installa alors un comité permanent des ambassadeurs des Huit pour surveiller l’application du texte du 8 février 1815. L’année suivante, le Portugal et l’Espagne acceptèrent l’abolition, moyennant un délai d’application et le versement de subsides. Il en coûta 700 000 livres sterling au contribuable britannique : 400 000 pour l’Espagne, 300 000 pour le Portugal. Madrid annonça dès lors l’arrêt de la traite au nord de l’équateur à compter du 30 mai 1820. Ailleurs, elle allait se poursuivre jusqu’à la fin des années 1840, en dépit du traité des cinq puissances signé le 20 décembre 1841 qui établissait un droit général de visite des navires suspects en haute mer. De nouveaux esclaves arrivèrent même clandestinement au Brésil après 1850. Quant à la traite française, elle aurait pu cesser grâce à Napoléon. Par un décret du 29 mars 1815, l’empereur prononça en effet sa fin, mais la Seconde Restauration revint sur cette avancée. Puisque tous les actes de « l’usurpateur » devaient être considérés comme nuls et non avenus, celui-ci en faisait partie(17). Le trafic français ne cessa véritablement que sous la Monarchie de Juillet.

Malgré la déclaration du 8 février 1815, quelques centaines de milliers d’Africains supplémentaires furent donc encore victimes de la traite. Olivier Pétré-Grenouilleau estime à environ 3,5 millions le nombre d’esclaves embarqués en Afrique entre 1801 et 1867, sur un total de 11 millions entre le XVIe et le XIXe siècles. La baisse du trafic ne devint notable qu’après les années 1850. Les Espagnols et les Portugais furent, de loin, les plus actifs dans cet odieux commerce(18). Les premiers intensifièrent même leur activité pour augmenter la main d’œuvre à Cuba dont ils entendaient faire la nouvelle « perle des Antilles » après les déboires de Saint-Domingue. Les seconds construisirent le Brésil indépendant grâce à l’importation de main d’œuvre esclave depuis l’Angola.

Auteur : Thierry Lentz, historien et directeur de la Fondation Napoléon, juillet 2019

Sources
– « Déclaration des huit Cours, relative à l’abolition universelle de la traite des nègres.Congrès de Vienne, protocole du 8 février 1815 » (doc pdf consulté en cache le 16 août 2019, www.culture.fr/lesabolitions – © 2014)
– – Bibliographie rassemblant des sources issues de Gallica, par Chantal Prévot, responsable des bibliothèques à la Fondation Napoléon (doc pdf, 19 pages, avec liens)

Bibliographie
– Thierry Lentz, Le Congrès de Vienne, Perrin, coll. Tempus Poche, 2015, 430 p.
– Pierre Branda et Thierry Lentz, Napoléon, l’esclavage et les colonies, Paris, Fayard, 2006

Vidéo
Le congrès de Vienne (6 min.19)

Notes
(1) Signalons, en France, l’essai à succès de Condorcet, Réflexion sur l’esclavage des Nègres, publié à Neufchâtel en 1781 et à Paris sept ans plus tard.
(2) Olivier Pétré-Grenouilleau, Traites négrières. Essai d’histoire globale, Seuil, éd. 2006, p. 307.
(3) Considérations importantes sur l’abolition de la traite des nègres […], par un Portugais, Paris, septembre 1814, p. 16.
(4) En 1792, le gouvernement danois avait décidé que l’esclavage serait aboli dans ses colonies en 1803. La décision n’avait pas été appliquée.
(5) Pie VII à Louis XVIII, 20 septembre 1814, cité dans Jean Mpsi, Les papes et l’esclavage, L’Harmattan, s. d., p. 61.
(6) « Instructions pour les ambassadeurs du roi au congrès », Mémoires et correspondances du prince de Talleyrand, Robert Laffont, éd. 2007, p. 465.
(7) « Trois articles additionnels au traité anglo-espagnol, signés à Madrid le 28 août 1814 », dans Angebert (pseudonyme de Léonard Chodzko), Le congrès de Vienne et les traités de 1815, précédés et suivis des actes diplomatiques qui s’y rattachent, Amyot, 1863-1864, p. 205.
(8) Cité par Charles Webster, The Foreign Policy of Castlereagh. 1812-1815, Londres, G. Bell and sons, 1931, p. 415.
(9) John W. Derry, Castlereagh, Londres, Penguin Books, 1976 , p. 182.
(10) « Réponse du prince de Talleyrand à la note du 8 octobre de lord Castlereagh, relative à l’abolition de la traite des nègres », 5 novembre 1814, dans Le congrès de Vienne et les traités de 1815, p. 403.
(11) Cinquième et sixième protocoles des 10 et 14 décembre des séances des plénipotentiaires des huit Puissances signataires du traité de Paris, dans Le congrès de Vienne et les traités de 1815, p. 503 et 527.
(12) « Déclaration des plénipotentiaires des Puissances qui ont signé le traité de Paris du 30 mai 1814, relative à l’abolition de la traite des nègres d’Afrique ou du commerce des esclaves », 8 février 1815, dans Le congrès de Vienne et les traités de 1815, p. 726-727.
(13) H. Nicolson, Le congrès de Vienne, op. cit., p. 217.
(14) Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l’Empire, Plon, 1860, t. XVIII, p. 645.
(15) Gaétan Raxis de Flassan, Histoire du congrès de Vienne par l’auteur de l’Histoire de la diplomatie française, Treuttel et Wurtz, 1829, t. I, p. 294.
(16) O. Pétré-Grenouilleau, Traites négrières, op. cit., p. 320.
(17) Sur la position et l’action de Napoléon : Pierre Branda et Thierry Lentz, Napoléon, l’esclavage et les colonies, Paris, Fayard, 2006.
(18) Alors qu’il avait été aboli par l’Angleterre (1833) et la France (1848), l’esclavage fut maintenu à Cuba jusqu’en 1855 et au Brésil jusqu’en 1888.

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