BRUNE, Guillaume-Marie-Anne, (1763-1815), maréchal

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" Il s'est perdu dans mon esprit à cause de sa conduite avec le roi de Suède dans les affaires de Stralsund. Un maréchal de France valait un roi de Suède! Je rends justice au maréchal Brune, il a bien fait en Hollande; la bataille Alkemaar a sauvé la République d'un grand péril ", Napoléon à Sainte-Hélène, s'adressant à Las Cases, 1815.
BRUNE, Guillaume-Marie-Anne, (1763-1815), maréchal

Biographie

Né à Brive-la-Gaillarde le 13 mai 1763, assassiné à Avignon, le 2 août 1815
Epouse Angélique Nicole Pierre le 29 Nivôse de l'An IV (le 18 février 1796)
Dans la Garde Nationale à Paris
2e bataillon de volontaires de Seine-et-Oise 1791
Adjudant général
Chef de Brigade à l'état-major sous les ordres de Dumouriez
Chef de Brigade de l'Armée du Nord 1792
Victorieux de Wimpfen à Pacy-sur-Eure 1793
Commandant de la ville de Bordeaux
Soutient Barras et Bonaparte (en républicain convaincu) dans l'opposition au soulèvement du 13 Vendémiaire de l'An IV (le 5 octobre 1795)
Sert en Italie à Arcole et à Rivoli
Nommé Général de Division par Bonaparte, en 1797
Commande l'armée d'Helvétie puis celle d'Italie à la place de Berthier, 1798
Remplace Hatry au poste de Commandant des forces françaises en 1798
Victoire sur les forces anglo-russes à Bergen, le 17 septembre 1799
Après Brumaire, siège au Conseil d'Etat.
Nommé Chef de l'Armée de l'Ouest en janvier 1800
Général en Chef de l'Armée de Réserve de 2ème ligne, mai 1800
Succède à Masséna à la tête de l'Armée d'Italie en août 1800
Vérone tombe le 3 janvier 1801
Brune signe l'armistice de Vicenza
Quitte le commandement pour prendre la présidence de la Section de Guerre, le 1er juin 1801
Bonaparte nomme Brune Ambassadeur de Turquie, poste qu'il occupe du 11 septembre 1802 au 17 septembre 1804
A son retour, il est nommé Général en Chef interarmées au Camp de Boulogne, le 2 septembre 1805
Nommé Gouverneur Général des Villes Hanséatiques en 1806
Alors commandant du Corps d'Observation de la Grande Armée, il prend Stralsund le 15 juillet 1807
Tombe en disgrâce le 27 octobre 1807
Rallié aux Bourbons en 1814
Fait Chevalier de Saint-Louis le 1er juin 1814
Succède à Masséna au poste de Gouverneur de Provence et à celui de Commandant de la 8e Division Militaire, le 16 avril 1815
Abandonne Toulon au Royaliste Rivière, le 31 juillet 1815
Tué par balles par les Royalistes à Avignon, le 2 août 1815

Fortement révolutionnaire, Brune cesse finalement d’éditer des pamphlets et devient soldat à sa sortie de prison.

Prenant rapidement du galon jusqu'à devenir Maréchal après seulement 5 ans de carrière militaire, ses sentiments républicains lui font toutefois du tort à la fin de sa vie. Il ne fut jamais anobli (contrairement à Davout et à Ney). Qui plus est, Napoléon le démet de ses fonctions de commandant car il osa parler au nom de l'armée de France et non en celui de l'armée de Son Altesse Royale et Impériale.
Bien que Brune se soit rallié au trône au cours de la Première Restauration, Napoléon le nomme Commandant de la 8e division en remplacement de Masséna, pendant les Cent-Jours. Après sa défaite face à Louis XVIII, Brune tente de regagner Paris par bateau. Mais craignant que le peuple croie qu'il est en train de déserter, il prend finalement la décision fatale de s'y rendre par voie de terre. Reconnu et encerclé par une milice (la Bande des Trestaillons) en Avignon, il est attaqué dans un hôtel local, tué par balles et son corps est jeté dans le Rhône le 2 août 1815.

Bibliographie

– Gachot, E., Les Campagnes de 1799 – Jourdan en Allemagne et Brune en Hollande, Paris : Perrin, 1906, 410 p.
– Vergne, M., Le Maréchal Brune : La toge et l'épée, Université du 3° Age de Brive-la-Gaillarde, 1996, 405 p. (comprenant un index et une bibliographie) : à utiliser avec grande prudence !
– Vermeil de Conchard, colonel, Le Maréchal Brune pendant la 1ère Restauration et les Cent-Jours jusqu'à sa mort, Brive: Petit, 1915, 53 p.

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