Les Essentiels > Les lieux de Napoléon Ier

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Retrouvez les grandes étapes de la vie de Napoléon Ier à travers les lieux qui ont marqué son destin. Pour mettre vos pas dans ceux du « Petit Caporal », commencez par Ajaccio en Corse…

• 1 • Ajaccio (France)
Né à Ajaccio en Corse du Sud le 15 août 1769, Napoléon Bonaparte quitte la maison familiale en 1779 pour suivre des études militaires sur le continent. De 1786 à 1793, il retourne par cinq fois en Corse et participe aux luttes politiques de l’île avant de se rallier définitivement à la France. Le dernier séjour de Bonaparte sur sa terre natale a lieu au retour de la campagne d’Égypte en 1799.

• 2 • Toulon (France)
En 1793, le capitaine Bonaparte, chargé du commandement de l’artillerie lors du siège de Toulon, propose un plan d’attaque pour reprendre la ville livrée aux Anglais par les contre-révolutionnaires. Adoptée par l’état-major, la manœuvre du jeune stratège est couronnée de succès. Bonaparte est nommé général de brigade le 22 décembre.

• 3 • Lodi (Italie)
C’est après la bataille de Lodi du 10 mai 1796, que Bonaparte gagne le surnom de « Petit Caporal ». La Première Campagne d’Italie (1796-1797), également marquée par les éclatantes victoires d’Arcole (15-17 novembre 1796) et de Rivoli (14 janvier 1797), révèle le génie militaire du jeune général et assure son prestige dans l’armée. Il goûte aussi à la politique en organisant les nouvelles républiques italiennes nées des victoires sur l’Autriche.

• 4 • Les Pyramides (Égypte)
En 1798, Napoléon est envoyé par le Directoire en Égypte, afin de contrer l’influence de la Grande-Bretagne qui commerce avec ce pays. Les Français remportent la bataille des Pyramides le 21 juillet, près du Caire, face à l’armée des mamelouks (guerriers réputés, enlevés dans leur jeunesse pour être attachés à un sultan ou un calife) sous les ordres de Mourad Bey. Mais, la campagne d’Égypte, marquée par d’importants revers, voit le rêve oriental de Bonaparte se briser en Syrie.

• 5 • Saint-Cloud (France)
C’est au château de Saint-Cloud, aujourd’hui disparu, que Bonaparte encadre le coup d’État des 18 et 19 Brumaire (9-10 novembre 1799), prise de pouvoir qui met fin au Directoire moribond et donne naissance au Consulat. Réaménagé par les architectes Percier et Fontaine, le château devient à partir de 1802 le centre officiel du pouvoir consulaire, puis résidence impériale après 1804. C’est également au château de Saint-Cloud que le 23 floréal an XII (13 mai 1804) est présenté à Bonaparte, en conseil privé le projet de sénatus-consulte préparé par Cambacérès instaurant l’Empire. Le 28 floréal an XII (18 mai 1804), le sénatus-consulte proclamant Bonaparte « Empereur des Français » sous le nom de Napoléon Ier et contenant des modifications à la Constitution (dit aussi constitution de l’an XII), est approuvé à l’unanimité par les sénateurs, moins 3 voix et deux absentions. À la demande de Cambacérès, sa mise en application est immédiate, sans attendre les résultats du plébiscite sur le gouvernement héréditaire.

• 6 • Malmaison, Rueil-Malmaison (France)
Acheté par son épouse Joséphine en 1799, le château de Malmaison est une résidence très prisée par le Premier Consul. Un proche constata :  » Nulle part, si ce n’est sur un champ de bataille, je n’ai vu Bonaparte plus satisfait que dans ses jardins de la Malmaison « . Aujourd’hui, Malmaison est un musée national offrant un remarquable panorama de l’art consulaire.

• 7 • Marengo – Alessandria (Italie)
Après avoir franchi le col du Grand Saint-Bernard à la tête de l’armée de réserve, le Premier Consul remporte le 14 juin 1800 la bataille de Marengo qui, sans l’intervention de Desaix, se serait soldée par une défaite. Glorifiée par une propagande efficace, la victoire de Marengo permet à Bonaparte de renforcer sa position après le coup d’État du 18-Brumaire.

• 8 • Cathédrale Notre-Dame de Paris (France)
Le 2 décembre 1804, le Premier Empire déploie ses fastes à Paris : la cathédrale Notre-Dame de Paris est le théâtre du sacre de Napoléon Ier en présence du pape Pie VII. Le nouvel Empereur des Français rompt avec le cérémonial du sacre des Rois en se couronnant lui-même et en prononçant un serment garantissant les acquis de la Révolution.

• 9 • Milan (Italie)
Dès la Première Campagne d’Italie, Bonaparte s’affirme comme le défenseur de la cause italienne contre l’influence autrichienne. Il crée la République cisalpine en 1797, la République italienne en 1802, puis institue le Royaume d’Italie en 1805, premier État napoléonien hors de France. C’est à Milan, capitale du Royaume, que Napoléon est couronné roi d’Italie le 26 mai 1805.

• 10 • Austerlitz – Brno (République Tchèque)
Le 2 décembre 1805, jour anniversaire de la cérémonie de son sacre à Paris, Napoléon Ier remporte la bataille d’Austerlitz contre l’armée austro-russe commandée par le général en chef Koutouzov. Victoire légendaire, la première de la Grande Armée constituée à Boulogne en septembre 1805, Austerlitz consacre l’Empereur conquérant.

• 11 • Iéna (Allemagne)
Le 14 octobre 1806, Napoléon et Davout écrasent les armées prussiennes, l’un à Iéna, l’autre à Auerstaedt. Ces victoires ouvrent les portes de Berlin. C’est là que Napoléon décrète le Blocus continental interdisant l’entrée des marchandises anglaises sur le continent. Il privilégie dès lors la guerre économique pour forcer le gouvernement britannique à faire la paix.

• 12 • Eylau – Bragationovsk (Russie)
L’une des plus sanglantes batailles des guerres napoléoniennes se déroule le 8 février 1807 dans les plaines enneigées d’Eylau. Parce que les Russes battent, finalement, en retraite, la victoire, bien qu’incertaine, est attribuée à Napoléon. L’Empereur est marqué par la violence des affrontements et les terribles pertes humaines. Plus de 40 000 hommes ont été mis hors de combattre.

• 13 • Friedland (Russie)
Comme une réponse à Eylau, la bataille de Friedland, le 14 juin 1807, est une éclatante victoire pour les armées françaises, grâce au génie tactique de Napoléon. Le 26 juin, l’Empereur des Français et le Tsar de Russie se rencontrent à Tilsit. La paix est faite. Napoléon est à l’apogée de sa puissance.

• 14 • Madrid (Espagne)
De novembre 1808 à janvier 1809, Napoléon est sur le terrain espagnol. L’entrée en Espagne des troupes de Dupont de l’Etang (dès novembre 1807), de Moncey (janvier 1808) puis de Murat (février), la déchéance de la dynastie des Bourbons (5 mai 1808) et l’installation de Joseph Bonaparte sur le trône (7 juin 1808), déchirent le pays en proie à une résistance violente contre les Français. Le 4 décembre 1808, Napoléon obtient la capitulation de Madrid. Mais la défaite du général Dupont de l’Etang à Bailèn quelques mois plutôt, le 18 juillet, avait eu un retentissement sans égal : les troupes napoléoniennes pouvaient être battues sévèrement. Confronté à une guérilla acharnée, soutenue par les troupes anglaises du futur duc de Wellington, le pouvoir français ne réussit jamais à prendre pied en Espagne. La défaite de Vitoria en juin 1813 sonne le glas des espérances françaises, obligeant les troupes à repasser les Pyrénées. Le 11 décembre 1813, Napoléon signe le traité de Valençay, rétablissant Ferdinand VII sur le trône.

• 15 • Wagram (Autriche)
Les 5 et 6 juillet 1809, l’armée autrichienne commandée par l’archiduc Charles s’incline à Wagram. Cette bataille difficile et meurtrière est la dernière grande victoire de Napoléon. Il signe la paix à Vienne le 14 octobre suivant.

• 16 • Compiègne (France)
C’est au château de Compiègne que Napoléon accueille en 1810 sa seconde épouse, l’archiduchesse Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine, fille de l’empereur d’Autriche. En 1811, la naissance tant attendue du roi de Rome paraît assurer l’avenir de la 4ème dynastie. Compiègne est avec Fontainebleau la seule résidence impériale à avoir préservé en l’état les appartements historiques de Napoléon et de ses proches.

• 17 • Moscou (Russie)
L’alliance rompue avec le tsar, Napoléon, à la tête de l’armée des  » Vingt Nations « , se jette en 1812 à la poursuite de l’ennemi russe. L’Empereur sort victorieux du premier grand combat à la Moskowa / Borodino, entre dans Moscou incendiée puis, les rigueurs de l’hiver s’annonçant, ordonne la retraite qui tourne au désastre. La campagne de Russie sonne le glas de la Grande Armée.

• 18 •Leipzig (Allemagne)
Tandis que la guerre d’Espagne continue de menacer l’empire napoléonien, l’armée napoléonienne est battue lors de la bataille de Leipzig (16-19 octobre), appelée « bataille des nations » en raison du nombre de nationalités impliquées : les Français sont alliés aux Polonais, aux Napolitains, aux Saxons – mais le Royaume de Saxe changera de camp en cours de route, et doivent affronter les Russes, alliés aux  Autrichiens, aux Prussiens et aux Suédois ; près de 200 000 hommes côté français, et plus de 300 000, côté coalisés. La France est menacée d’invasion.

• 19 • Fontainebleau (France)
Lors de la campagne de France de 1814, Napoléon remporte quelques victoires contre les Alliés coalisés mais ne peut les empêcher d’envahir Paris le 31 mars 1814. Tandis que sa déchéance est votée dans la capitale, l’Empereur, réfugié au château de Fontainebleau, abdique le 6 avril en faveur de son fils, puis le 11 avril sans condition. Après la légendaire cérémonie des Adieux, il prend le chemin de l’exil vers l’île d’Elbe dont la souveraineté lui a été octroyée.

• 20 • Golfe-Juan (France)
Après neuf mois d’exil sur l’île d’Elbe, Napoléon tente de reprendre le pouvoir en débarquant sur les côtes françaises le 1er mars 1815 à Golfe-Juan. L’Aigle vole « de clocher en clocher jusqu’aux tours de Notre-Dame  » et, le 20 mars, c’est en triomphateur qu’il entre aux Tuileries quittées en toute hâte par Louis XVIII. Les Cent-Jours commencent, alors que se déroule le Congrès de Vienne depuis novembre 1814 (et ce jusqu’en à juin 1815) les pays européens sont réunis en Congrès à Vienne, afin de réorganiser les frontières de l’Europe et définir de nouvelles règles diplomatiques après 22 années de guerre.

• 21 • Waterloo (Belgique)
Contre l’Europe coalisée qui refuse le retour de « l’ennemi et perturbateur du repos du monde », Napoléon ne peut éviter la guerre. Il livre sa dernière bataille le 18 juin 1815 en Belgique, à Waterloo. Les Français sont écrasés par les armées anglo-prussiennes de Wellington et de Blücher. Contraint à une nouvelle abdication le 22 juin 1815, l’Empereur vaincu se livre aux Anglais.

• 22 • Sainte-Héléne (Atlantique Sud)
C’est sur l’île de Sainte-Hélène, petite possession anglaise perdue au milieu de l’Atlantique Sud, que Napoléon, entouré de quelques fidèles, passe cinq années et demi d’une captivité rendue difficile par le climat, la promiscuité, les jalousies, et les vexations infligées par Hudson Lowe, le gouverneur de l’île. Napoléon meurt le 5 mai 1821, à 5 heures 49 du soir.
En 1840, c’est le Retour des Cendres. Le corps de Napoléon est rapatrié en France. Il repose aux Invalides.

• 23 • Vienne (Autriche)
Le 22 juillet 1832 à Vienne, celui qui fut Napoléon II pendant quelques jours en 1814, meurt de tuberculose à l’âge de 21 ans. C’est au château de Schoenbrunn, auprès de son grand-père maternel l’Empereur d’Autriche, qu’il avait été envoyé après la chute de l’Empire. Retenu dans cette « cage dorée », le duc de Reichstadt s’éteint en emportant avec lui les espoirs de restauration dynastique.

(décembre 2020)

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