La robe de bal de Marie-Louise et sa traîne

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Cette robe de bal et sa traîne assortie, conçues pour Marie-Louise, comptent sans aucun doute parmi les plus remarquables pièces appartenant au Museo Glauco Lombardi.

Lombardi, collectionneur napoléonien et résident de la ville de Parme en Italie, achète cette tenue de gala à Giovanni Sanvitale en 1934, lui-même descendant de Marie-Louise.
Giovanni était en effet le petit-fils de Luigi Sanvitale et Albertina Montenuovo, la fille de Marie-Louise et du général Adam Neipperg, son deuxième époux.
Pour la somme princière de 105 000 lires, Lombardi rassemble ainsi une vaste collection d’objets, d’œuvres d’art et souvenirs concernant Marie-Louise, mais à la condition de créer un musée ouvert au public.

La somptueuse tenue de bal, mentionnée dans l’inventaire de Marie-Louise de 1840 et probablement achetée à Paris en 1838, fut portée par la duchesse lors d’occasions officielles dans les dernières années de sa vie. Elle meurt en effet sept ans plus tard (1847).

Le costume de bal est composé de trois parties : un corsage en la soie et tulle, une jupe avec plis serrés (elle aussi de soie et de tulle brodé), et la traîne faite en «Gros de Tours » moiré (soie épaisse) et attachée à la taille.
Des broderies sont présentes sur l’ensemble de la robe (des mouches en fils de soie un peu partout), cependant la décoration est surtout concentrée sur la partie basse de la jupe et sur les bordures de la traîne. Les motifs représentés sont des cornes d’abondance, des grappes de raisins, symboles d’abondance et de prospérité, allusion au règne heureux des souverains.

Un grand cordon Bleu azur met en évidence la décoration du grand Ordre constantinien de Saint Georges dont Marie-Louise était Grand Maître.

Francesca Sandrini, janvier 2008
directrice du Musée Glauco Lombardi (Parme)
(traduction Peter Hicks et Emmanuelle Papot)

Date :
Tulle: fin de la seconde décennie du 19e siècle
Technique :
matériel : soie, tulle, lamé argent
Dimensions :
H = 120 cm, L = 270 cm, Diam. = 64 cm
Lieux de conservation :
Musée Glauco Lombardi, Parme
Crédits :
© Museo Glauco Lombardi
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