Marengo Museum (Italie)

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Vue extérieure du musée

Après dix ans d'élaboration, le samedi 12 juin 2010 a eu lieu l'ouverture officielle du Marengo Museum installé dans la Villa Delavo, un manoir construit près du champ de bataille de Marengo à la périphérie d'Alessandria, ville stratégique avec sa citadelle dans les plaines du Piémont (en Italie).
 
 

 

 
 
 

Un morphing animé de Napoléon étonnantPrésentation du Marengo Museum
 
L'une des principales caractéristiques de ce nouveau musée, avec lequel la Fondation Napoléon est partenaire, est qu'il ne contient presque aucun objet de la période. Il appartient à un nouveau concept de musée, qui ne passe pas par la curatelle, la conservation et la présentation d'oeuvres d'art, mais, qui s'intéresse plutôt à la présentation de l'histoire, et dans ce cas, à ce moment clé de l'histoire européenne que représente la bataille de Marengo (14 juin 1800). Ce musée est ainsi dans le vrai sens du terme un « musée d'histoire ».

Animations numériquesEt puisqu'il n'y a aucun objet, le musée est libre de raconter de nouveau l'histoire en utilisant tous les outils du monde numérique à sa disposition, stimulant la vue, l'ouïe ou le toucher. Cette libération des contraintes « de l'exposition » demande une approche beaucoup plus sophistiquée que d'habitude. Ici des écrans vidéo, installés les uns à côté des autres, racontent le déroulement de la campagne s'appuyant alternativement sur les points de vue français et autrichiens, un peu plus loin une animation, projetée sur une table montre les différents mouvements des françaises et autrichiennes, ou encore les célèbre portraits de Napoléon sont regroupés en un “morphing” étonnant. A voir aussi les plans architecturaux et les élévations commémorant la “Ville de la victoire” qui ont été remodelés digitalement pour montrer aux visiteurs à quoi la ville pouvait ressembler alors.
 
 

Un mannequin plus vrai que natureMais les nouveaux éléments composant ce musée “nouvelle génération” ne sont pas seulement numériques. Il y a des mousquets avec coq et flamme et shakos à essayer, des télescopes pour observer au plus près les mouvements. Les plus jeunes visiteurs ont droit à une visite spécialement conçue pour eux autour d'une série de boîtes de découverte à thème. C'est donc un musée pour tous, du spécialiste au simple touriste.
 
 

L'inauguration officielle du 12 juin 2010L'inauguration du 12 juin 2010
 
Le musée qui a été fondé par la Province d'Alessandria a été subventionné par les fondations bancaires locales, la Fondazione Cassa di Risparmio di Alessandria, la Fondazione CRT et la Fondazione CARIGE, fut officiellement inauguré par le président de la Province d'Alessandria, Paolo Filippi et les discours furent prononcés par Charles Napoléon, (descendant de Jérôme Bonaparte le frère de Napoléon) président de la Fédération européenne des cités napoléoniennes, et vice-président et assesseur de la Cultura, Maria Rita Rossa. Un peu plus tôt dans la journée, le concepteur de ce musée, Giulio Massobrio conduisit ses invités à une viste guidée inaugurale.
 
 

Une reconstitution réussie le 12 juin 2010
 
Coïncidant avec l'ouverture au public le 13 juin 2010, une évocation de la bataille avait été organisée par des reconstituants venus d'Italie, de France et de République tchèque. Il était aussi possible de visiter les bivouacs des différentes armées, où les cantinières sur des feux de camp, d'écouter des soldats de réserve jouer du fifre, ou encore les regarder jouer aux cartes ou simplement les voir dormir.
L'évocation était particulièrement réussie dans la représentation graphique de la double nature de la bataille de Marengo, c'est-à-dire une victoire autrichienne au début du jour qui finit par une victoire française surprise à la nuit tombée. Les milliers de spectateurs autour du champ de bataille pouvaient vraiment comprendre combien la surprise avait été grande pour l'armée autrichienne lorsqu'elle comprit qu'elle venait de perdre la bataille.

 

Histoire et divertissement
 
Cette sorte de musée/spectacle est clairement une voie à suivre pour de nombreux musées. La plupart des visiteurs sont sortis ravis de cette leçon d'histoire aussi intéressante que divertissante.

 
Texte de Peter Hicks, trad. Emmanuelle Papot (juin 2010)

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