Louis Bonaparte. Roi rebelle et mélancolique

Auteur(s) : COUSTIN François de
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L’avis de la Fondation Napoléon

L’ouvrage s’attache à faire justice à un homme broyé par la légende napoléonienne, présenté par ses contemporains comme un personnage falot, maladif, voire pathologique. De son vivant déjà, Louis Bonaparte voit son image laminée dans les récits de ceux qui, comme Pons de l’Hérault ou les rédacteurs de L’Album national, opposent le « pygmée » au « colosse » que fut Napoléon.

Mais c’est surtout Frédéric Masson, dans sa monumentale série sur Napoléon et sa famille, qui forge une postérité impitoyable pour Louis. Ce dernier y est dépeint comme un esprit confus, presque dément, incapable de cohérence ou de grandeur, une silhouette floue dans l’ombre du héros. Cette lecture sera longtemps dominante.

À rebours de cette tradition, François de Coustin s’attache à rendre sa complexité à un personnage tragique, rongé par la maladie, victime d’un mariage malheureux (avec Hortense de Beauharnais), tiraillé entre loyauté fraternelle et conscience morale. Il est aussi un roi soucieux du bien commun, qui tente de s’émanciper du joug impérial et de servir honnêtement les intérêts des Hollandais — quitte à en payer le prix.

Le récit explore aussi les dimensions psychologiques, médicales et intimes de la vie de Louis, tout en abordant la question sensible de la filiation au sein des Bonaparte, ravivée par des études ADN récentes : entre Napoléon Ier et Napoléon III, Louis demeure un « chaînon manquant » troublé, peut-être troublant, mais indispensable à la compréhension de la dynastie.

Claudia Bonnafoux, web-éditrice (juillet 2025)

Louis Bonaparte. Roi rebelle et mélancolique

Présentation

La vie de Louis Bonaparte s’organise, tout à fait malgré lui, en trois grands moments : frère chéri et protégé de l’Empereur, il entre dans la carrière militaire, suit son aîné en Italie, puis en Égypte ; général en 1803, il est fait grand connétable dès l’avènement de l’Empire. Puis, en juin 1806, il devient sous le nom de Lodewijk Napoleon Ier le premier roi de Hollande, qu’il entreprend d’administrer consciencieusement, en dépit de la férule écrasante de l’Empereur dont il tente en vain de limiter l’emprise ; au point qu’il est contraint d’abdiquer et s’exile en juillet 1810. Le voilà, pour trente-cinq ans, comte de Saint-Leu, établi en Italie, écrivain médiocre, mémorialiste ulcéré, ruminant entre autres la perte de ses deux fils aînés, jusqu’à sa mort en 1846.

Frère de Napoléon Ier et père de Napoléon III, Louis, précocement valétudinaire voire infirme, ne voulut rien de ce qui lui arriva : ni être soldat, ni régner, ni vivre, lui taiseux et dépressif, avec une femme brillante et de plus en plus éloignée (Hortense, la fille de Joséphine). Il aimait rêver, écrire, se soigner, se plaindre. Pourtant, une partie de l’histoire européenne du premier XIXe siècle est passée par lui et l’homme mérite mieux que sa triste réputation.

L’auteur

Journaliste puis responsable durant vingt ans de la communication d’une grande institution de la République, François de Coustin a publié chez Perrin les biographies remarquées Louis XIX, duc d’Angoulême (2017) et Élie Decazes, le dernier favori (2020).

Sommaire

Première partie. De Luigi au prince Louis, ou l’ascension
1. Un enfant nommé Luigi
2. À l’ombre du grand frère
3. Un cœur incertain
4. Un couple mal assorti
5. Dernières campagnes

Deuxième partie. Lodewijk Napoléon Ier, ou la confrontation
6. États d’âme
7. Le roi vassal
8. Blessures intimes
9. Le pouvoir, pour quoi faire ?
10. Régner malgré les épreuves
11. La fin des illusions
12. La confrontation
13. La chute

Troisième partie. Comte de Saint-Leu, ou l’émancipation
14. La disparition
15. La Hollande au cœur
16. Affaires de famille

Année de publication :
2025
Lieu et maison d'édition :
Perrin
Nombre de pages :
624
Pour commander :
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