Napoléon, le sel et les Suisses

Auteur(s) : HOFMANN, Etienne
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S’il est une denrée qui souvent s’avéra capitale aussi bien pour sa consommation directe, pour conserver les autres aliments et donc devenir une monnaie d’échange, plus que le sucre, le café ou même le blé, c’est le sel. En s’intéressant aux « guerres économiques » engendrées par le quasi-monopole français sur la distribution du sel auprès des Suisses, pauvres en ce précieux produit cristallin, Étienne Hofmann – auteur de La mission d’Henri Monod à Paris en 1804. Contribution à l’histoire des relations franco-suisses au début de la Médiation – ne se contente pas de nous éclairer sur un aspect de la domination de l’Empire de Napoléon sur cette partie de l’Europe continentale. Il vient mettre en lumière via des sources inédites les implications politiques que ce commerce a pu avoir, notamment dans la construction d’une structure mentale commune pour les Confédérés. Une étude atypique et bienvenue. (M. de Bruchard)

Napoléon, le sel et les Suisses
© Slatkine Érudition 2021

Présentation par l’éditeur

L’approvisionnement des Suisses en sel français durant le Consulat et l’Empire a peu retenu l’attention de la recherche historique. C’est cette lacune que le présent ouvrage tente en partie de combler, grâce à une documentation inédite et encore inexploitée. Le « colonialisme salifère de la France » (G. Livet), traditionnel sous l’Ancien Régime, se poursuit et s’intensifie pendant la République helvétique et la Médiation de Napoléon. L’économie et la population suisses ont une véritable faim de sel, que les salines de Bex ne peuvent satisfaire (elles ne produisent que le quart ou le tiers de la consommation du seul Canton de Vaud). Aussi la dépendance des Confédérés est-elle très grande vis-à-vis de la Régie puis Compagnie des Salines de l’Est, regroupant la production lorraine, franc-comtoise et savoyarde. Les relations souvent conflictuelles avec les industriels français – les régisseurs Catoire et Duquesnoy, et ensuite les administrateurs de la compagnie d’actionnaires –, ne se comprennent bien qu’après une analyse de l’organisation complexe de ces manufactures, auxquelles Napoléon et son ministre des Finances Gaudin vouaient une attention toute particulière.

L’auteur
Étienne Hofmann est professeur honoraire de l’Université de Lausanne, où il a enseigné aux Facultés des Lettres et des Sciences sociales et politiques. Il a dirigé l’Institut Benjamin Constant de 2001 à 2010.

Année de publication :
2021
Lieu et maison d'édition :
Genève, Slatkine Érudition
Nombre de pages :
714 p.
Pour commander :
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