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La Grande Armée de Napoléon Ier (1)

En 1813, Napoléon pourra compter sur plus d'un million de soldats : la Grande Armée réunit des régiments français mais aussi étrangers, polonais, hollandais, italiens et espagnols.  

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Organisation de l’armée
L’armée napoléonienne est constituée de trois armes : l’artillerie, l’infanterie, la cavalerie. Deux services indispensables accompagnent les troupes en campagne : le génie et le service de santé.
L’artillerie est l’art de gérer les canons. Un régiment d’infanterie comprend des grenadiers et des fusiliers, des cuirassiers et des chasseurs, qui se battent à pied et utilisent des fusils. Dans la cavalerie, les dragons, les cuirassiers, les carabiniers, les lanciers, les chasseurs et les hussards sont tous à cheval et utilisent des lances, des sabres ou des épées en plus des pistolets. Le génie rassemble des hommes qui sont chargés de construire des ponts pour aider les troupes à passer fleuves et rivières, ou des fortifications pour protéger une position ou assiéger une ville. Le service de santé réunit les chirurgiens et les médecins qui soignent les blessés et les malades.

Les soldats sont recrutés par conscription : tous les jeunes entre 20 et 25 ans doivent se tenir prêts à partir à la guerre et sont tirés au sort. Pour être recruté, un homme doit être en bonne santé et sans handicap. Les régiments réunissent des jeunes hommes sans expérience et des vieux soldats qui ont fait plusieurs campagnes militaires. Les soldats apprennent en quelques jours seulement à marcher au pas, à obéir aux ordres, à utiliser leur arme et à prendre soin de leur matériel. L’avancement se décide en fonction de l’expérience (il faut 4 ans de service entre chaque grade pour devenir capitaine) et parfois après un fait d’arme ou un acte héroïque.

La Garde impériale est un corps d’élite, réunissant les meilleurs soldats. Ils sont chargés de la protection de Napoléon, sur les champs de batailles mais aussi lors de déplacement. Pour entrer dans la Garde impériale, le soldat doit mesurer au moins 1,73 m., et avoir déjà servi dans un autre corps pendant 10 ans. Il est obligatoire de savoir lire et écrire, ce qui n’est pas le cas de tous les soldats napoléoniens.

Le camp de Boulogne
Au XIXe siècle, l’Angleterre est une grande puissance économique et politique qui s’oppose aux projets d’expansion de la France. En 1803, Napoléon décide d’organiser un grand camp militaire pour envahir l’Angleterre. C’est une entreprise phénoménale ! Il choisit le port de Boulogne, sur la Manche, pour y installer le camp qui doit accueillir 150 000 à 200 000 soldats : c’est d’ailleurs à partir de la constitution du camp de Boulogne que Napoléon appela son armée, la Grande Armée. D’importants travaux sont entrepris pour creuser des bassins destinés aux navires, et construire des baraquements pour loger les soldats et de nouvelles routes pour circuler. Les régiments s’entraînent à embarquer et débarquer en bon ordre et le plus rapidement possible.

Le 16 août 1804, Napoléon est au camp de Boulogne pour une remise collective de la Légion d’honneur qui vient juste d’être créée. Plus de 100 000 hommes assistent à une cérémonie qui va durer plus de 7 heures.

Napoléon abandonne le projet de conquête de l’Angleterre, en août 1805, car l’Autriche est en train de s’allier avec la Russie pour entrer en guerre : Napoléon dispose de l’armée de Boulogne prête à combattre.

Récompenses et décorations
Les soldats qui se montrent particulièrement courageux, sont récompensés par une « arme d’honneur », jusqu’en 1802 : ce peut être un sabre, une carabine, un fusil ou encore une baguette pour les tambours. L’arme est garnie d’argent et porte gravés le nom du militaire récompensé et celui de l’action pour laquelle il reçoit cette récompense.
Puis, en mai 1802, Napoléon créée la Légion d’honneur. Cette décoration constituée d’une étoile à cinq branches doubles avec le profil de Napoléon au centre, est attribuée aux militaires qui ont fait actes de bravoure.

A suivre

I. Delage, septembre 2008

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