Chronologie de la Correspondance générale de Napoléon Bonaparte, tome 5 – 1805 – Boulogne, Trafalgar, Austerlitz

Période : Directoire-Consulat-Ier Empire/Directory-Consulate-1st Empire
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Cette chronologie est parue dans le 5e volume (1805) de la Correspondance générale de Napoléon Bonaparte, paru aux éditions Fayard en 2008. Les lettres correspondant à ce volume sont toutes intégralement et gratuitement consultables sur le site de Napoleonica® les archives.

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Sommaire de toutes les chronologies de la Correspondance générale :
tome 1 : Les apprentissages, 1784-1797
tome 2 : La campagne d’Égypte et l’avènement, 1798-1799
tome 3 : Pacifications, 1800-1802
tome 4 : Ruptures et fondation, 1803-1804
tome 5 : Boulogne, Trafalgar, Austerlitz, 1805
• tome 6 : Vers le Grand Empire, 1806
• tome 7 : Tilsit, l’apogée de l’Empire, 1807
• tome 8 : Expansions méridionales et résistances, 1808
• tome 9 : Wagram, février 1809-février 1810
• tome 10 : Un Grand Empire, mars 1810-mars 1811
• tome 11 : Bruits de bottes, avril-décembre 1811
• tome 12 : La campagne de Russie, 1812
• tome 13 : Le commencement de la fin, janvier-juin 1813
• tome 14 : Leipzig, juillet-décembre 1813
• tome 15 : Les chutes, 1814-1821. Supplément 1788-1813

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Ce 5e volume de la Correspondance générale de Napoléon Bonaparte couvre l’année 1805 et rassemble 1 764 lettres, commentées par des historiens spécialistes de la période. 1805 est une année déterminante pour l’Empire napoléonien, qui voit la constitution d’une nouvelle coalition (la 3ème) de l’Angleterre, la Russie et l’Autriche, mais qui se conclut de la plus belle des manières pour Napoléon avec sa victoire à Austerlitz, un an après son sacre.
Ce volume est complété par 6 études, 9 cartes une chronologie et 3 index faisant de cet ouvrage un véritable outil de travail.

La Fondation Napoléon est soutenue dans cette aventure historique par les Archives de France, la Fondation La Poste et plus d’une centaine de collaborateurs bénévoles faisant de cette entreprise une oeuvre hors du commun.
Pour ce 5ème tome de la Correspondance, les Éditions Fayard ont reçu une subvention du Centre national du Livre (CNL).

1805 / an XIII

1er janvier (11 nivôse)
Napoléon Ier informe l’empereur germanique, François II, de sa résolution de céder à son frère Joseph ses droits au trône de Lombardie et d’en faire un royaume séparé de la France.

2 janvier (12 nivôse)
Napoléon fait une nouvelle proposition de paix au roi d’Angleterre George III, qui adresse le 14 janvier une fin de non-recevoir, non pas à l’Empereur mais au « chef du gouvernement français ».

4 janvier (14 nivôse)
Projet de convention navale avec l’Espagne, qui devra mettre sa flotte à disposition de la France.

11 janvier (21 nivôse)
L’escadre de Missiessy, forte de 5 vaisseaux et 3 frégates, déjoue le blocus anglais et quitte Rochefort pour les Antilles avec le corps expéditionnaire du général Lagrange.

17 janvier (27 nivôse)
Loi relative à la conscription de l’an XIV, levant 30 000 conscrits pour l’armée et 30 000 pour la réserve.
L’escadre de Villeneuve parvient à sortir de Toulon pour mettre le cap sur les Antilles. Obsédé par l’Égypte, Nelson part à sa recherche en Méditerranée.

21 janvier (1er pluviôse)
Dispersée du fait du mauvais temps, l’escadre de Villeneuve regagne Toulon.

30 janvier (10 pluviôse)
Décret instituant un 5e grade de la Légion d’honneur.
Célébration d’une cérémonie religieuse à la grande synagogue de Paris, pour le Sacre de Napoléon.

1er février (12 pluviôse)
Eugène de Beauharnais, nommé archichancelier d’État, et Joachim Murat, grand amiral de France, avec rang et titre de princes français, rejoignent Joseph et Louis Bonaparte, Cambacérès, et Lebrun, sur la liste des grands dignitaires de la Cour.
Liste des grands officiers civils : le cardinal Fesch, grand aumônier, et Talleyrand, grand chambellan, rejoignent Ségur, grand maître des cérémonies, Duroc, grand maréchal du Palais, Caulaincourt, grand écuyer, et Berthier, grand veneur.

4 février (15 pluviôse)
Décret portant sur la numérotation des rues de Paris : les numéros pairs sont associés à un même côté de la rue, les impairs à l’autre côté. Le point de départ se fait à partir de la Seine, ou dans le sens du fleuve pour les rues parallèles.

5 février (16 pluviôse)
Napoléon accepte de devenir roi d’Italie, et non plus seulement roi de Lombardie.

12 février (23 pluviôse)
Signature d’une convention franco-batave d’ordre budgétaire : la République-sœur n’entretiendra plus les troupes françaises stationnant sur son territoire (traité du 25 juin 1803) mais devra verser une somme compensatrice à la France.

20 février (1er ventôse)
L’escadre de Missiessy atteint la Martinique.

2 mars (11 ventôse)
Napoléon expose au vice-amiral Ganteaume, commandant l’armée navale de l’Océan à Brest, son plan en vue de préparer le débarquement en Angleterre.
Décret impérial considérant comme nul le mariage de Jérôme Bonaparte avec Elizabeth Patterson. Ce décret sera confirmé par un second le 21 mars.

9 mars (18 ventôse)
Création d’un Bureau de presse, chargé de surveiller et censurer les publications et les représentations théâtrales.

17 mars (26 ventôse)
La « Consulta di Stato » vote un décret, fortement influencé par Paris, qui donne le trône d’Italie à Napoléon.

18 mars (27 ventôse)
Décès à Paris de l’amiral Bruix, commandant la flottille nationale à Boulogne depuis juillet 1803.
Félix Baciocchi est proclamé souverain de la principauté de Piombino par décret.

19 mars (28 ventôse)
Proclamation officielle de la « Consulta di Stato » informant le peuple italien que Napoléon a accepté la couronne d’Italie.

20 mars (29 ventôse)
Décret transférant l’Institut du Louvre au Collège des Quatre-Nations.

22 mars (1er germinal)
Naissance à Paris de Louise, quatrième enfant de Joachim et Caroline Murat.
Une nouvelle constitution est imposée par Napoléon à la Hollande. Schimmelpenninck est désigné comme Grand Pensionnaire.

23 mars (2 germinal)
Letizia Bonaparte reçoit le titre d’« Altesse impériale, Mère de l’Empereur », ainsi qu’une rente de 300 000 francs et une Maison à son service.

24 mars (3 germinal)
Grande cérémonie de baptême de Napoléon Louis Bonaparte, deuxième fils de Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais célébrée par le Pape à Saint-Cloud.

30 mars (9 germinal)
L’escadre conduite par Villeneuve, constituée de onze vaisseaux et six frégates portant le corps expéditionnaire de Lauriston, réussit à sortir du port de Toulon pour les Antilles. Nelson part une nouvelle fois à sa recherche en Méditerranée

31 mars (10 germinal)
Napoléon quitte Paris pour Milan où il doit se faire couronner roi d’Italie.

4 avril (14 germinal)
Napoléon séjourne à Brienne et visite les bâtiments (en ruine) de son ancienne école.
Le pape Pie VII quitte Paris pour Rome.

6 avril (16 germinal)
Villeneuve jette l’ancre à Carthagène, en Espagne, et tente vainement d’adjoindre l’escadre de Salcedo à l’expédition.

9 avril  (20 germinal)
Villeneuve fait sa jonction avec l’escadre de Gravina (six vaisseaux) à Cadix, et récupère le vaisseau français L’Aigle avant de repartir pour les Antilles.

11 avril (21 germinal)
La Grande-Bretagne signe un traité d’alliance et de subsides avec la Russie (Convention de Saint-Pétersbourg) qui sera ratifié seulement en juillet.

16 avril (26 germinal)
Napoléon quitte Lyon où il séjournait depuis le 10. Après deux jours à Chambéry, il arrive à Modane le 18 au soir, puis à Turin le 24.

29 avril (9 floréal)
Devenu Grand Pensionnaire de la République batave, Schimmelpenninck fait son entrée officielle à La Haye.

1er mai (11 floréal)
Napoléon arrive à Alexandrie. Quatre jours plus tard, il assiste à une reconstitution de la bataille de Marengo, conduite par le maréchal Lannes.
Magon quitte Rochefort, avec deux vaisseaux et une frégate, pour porter de nouveaux ordres à Villeneuve.

4 mai (14 floréal)
Décret ordonnant la publication du Code Napoléon dans les États de Parme, de Plaisance, de Guastalla.

6 mai (16 floréal)
Napoléon se réconcilie avec son jeune frère Jérôme, qui accepte désormais de se séparer de son épouse américaine Elizabeth Patterson.

7 mai (17 floréal)
Revenu de son erreur sur la destination de Villeneuve, Nelson franchit le détroit de Gibraltar.

8 mai (18 floréal)
Napoléon arrive à Milan.

10 mai (20 floréal)
À Milan s’ouvre la première séance du Conseil d’État italien.

11 mai (21 floréal)
Nelson part à la poursuite de Villeneuve vers les Antilles avec ses 10 vaisseaux.

14 mai (24 floréal)
Décret organisant 107 compagnies de réserve, une dans chaque département, à l’exception de la Seine qui s’en voit attribuer deux.
Villeneuve arrive aux Antilles.

20 mai (30 floréal)
Missiessy rejoint son port d’attache à Rochefort (île d’Aix), à la grande colère de Napoléon qui veut le faire repartir immédiatement pour les Antilles. Il sera disgracié et remplacé par son chef de division, Zacharie Allemand.

22 mai (2 prairial)
Décret mettant en vigueur le Concordat de 1803 dans le royaume d’Italie, à partir de juin.

25 mai (5 prairial)
Lors d’une audience privée, Napoléon reçoit le Cardinal Caprara, archevêque de Milan, qui lui remet les lettres signées par le Pape le confirmant dans le rôle de négociateur entre Napoléon et le Saint-Siège.
Le sénat de Gênes examine un décret portant sur la réunion de la République ligurienne à la France.

26 mai (6 prairial)
Couronnement à Milan de Napoléon roi d’Italie, par le cardinal Caprara.

1er juin (12 prairial)
Les agents royalistes du baron d’Imbert, Dubuc et Rossolin, espions à la solde des Anglais, sont fusillés.

2 juin (13 prairial)
Les troupes de Lauriston appuyées par les navires de Cosmao-Kerjulien, commandant Le Pluton, s’emparent du fort Diamant, à la Martinique, après 4 jours de combat.

4 juin (15 prairial)
Nelson rejoint La Barbade et croise sans trouver Villeneuve.
Magon fait sa jonction avec Villeneuve à la Martinique.

6 juin (17 prairial)
Décret impérial réunissant la République ligurienne à la France et créant trois départements français : Gênes, Montenotte, Apennins.

7 juin (18 prairial)
Eugène de Beauharnais devient vice-roi d’Italie.
Décret précisant les frontières entre l’Empire français et le royaume d’Italie, soit une ligne allant de l’embouchure du Sesia jusqu’à son point de jonction avec le Pô, puis de ce point du Pô jusqu’à l’embouchure du Tessin. Les lits du Sesia et du Pô dépendent de la juridiction de l’Empire français.

8 juin (19 prairial)
Décrets sur l’organisation de l’administration et du clergé du Royaume d’Italie.

9 juin (20 prairial)
Villeneuve, avec la flotte franco-espagnole désormais forte de 20 vaisseaux dont 14 français, remet le cap sur l’Europe (Golfe de Gascogne).

10 juin (21 prairial)
Napoléon quitte Milan.

12 juin (23 prairial)
Nelson, n’ayant pas trouvé la flotte franco-espagnole, remet le cap sur Gibraltar, pensant toujours à l’Égypte.

19 juin (30 prairial)
Le brick Le Curieux (une prise faite sur les Français) dépêché par Nelson pour annoncer son retour des Antilles, croise la flotte de Villeneuve faisant route vers l’Europe.

24 juin (5 messidor)
Décret promulguant Élisa et Félix Baciocchi souverains de la principauté de Lucques.

30 juin – 6 juillet (11-17 messidor)
Napoléon séjourne à Gênes, où il visite le port, les fortifications et les chantiers.

4 juillet (15 messidor)
Décret ordonnant la publication du Code Napoléon dans les départements de la République ligurienne.

7 juillet (18 messidor)
Naissance à Camberwell (Grande-Bretagne) de Jérôme-Napoléon, fils de Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson.

9 juillet (20 messidor)
La Porte nomme Méhémet-Ali vice-roi d’Egypte.
Le brick Le Curieux atteint Plymouth et prévient l’Amirauté de la position de l’escadre de Villeneuve et du retour de Nelson des Antilles. 

11 juillet (22 messidor)
Napoléon arrive à Fontainebleau, puis rejoint Saint-Cloud le 17 juillet.

17 juillet (28 messidor)
Attaque de la flotte anglaise devant le port d’Ambleteuse.

22 juillet (3 thermidor)
La flotte franco-espagnole de Villeneuve et Gravina affronte, dans une bataille indécise,celle de Calder et Stirling au large du cap Ferrol (bataille des Quinze-Vingt pour les Français, du Cap Finisterre pour les Anglais). Calder sera blâmé par l’Amirauté.

27 juillet (8 thermidor)
Depuis Paris, Napoléon promulgue un décret suspendant les travaux du corps législatif italien.

2 août-2 septembre (14 thermidor-15 fructidor)
Napoléon séjourne au camp de Boulogne. Il passe en revue ses troupes le 4 août (16 thermidor).

2 août (14 thermidor)
Villeneuve arrive à La Corogne où il trouve l’ordre de remonter vers la Manche afin de protéger le débarquement en Angleterre.

9 août (21 thermidor)
L’Autriche rejoint la coalition anglo-russe.

11 août (23 thermidor)
Villeneuve, pensant que la flotte de Nelson est proche, se dirige vers le port de Cadix où il entre le 20 août (2 fructidor).

24 août (6 fructidor)
Traité d’alliance franco-bavarois, tenu secret jusque fin septembre : la Bavière met 20 000 hommes à la disposition de la France.

25 août (7 fructidor)
Napoléon décide le transfert de l’armée basée au camp de Boulogne vers la frontière allemande.

26 août (25 thermidor)
Napoléon décide de dénommer l’Armée des côtes : la « Grande Armée », qu’il organise en sept corps : Bernadotte dirige le 1er, Marmont le 2e, Davout le 3e, Soult le 4e, Lannes le 5e, Ney le 6e et Augereau le 7e. Murat est à la tête de la réserve de cavalerie. 25 000 soldats restent à Boulogne sous le commandement de Brune.

29 août (11 fructidor)
Napoléon donne leur ordre de marche à ses troupes.

30 août (12 fructidor)
Le maréchal Masséna remplace le maréchal Jourdan à la tête de l’Armée française d’Italie. Il prendra son commandement le 6 septembre.

En septembre Début d’une triple crise de trésorerie, économique et monétaire. Les finances publiques sont fragilisées par le scandale des Négociants Réunis, banquiers du Trésor public français et fournisseurs de l’armée et des marines française et espagnole. Le 24 septembre (2 vendémiaire), la Banque de France n’a pas plus de 600 000 francs en caisse.

3 septembre (16 fructidor)
Napoléon est de retour à Malmaison après avoir passé tout le mois d’août au camp de Boulogne. Dès le lendemain, un conseil des ministres se tient à Saint-Cloud.

5 septembre (18 fructidor)
Traité d’alliance entre la France et le Bade.

6 septembre (19 fructidor)
Maximilien IV Joseph de Bavière est sommé par l’empereur d’Autriche de revenir sur son alliance avec la France.

8 septembre (21 fructidor)
Les Autrichiens ouvrent les hostilités en envahissant la Bavière, pays allié de la France. La Cour de Maximilien IV Joseph se réfugiera à Würzburg avec l’ambassadeur français Otto.

9 septembre (22 fructidor)
Un sénatus-consulte rétablit le calendrier grégorien qui doit se substituer au calendrier républicain, à compter du 1er janvier 1806.

11 septembre (24 fructidor)
Le royaume des Deux-Siciles rejoint la coalition anglo-austro-russe.

14 septembre (27 fructidor)
Les Autrichiens occupent Munich, capitale de la Bavière.

17 septembre (30 fructidor)
Villeneuve reçoit l’ordre de quitter Cadix pour Naples où opère l’armée du général Gouvion-Saint-Cyr.

20 septembre (3e jour complémentaire)
Un conseil privé organise le pouvoir en prévision de l’absence de Napoléon : l’archichancelier Cambacérès et Joseph Bonaparte, grand électeur en titre, se partagent les responsabilités, mais Napoléon continuera à gérer les affaires depuis son quartier général.

21 septembre (4e jour complémentaire)
Traité de neutralité entre la France et le royaume des Deux-Siciles. 

1805   / an XIV

23 septembre (1er vendémiaire an XIV)
Peu avant son départ en campagne, Napoléon fait un discours au Sénat.
Appel sous les drapeaux des conscrits qui n’avaient pas été appelés les années précédentes mais également ceux prévus pour l’an XIV.

24 septembre (2 vendémiaire)
Napoléon part de Saint-Cloud au milieu de la nuit pour retrouver la Grande Armée. Après La Ferté-sous-Jouarre (le 24), Bar-le-Duc et Nancy (le 25), il arrive à Strasbourg le 26 septembre (4 vendémiaire) en fin d’après-midi. Il y reste jusqu’au 1er octobre (9 vendémiaire).

25 septembre (3 vendémiaire)
Conformément au plan de Napoléon, les corps des maréchaux Davout, Soult et Ney franchissent le Rhin.

27 septembre (5 vendémiaire)
Les troupes françaises ont franchi le Rhin et sont prêtes à attaquer. Les soldats enchaînent les marches, les cavaliers de Murat couvrent ainsi 390 kilomètres du 25 septembre au 1er octobre.

28 septembre (6 vendémiaire)
Villeneuve reçoit l’ordre de Napoléon, daté du 20, de prendre la tête de la flotte combinée (flotte française et espagnole) afin de rejoindre Naples (où Gouvion-Saint-Cyr doit affronter 30 000 Anglo-Russes) et de perturber la flotte anglaise sur le chemin. Pensant que Villeneuve n’appliquerait pas ses ordres, Napoléon avait prévu, le 17 septembre, de le remplacer par l’amiral Rosily-Mesros. Mais dès le 2 octobre (10 vendémiaire), Villeneuve est prêt à prendre la mer.
Nelson prend le commandement de la flotte anglaise devant Cadix.

1er octobre (9 vendémiaire)
Napoléon quitte Strasbourg à 15h et rejoint Ettlingen où il reçoit l’électeur de Bade, Charles-Frédéric, dans la soirée.

2 octobre (10 vendémiaire)
L’Empereur part pour Ludwigsburg et s’installe au palais de Frédéric de Wurtemberg.

5 octobre (13 vendémiaire)
Napoléon signe un traité d’alliance avec l’Électeur du Wurtemberg : la présence des troupes de Ney aux portes de Stuttgart a contraint Frédéric à revenir sur son souhait de maintenir sa neutralité dans le conflit entre Napoléon et la troisième coalition.

6 octobre (14 vendémiaire)
Napoléon est à Nördlingen et prend ses repères à Donauwörth où il compte faire passer le Danube au reste de la Grande Armée, passage qui s’effectuera le lendemain.

7 octobre (15 vendémiaire)
Parution du premier Bulletin de la Grande Armée.

8 octobre (16 vendémiaire)
Murat et Lannes remportent une victoire à Wertingen et font plus de 2 000 prisonniers autrichiens, y compris le commandant, le général Auffenberg.

9 octobre (17 vendémiaire)
Victoire de Ney et du 6e corps à Günzburg, avec plus de 1 000 prisonniers.
Entrée de Soult et du 4e corps à Augsbourg.
Ouverture officielle de la route de Simplon.

10 octobre (18 vendémiaire)
Napoléon arrive à Augsbourg où il reste jusqu’au 12.

13 octobre (21 vendémiaire)
Le 1er corps (Bernadotte) entre à Munich, et le 4e corps (Soult) à Memmingen.
Le général Mack et ses troupes sont encerclés dans la région d’Ulm.

14 octobre (22 vendémiaire)
Napoléon, soutenu par les corps de Ney (6e corps) et de Lannes (5e corps), remporte la victoire d’Elchingen et oblige les Autrichiens du général Mack à se retrancher dans Ulm.

14 octobre au soir (22 vendémiaire)
Désespérés face à l’inaction de Mack, le général Schwarzenberg et l’archiduc Ferdinand sortent d’Ulm et s’échappent avec 6 000 hommes de cavalerie. Ils se joignent aux forces russes avant la bataille d’Austerlitz.

15 octobre (23 vendémiaire)
Ney et Lannes prennent position sur les hauteurs du Michelsberg qui dominent Ulm.

16 octobre (24 vendémiaire)
Bombardement d’Ulm, Napoléon offre à Mack de capituler.

17 octobre (25 vendémiaire)
Talleyrand, ministre des Relations extérieures, expose à Napoléon sa conception de l’équilibre européen, passant par une paix « blanche » avec l’Autriche, pour mieux contrer la Prusse et la Russie. Ce plan sera rejeté par Napoléon.

18 octobre (26 vendémiaire)
Sur le front italien, Masséna entre dans Vérone tandis que Gouvion Saint-Cyr prend le port d’Ancône, ville pontificale.

19 octobre (27 vendémiaire)
Mack capitule à Ulm. Le lendemain, les troupes autrichiennes vaincues (25 000 hommes avec 60 canons) défilent devant Napoléon.

21 octobre (29 vendémiaire)
La flotte franco-espagnole est anéantie par la flotte britannique au large du cap de Trafalgar. Nelson meurt pendant la bataille.

24 octobre (2 brumaire)
Napoléon entre à Munich.

25 octobre (3 brumaire)
L’empereur Alexandre Ier arrive à Berlin en vue de signer un accord.

30 octobre (8 brumaire)
Victoire de Masséna sur les armées des archiducs Jean et Charles à Caldiero.

3 novembre (12 brumaire)
Traité d’alliance de Potsdam entre la Russie et la Prusse ; cette dernière entre, quoique timidement, dans la troisième coalition.
Lannes et Murat sont victorieux à Ebersberg.

5 novembre (14 brumaire)
Ney bat l’archiduc Jean à Scharnitz (Tyrol).

7 novembre (16 brumaire)
Ney prend Innsbruck.

10 novembre (19 brumaire)
Les missions des Négociants Réunis sont restreintes aux fournitures aux armées, le prêt au Trésor public leur est retiré. Ils doivent plus de 73 millions de francs à l’État.

10-11 novembre (19-20 brumaire)
Action à Dürrenstein. Le 8e corps du maréchalMortier repousse la contre-attaque des forces russes conduites par le général Koutouzov.

12 novembre (21 brumaire)
La crise financière qui secoue la France provoque la faillite de la banque Récamier, première d’une longue liste.

13 novembre (22 brumaire)
Napoléon entre à Vienne et s’installe dans le château de Schönbrunn.
Pie VII écrit une lettre à Napoléon, lui enjoignant notamment de faire quitter Ancône aux troupes de Gouvion-Saint-Cyr.

15 novembre (24 brumaire)
Bien que battu par Murat à Hollabrunn, le prince Bagration parvient à retarder les forces françaises et donne le temps à Koutouzov de s’échapper.

17 novembre (26 brumaire)
A Znaïm (aujourd’hui Znojmo), Napoléon apprend la nouvelle du désastre de Trafalgar.

19 novembre (28 brumaire)
Débarquement des forces anglo-russes dans le royaume de Naples.

20 novembre (29 brumaire)
L’empereur établit son quartier général à Brünn. Le lendemain, il reconnaît ce qui sera le champ de bataille d’Austerlitz.

28 novembre (7 frimaire)
Napoléon ordonne le repli des troupes sur le plateau de Pratzen.

Victoire de Gouvion-Saint-Cyr à Castelfranco en Vénétie.

29 novembre (8 frimaire)
Les alliés s’installent autour d’Austerlitz.

30 novembre (9 frimaire)
Napoléon propose un armistice.

2 décembre (11 frimaire)
Bataille d’Austerlitz.

3 décembre (12 frimaire)
Entrevue entre Alexandre Ier et François II.

4 décembre (13 frimaire)
Napoléon et François II se rencontrent au bivouac.

 6 décembre (15 frimaire)
Signature d’un armistice avec l’Autriche.

7 décembre (16 frimaire)
Adoption par Napoléon des orphelins des soldats morts à Austerlitz.

10 décembre (19 frimaire)
Paris apprend la victoire d’Austerlitz.

10-12 décembre (19-21 frimaire)
Conclusion des traités de Brünn : le 10, la France conclut un traité avec la Bavière, le Bade et la Wurtemberg.

15 décembre (24 frimaire)
Signature à Schönbrunn d’un traité d’alliance offensive et défensive franco-prussienne
Un décret de Schönbrunn crée les trois Maisons d’éducation pour les filles des membres de la Légion d’honneur.

20 décembre (29 frimaire)
Barbé-Marbois dénombre 19 faillites d’établissements financiers français.

26 décembre (5 nivôse)
Traité de Presbourg entre la France et l’Autriche : en cédant de nombreux territoires au royaume d’Italie, à la Bavière, au Wurtemberg et  au Bade, la Maison d’Autriche perd son influence en Italie et en Allemagne.

27 décembre (6 nivôse)
Napoléon rédige une proclamation détrônant les Bourbons de Naples, mais ne la fera publier que le 31 janvier suivant.

28 décembre (7 nivôse)
Napoléon quitte Schönbrunn pour retourner en France.

30 décembre (9 nivôse)
Sur proposition du Tribunat, Napoléon accepte d’être appelé « le Grand ».

31 décembre (10 nivôse)
Napoléon arrive à Munich.

Irène Delage
Septembre 2008

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